La rentrée n’aura pas lieu – Stéphane Benhamou

Et si les aoûtiens faisaient la grève de la rentrée ? A partir de ce postulat a priori assez farfelu, c’est à une analyse de notre société basée sur le travail que se livre l’auteur. Un roman qui n’a séduit qu’à moitié, les lecteurs se retrouvant sur l’originalité et le traitement de l’idée mais regrettant souvent une écriture trop fade.

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« La rentrée n’aura pas lieu est une sorte de fable, une réflexion sur le monde du travail. On suit les pas d’un anti héros Michel qui travaille pour le ministère des transports sur les panneaux de civilisation. Lui ce qu’il aime c’est la littérature les belles phrases mais on l’a collé aux panneaux et à part faire le nègre de temps en temps pour les hommes politiques, il ne fait plus rien. Un jour, un mouvement s’opère partout en France, les gens qui devaient rentrer de vacances ne rentrent pas, les aoutiens restent sur leurs lieux de vacances. A partir de ce postulat étrange, on suit le changement qui s’opère dans la société, dans ce mois de septembre et le narrateur est envoyé dans le Sud à Moustier pour tenter de comprendre le phénomène. Ce court roman pose question sur le travail, le burn out, la déconsidération des salariés. Il interroge aussi sur le monde politique de plus en plus déconnecté, les stratégies qu’il opère et le populisme. Véritable satire drôle et en même temps sans prétention, on suit sans déplaisir ce conte moderne On se demande comment ça va se terminer pour l’auteur, pour les aoûtiens. J’ai apprécié les références littéraires, politiques, le recul du personnage. J’ai été un peu déçue par la fin mais c’est une lecture agréable. Donc partez dans un monde parallèle où la rentrée de septembre ne s’effectue pas et bon voyage. » – eirenamg (Nathalie)

« En ce jour de rentrée scolaire, imaginez… Que se passerait-il si les aoûtiens décidaient de ne pas prendre le chemin du retour ? A partir de ce contre-pied humoristique, l’auteur dresse le tableau d’une société qui s’interroge face aux injonctions du bonheur au travail ; il utilise ce mouvement hautement symbolique et si proche de ce que chacun a pu ressentir au moins une fois dans sa vie (ne pas vouloir rentrer) pour observer les réactions (patrons, experts, milieux financiers, opportunistes, gouvernants, révolutionnaires…) et mieux pointer du doigt les excès de notre modèle basé sur le travail. C’est drôle, grinçant et ça pourrait même inviter à méditer… » – nous dit Nicole sur son blog (lire le billet complet)

« Imaginez la France en été ! Nous sommes au mois d’août et, comme d’habitude un fort pourcentage de travailleurs, employés, cadres et même personnages politiques se dorent au soleil, envahissent les campings, randonnent en montagne, récupèrent d’une année stressante. Rien que de très normal ! Oui, mais voilà que le mois touche à sa fin, que bison futé commence à voir rouge et même noir. Enfin, quand je dis qu’il commence à voir, il faudrait plutôt traduire par : il commence à prévoir. Le sens des retours est dans toutes les têtes, les péages d’autoroutes prêts à déverser des hordes de véhicules, la SNCF à affréter des trains supplémentaires, à embaucher nombre de gilets rouges pour l’information des voyageurs et les ministres à se retrouver pour leur conseil de rentrée. Sauf que cette année-là… Le sujet du premier roman de Stéphane Benhamou « La rentrée n’aura pas lieu » est des plus originaux. Il part de l’idée que sans mot d’ordre aucun, sans concertation, sans l’ombre d’un collectif ou d’une organisation quelconque, les quelques onze millions d’ »aoûtiens », comme on les appelle, décident de ne pas rentrer, de ne pas reprendre leur travail, de ne pas quitter leur lieu de villégiature. Oui mais, doivent arriver les vacanciers de septembre. Où vont-ils trouver refuge ? Comment vont-ils être intégrés ? Comment la vie laborieuse va-t-elle reprendre son cours ? A partir de cette situation l’auteur analyse de manière très complète à la fois le problème de l’afflux de populations dans des endroits inappropriés, on n’est pas loin de celui, actuel et réel des réfugiés, et du rapport au travail. De manière très humoristique on assiste au vent de panique engendrée par cette désobéissance, au ballet d’experts en tout genre chargés d’étudier le phénomène, aux prises de position du MEDEF, des banquiers et autres grands personnages – ou petits – de la sphère politique. Tout cela est bien drôle, l’humour est décapant, l’imagination débordante et pourtant… pourtant, si j’ai aimé le fond, c’est toujours intéressant les contre-pieds, il m’a manqué quelque chose dans la forme. Je n’ai pas éprouvé de réel plaisir à l’écriture du romancier. Je l’ai trouvée sans légèreté, sans poésie, trop classique, trop administrative peut-être. En un mot je n’ai pas trouvé de ramage se rapportant au plumage et je le regrette. » – Geneviève Munier

Et quelques chroniques publiées sur les blogs des lecteurs :

Joëlle : http://leslivresdejoelle.blogspot.fr/2016/10/la-rentree-naura-pas-lieu-de-stephane.html

Martine G : http://www.leslecturesdemartine.com/2016/11/la-rentree-n-aura-pas-lieu.html

Henri-Charles : https://collectiondelivres.wordpress.com/2016/10/06/la-rentree-naura-pas-lieu/

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