Petit pays – Gaël Faye

Faut-il encore présenter Petit pays, révélation de la rentrée littéraire, lauréat du prix du roman Fnac, finaliste de la plupart des prix d’automne et récemment couronné par le Goncourt des lycéens ? Les lecteurs des 68 premières fois n’ont pas non plus boudé leur plaisir…

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« Toutes les émotions sont là, prêtes à bondir et vous surprendre. Gaël Faye vous laisse un moment de répit en vous plongeant dans cette enfance heureuse du petit Gabriel le temps de vous installer confortablement dans cet univers pour mieux vous infliger la gifle monumentale de l’Histoire. L’écriture elle-même se laisse gagner par cette dualité. D’abord fluide, douce et apaisante, elle se gorge ensuite de la violence des hommes, du sang des victimes, des larmes des survivants. Un roman qui prend une intensité folle au fil des pages et qui marquera assurément ses lecteurs. » nous dit Moka Milla sur son blog (lire le billet complet)

« C’est un roman lumineux qui porte l’insouciance de l’enfance, autant que l’horreur de la guerre et de ses massacres. Un texte qui peut faire écho en chacun, tant l’universalité et la vision des souvenirs et sensations de l’enfance sont présentes. Car à 11 ans, que l’on soit en Europe ou dans un pays dans lequel la guerre commence à poindre, on est un enfant avant tout, avec son espièglerie, ses envies d’être maître du monde… Pour Gaby, qui grandit à Bujumbura, Burundi, à deux pas du Rwanda, en 1993, la réalité est celle-ci, entre le petit univers de l’impasse dans laquelle il vit, son rêve de justice après une affaire rocambolesque de vélo volé, ses interrogations devant la séparation de ses parents, et ses premiers sentiments amoureux pour sa correspondante scolaire… Le roman déroule le fil de cette enfance, les amitiés avec les copains, les histoires de gamin, dans une langue espiègle, sautillante, d’une innocente poésie. Mais quelque chose est en train de changer. « Cet après-midi-là, pour la première fois de ma vie, je suis entré dans la réalité de ce pays. J’ai découvert l’antagonisme hutu et tutsi, infranchissable ligne de démarcation qui obligeait chacun à être d’un camp ou d’un autre. » Il y a le coup d’État, les journées « ville morte », les chasses à l’homme. La langue se fait plus âpre pour raconter la descente aux enfers des deux pays, le Rwanda de sa mère, et son Burundi. Et les dernières barricades de l’enfance, petit à petit cèdent face à la guerre. « Il n’y a pas de sanctuaire sur terre. » Pas même l’enfance. J’ai noté des dizaines de passages de ce roman. La langue est tantôt lumineuse, gaie ou nostalgique quand elle évoque l’enfance, tantôt cruellement simple et dépouillée lorsqu’elle dit la violence et le génocide. Petit pays est un livre qui compte, que l’on a envie de poser doucement dans la main d’autres lecteurs, comme un bien précieux. » – Amélie Muller.

« Ce roman d’inspiration autobiographique porte sur l’identité, l’exil et la perte de l’innocence.  Il est très bien écrit, empreint de nostalgie pour l’enfance, plein de poésie et de pudeur. Certains passages sont bouleversants, voire insoutenables mais il ne faut pas résumer ce roman à l’horreur du génocide. Gaël Faye, dont c’est le premier roman, a merveilleusement bien réussi son passage de la chanson au roman et se révèle être un écrivain de talent. » – s’enthousiasme Joëlle Guinard sur son blog (lire le billet complet)

« Gabriel a dix ans. Il nous raconte son enfance dans son petit pays « Le Burundi ». Ce petit bout d’Afrique Centrale où il est heureux avec son père, sa sœur, ses copains, les domestiques ainsi que de sa mère qui s’est séparée de son paternel. Tout s’écroule en même temps, la vie familiale, la guerre qui gronde. Les mangues n’auront plus la même saveur. Les rires, les petits conflits entre gamins, l’innocence, tout est balayé. Je me suis dit que beaucoup d’enfants, d’adultes connaissent ce sort ; être torturé, être tué. Pour qui ? Pour quoi ? Et j’ai eu mal aux tripes, envie de vomir… Lorsque des humains sont capables de choses si abjectes. Les larmes ne peuvent que couler lorsque l’on oblige des enfants à tuer et voir mourir les gens que l’on aime… Les souvenirs de Gabriel sont joyeux, tristes, un mélange qu’il a su nous faire partager. A travers ses yeux, nous allons parcourir avec lui un retour dans le passé. Nous découvrirons également que les livres auront une grande importance dans sa vie pour sortir justement de ce cauchemar. Un excellent premier roman émouvant à découvrir. A lire pour ne pas oublier, à lire pour combattre cela ! Go en librairie ! » – Régine Heindrycks

Et une sélection des chroniques publiées sur les blogs des lecteurs :

Laure : http://www.lesjardinsdhelene.com/2016/09/petit-pays-gael-faye.html

Albertine : http://albertine22.canalblog.com/archives/2016/09/02/34267528.html

Eimelle : http://lecture-spectacle.blogspot.fr/2016/09/petit-pays-de-gael-faye-68premieresfois.html

Benoît : http://alombredunoyer.com/2016/09/13/petit-pays-gael-faye/

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