Concours : un « 68 » dans la poche !

Comme l’année dernière, avant de clôturer cette première session 2019 et de préparer celle de la rentrée, nous vous proposons de doper votre « Pile à lire » de l’été et d’y inclure l’un des premiers romans des sélections précédentes qui s’offrent une deuxième vie dans leurs beaux habits de poche. Mine de rien, cet été, nous attaquerons notre cinquième rentrée littéraire des primo-romanciers afin de dénicher ceux qui rejoindront les 117 premiers romans des promos 2016, 2017, 2018 et hiver 2019. Sans oublier les deuxièmes romans, de plus en plus nombreux…

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Pour tenter de gagner l’un de ces 7 romans, spécialement dédicacés par leurs auteurs c’est très simple, il suffit de nous faire part de votre participation exclusivement en commentaire de ce billet et de répondre à cette question : quel est le titre du premier roman de votre écrivain préféré et l’avez-vous lu ?

Vous avez jusqu’au lundi 10 juin à minuit.

Un tirage au sort attribuera de façon aléatoire chacun des titres (Faux départ de Marion Messina (J’ai lu), Les parapluies d’Erik Satie de Stéphanie Kalfon (Folio), Et soudain, la liberté d’Evelyne Pisier et Caroline Laurent (Pocket), Avant que naisse la forêt de Jérôme Chantreau (Pocket), Le courage qu’il faut aux rivières d’Emmanuelle Favier (Le livre de poche), Ma reine de Jean-Baptiste Andrea (Folio) et Ces rêves qu’on piétine de Sébastien Spitzer (Le livre de poche)). Les gagnants auront ainsi la surprise du titre qui arrivera dans leur boîte aux lettres.

Bonne chance à tous !

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Dernière minute !

Résultats du tirage au sort effectué le 11 juin 2019 :

Voici la liste des heureux gagnants qui recevront l’un des livres présentés, dédicacé par l’auteur : NathChoco, Adèle Glazewski, Du bonheur de lire, Calimero, Ana Pires, Mes pages versicolores, Perrine Signoret.

Merci de nous communiquer vos coordonnées par mail : 68premieresfoisofficiel@gmail.com

Et nous espérons que la surprise sera bonne à l’ouverture de vos boîtes aux lettres !

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Une soirée, du partage, des mots…

Chaque année on se demande si la fête sera à la hauteur de la dernière fois, et des attentes de celles et ceux qui ont inscrit ce rendez-vous depuis longtemps dans leur agenda…

Mais il suffit de laisser opérer la magie de cette communauté qui se constitue autour des mots ; cette communauté qui grandit chaque année et dont même les membres qui se mettent en retrait quelque temps ne sont jamais bien loin. Un truc qui commence à ressembler à une belle famille.

Vendredi 14 décembre, dans ce lieu si chargé d’Histoire qu’est l’Hôtel de Massa, siège de la Société des Gens de Lettres, une vingtaine d’auteurs avaient réussi à faire coïncider leur emploi du temps avec le nôtre et ceux d’une soixantaine de lecteurs ayant participé à l’une ou l’autre des sessions de l’année. Ils ont gentiment accepté de se livrer au petit jeu consistant à répondre, chacun à leur tour à des questions tirées au hasard et à l’aveugle ; tics d’écriture, réactions face à la première critique, premier lecteur, relation avec son éditeur, le mot adoré… A travers ces questions innocentes se sont dévoilées discrètement certaines personnalités.

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Petit à petit, les timides ont baissé la garde, la chaleur et la convivialité ont pris le dessus. Sébastien Spitzer a fait part de son expérience auprès des détenus de la maison d’arrêts du Mans, en avril dernier. C’est l’autre facette des 68 premières fois, celle qui œuvre pour que cet amour des mots puisse aussi être partagé avec ceux qui y ont moins facilement accès.

Place aux échanges, autour d’un verre ou d’un petit four. A la signature du livre d’or, un truc rouge en forme de cœur qui nous les réchauffe, nos petits cœurs, les jours de doute. Place aux rencontres, les vraies. Autour d’un livre aimé, de questions éternelles sur une fin trop ouverte, d’interrogations sur la suite. Place aux dédicaces, on a tout le temps de les peaufiner…  D’après les jolis mots qui fleurissent sur les réseaux sociaux depuis ce week-end, il semble que des amitiés continuent à naître et que la famille grandit encore.

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Merci à tous.

Merci aux auteurs pour votre accessibilité, vos sourires, votre bienveillance. Aux lecteurs pour votre enthousiasme, votre implication, vos yeux qui brillent. Merci aux éditeurs et aux attachés de presse qui nous encouragent et nous accompagnent depuis plus de trois ans. Merci à Marie Sellier et toute l’équipe de la SGDL avec laquelle nous partageons ce même souci des auteurs. Merci à Page des libraires, toujours à nos côtés et à la librairie Lamartine.

Bonnes fêtes de fin d’année et rendez-vous en 2019 pour de nouvelles aventures !

 

Rencontre au Mans ou « Le making of des auteurs »

Même s’il s’agit de la troisième édition de ces rencontres depuis la création de l’association, pour nous c’est toujours une première fois. Les auteurs sont différents, les lecteurs aussi, en partie. Les souvenirs ravis des précédents événements sont encore dans les mémoires et placent la barre toujours plus haut. Alors ce samedi 6 octobre 2018, tout le monde a le trac, surtout depuis qu’une rumeur circule disant que le train de Paris transportant les auteurs ne serait pas arrivé au Mans… Fausse alerte, heureusement. Mais un sérieux retard qui oblige à démarrer la discussion sur les chapeaux de roues ; les auteurs sont connus des lecteurs, les pitchs des romans également. Ce qui nous intéresse, c’est le off. Les coulisses. Ce dont les auteurs ont moins l’occasion de parler car on les questionne rarement sur le sujet. La petite cuisine. Cet entre-deux pendant lequel un manuscrit-grenouille se transforme en livre-prince.

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De gauche à droite : Charlotte Milandri, Julie Estève (Simple), Jérôme Chantreau (Les enfants de ma mère), Amélie Cordonnier (Trancher), Bertille Dutheil (Le Fou de Hind), Guillaume Para (Ta vie ou la mienne) et Gabrielle Tuloup (La Nuit introuvable)

Comme l’an dernier, nous avons réuni des auteurs de premiers et de deuxièmes romans. Et découvert que la moitié des primo-romanciers présents à cette discussion étaient déjà en train de terminer leur prochain livre. Une fois lancés, on ne les arrête plus. Amélie Cordonnier, Gabrielle Tuloup et Guillaume Para ont en commun d’être journalistes et d’avoir voulu à tout prix écrire une véritable fiction pour s’éloigner de l’écriture factuelle qui est leur quotidien. Ils se sont donc interdit l’auto-fiction pour leur premier roman, comme pour se persuader qu’ils « pouvaient » écrire autre chose. Pourtant, en écoutant Guillaume Para raconter son parcours, ses recherches, on comprend aussi à quel point un auteur pioche sans cesse dans son vécu et ses propres expériences pour donner corps à ses personnages et à leur histoire. Gabrielle Tuloup explique avoir fait le choix d’un sujet universel – la mémoire – avec la volonté de traiter la question de façon poétique. Sa pratique du slam lui a été utile d’un  point de vue musical mais a pu aussi se révéler un faux ami dans son adaptation à une écriture au long cours. Amélie Cordonnier a mis un peu de temps à trouver sa voix avant que le « tu » ne s’impose et apporte la tonalité recherchée. Tous ont conscience d’aborder des sujets de société, forts et d’actualité mais ne s’estiment pas militants. Concernés, oui. Comme Bertille Dutheil et son choix de parler de l’immigration sans en faire son thème central, juste une toile de fond à l’histoire d’amour qu’elle voulait raconter.

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Du côté des récidivistes, le problème ne se pose plus. Jérôme Chantreau avoue que ce deuxième roman est en fait son premier ; ce qu’il s’était interdit – les éléments autobiographiques – est ici autorisé. Mais sous sa plume de romancier, lui seul en connaît les détails et la réalité. Quant à Julie Estève, ce qui l’intéresse, c’est la musique. Le langage. Et le personnage très fort qu’elle crée est là pour lui offrir le maximum de liberté pour ce travail de la langue.

La discussion s’est ensuite orientée sur le rôle de l’éditeur et son influence sur la transformation du manuscrit. Avec des moments très drôles lorsque certains auteurs nous ont dévoilé le contenu d’échanges plutôt cashs avec leur interlocuteur. Séquence passionnante pour mieux saisir le rôle de celle ou celui qui agit dans l’ombre, impulse, suggère, questionne, stimule jusqu’à ce que le résultat fasse l’unanimité des parties. Un travail d’équipe, éditeur, correcteur, qui vient compléter celui bien plus solitaire de l’écrivain, lui rappeler l’importance de la dramaturgie, de la tension, de la temporalité. Échanges passionnants qui permettent de mieux cerner la belle chaîne qui se met en place, de l’idée à la réalisation. Et que Jérôme Chantreau a très bien mis en valeur en déclarant : « Un bon éditeur est celui qui sait quel livre vous devez écrire ».

Les lecteurs ont ensuite pu échanger de façon plus individuelle avec les auteurs lors du déjeuner au cours duquel Pascal Manoukian nous a rejoints et bien sûr les retrouver dans les allées du salon au cours de l’après-midi, faire dédicacer leurs livres et repartir avec un sac un peu plus lourd qu’à l’arrivée.

Une journée qui a filé à toute vitesse, à la fin de laquelle nous n’avions plus qu’à nous dire : rendez-vous en décembre !

3 ans, 1001 émotions et un concours !

Trois ans déjà que l’idée a germé, un beau matin  de juillet 2015 dans la tête de Charlotte. Trois ans qu’un premier challenge a réuni le noyau qui deviendra la belle communauté des 68 premières fois rassemblant lecteurs, auteurs, éditeurs et attachés de presse liés par la même passion. Après le tour d’essai de la rentrée 2015, l’organisation s’est renforcée dès 2016 avec la création de l’association et la mise en place d’un comité de lecture chargé de sélectionner les premiers romans qui voyagent ensuite auprès des lecteurs.

90 premiers romans ont été sélectionnés à ce jour (39 en 2016, 36 en 2017, 15 pour le début 2018 …) soit environ un quart des romans lus par le comité. Certains ont connu un succès médiatique fulgurant (En attendant Bojangles, Petit Pays, La tresse…) et obtenu de nombreuses reconnaissances de leurs pairs (Goncourt du premier roman pour Joseph Andras et pour Maryam Madjidi, Goncourt des Lycéens (et autres) pour Gaël Faye, Renaudot des Lycéens pour Lenka Hornakova-Civade, Prix du style pour Négar Djavadi…). Tous ont passionné les 144 lecteurs qui en ont eu au moins un entre les mains grâce aux 430 exemplaires offerts par les éditeurs, qui ont occasionné plus de 3650 échanges entre les participants. Miracle, seuls 27 livres ont été perdus.

« 68 un jour, 68 toujours ! » Au fil des rencontres avec les auteurs, des liens particuliers se sont créés,  Le meilleur exemple ? Pascal Manoukian, révélation de la première rentrée des 68 premières fois avec Les échoués : parrain de notre édition 2017 à l’occasion de la sortie de son deuxième roman, il publiera le troisième le 16 août prochain.

Alors où en sont les auteurs des 68 ?

 


Avant d’entamer la suite et préparer la session d’automne 2018, nous vous proposons de gagner l’un des 7 livres ci-dessous, tout spécialement dédicacés par les auteurs :

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Dites-nous en commentaire de cet article quel titre vous donneriez au premier roman que vous écririez. Vous avez jusqu’au mardi 5 juin à minuit ; ensuite, un tirage au sort attribuera de façon aléatoire chacun des 7 livres à l’un des participants. Vous serez donc 7 gagnants mais la surprise sera totale jusqu’à l’ouverture de l’enveloppe que vous recevrez.


Bonne chance à tous !

Et restez connectés… le recrutement des lecteurs pour la prochaine session aura lieu juste après la clôture du concours.


Breaking news / 7 juin  2018 / Résultat du concours…

Voici le résultat du tirage au sort effectué le 6 juin 2018 parmi toutes vos réponses. Chacun des sept lauréats recevra (dès que l’auteur l’aura dédicacé) l’un de ces 7 romans. On ne vous dit pas lequel, ce sera la surprise !

Laude (La vie est belle), Leloup A. (Le frôlement des herbes), Maju (Variations de Céphéïdes), Lui (Debout, en route), Kathel (Que ce soit dimanche ou lundi), Savard (Les pépites de la vie) et Papin (Lettres à elles)….

Bravo et on attend avec impatience de lire les romans qui iront avec ces titres prometteurs.

Merci de nous envoyer rapidement vos adresses postales à 68premieresfoisofficiel@gmail.com

Soirée de clôture des 68 premières fois donc, ce n’était pas un rêve.

Écrire sur le beau et le doux, le délicieux et hors du temps n’est pas chose aisée, tant le risque est fort de tomber dans le pathos de mauvais goût ou le sirupeux. Les plus beaux romans s’établissent sur des amours impossibles, des quêtes initiatiques où les chutes sont nombreuses ou encore sur les horreurs du monde.

Le beau ne se décrit pas, il se vit et se savoure.

Parfois, il vaut mieux se taire, sourire, garder en soi les regards et les mots murmurés, la main posée sur l’épaule, le verre partagé et les sourires encore en retour.

Après plus de 1500 colis envoyés, 250 livres en voyage à travers le monde (France, Belgique, Suisse, Ile Maurice, le monde on vous dit), des dizaines de chroniques sur chaque roman, des discussions, des désaccords mais surtout des coups de cœur, il fallait se retrouver pour fêter ces échanges, ces rencontres et dire merci aux écrivains pour les émotions vécues.

Le rendez-vous était pris, le 15 décembre 2017.

Ils étaient, ce soir-là, dans le magnifique écrin de la SGDL, une trentaine d’auteurs à avoir répondu à l’invitation. Après avoir joué le jeu des questions/réponses dans un temps record, et toujours avec intelligence, humour et sincérité, ils ont dédicacé leurs ouvrages mis en vente par la librairie Lamartine et surtout ont participé à une grande première fois.

Nous avons proposé aux auteurs d’écrire pendant 1h30, en relai, un texte à partir de trois incipit et deux contraintes intervenant en cours d’écriture. Après des hésitations, ils ont finalement réussi à produire un texte totalement loufoque et qui restera mémorable. Une première fois réussie et tellement émouvante.

Il y avait de la bienveillance, du respect, et surtout un honneur immense pour l’équipe des 68 premières fois de voir la reconnaissance accordée par les auteurs et  la confiance renouvelée des lecteurs.

Une soirée hors du temps qui ne donne envie que d’une chose : recommencer.

En attendant, plus que mille mots, rendez-vous sur le lien ci-dessous pour une petite vidéo relatant à la perfection l’atmosphère de la soirée. Un immense merci à Boris Tampigny d’avoir aussi bien capté les échanges et de permettre ainsi de conserver une si belle trace pour nos souvenirs.

 

En attendant de vous retrouver en 2018 pour de nouvelles aventures, toute l’équipe des 68 premières fois vous souhaite une merveilleuse fin d’année et de jolies fêtes.

 

Des auteurs, des lecteurs, quelques mots… et la magie opère !

C’était dimanche 8 octobre au Mans, le soleil réchauffait de ses rayons encore estivaux la place des Quinconces où les commerçants du marché préparaient leurs étals. Une animation progressive que l’on pouvait suivre à travers les larges vitres du Caffè Rossi, hébergeur sympathique et efficace de la journée spéciale des 68 premières fois. Les participants arrivaient régulièrement, grimpaient les marches jusqu’au dernier étage pour rejoindre la belle salle aux poutres apparentes où les festivités n’allaient pas tarder à démarrer. Souriants, curieux de mettre des visages sur des noms et des pseudos côtoyés sur Facebook, impatients d’entendre les témoignages des auteurs qui les ont fait vibrer tout au long de l’année. Un programme chargé et pourtant… cette journée est passée trop vite !

Dès 10h, les réjouissances commençaient avec la remise du Prix du Premier Roman des Bibliothèques Pour Tous de la Sarthe à Vanessa Bamberger-Lepage pour Principe de suspension, l’un des romans de notre sélection de janvier. Un moment très chaleureux et émouvant en présence de certains des lecteurs ayant participé au vote et qui ont pu exprimer à la jeune romancière toutes les sensations que leur a procuré leur lecture.

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Le temps d’un café et d’une petite viennoiserie, de quelques signatures avant que Vanessa ne rejoigne le salon pour d’autres rencontres, et le plateau suivant s’installe. Cette année, la rencontre animée par Charlotte rassemble des primo-romanciers et des auteurs qui viennent de publier leur deuxième roman. Parce qu’il ne saurait être question de laisser un « 68 » en chemin…

Cécile Balavoine (Maestro), Anne-Sophie Monglon (Une fille, au bois dormant), Loulou Robert (Hope), Sandra Reinflet (Ne parle pas aux inconnus), Marie Barraud (Nous les passeurs), Pascal Manoukian (Ce que tient ta main droite t’appartient), Sophie Lemp (Leur séparation) et Sonia David (David Bowie n’est pas mort).

On a donc parlé genèse, inspiration. Tenté de toucher du doigt ce moment où l’auteur se sent autorisé à écrire. Cette idée qui jaillit, cette passion qui ne demande qu’à s’exprimer par les mots. Sandra Reinflet nous a confié sa difficulté à passer à la fiction, elle qui ancre ses productions dans le réel et le vécu tandis que Pascal Manoukian trouve l’écriture du roman plutôt reposante par rapport aux reportages. La musique a directement guidé la plume de Cécile Balavoine tandis que Sophie Lemp a peiné à retrouver pour ce second roman l’urgence qui avait présidé à l’écriture du premier. Une urgence qu’a ressentie Marie Barraud dont le premier jet est resté le dernier tant l’émotion naissait de sa sincérité. Anne-Sophie Monglon voulait depuis longtemps traiter de la présence au monde, Loulou Robert a raconté la souffrance malgré le peu de temps écoulé entre ses deux romans. Au contraire de Sonia David qui affiche cinq ans entre ses deux opus, l’important pour elle étant avant tout d’écrire sans considération de publication.

On a parlé édition aussi, accompagnement. Le rôle de l’éditeur, la rencontre entre le texte et son support. De l’intervention éventuelle sur le texte au choix de la couverture. Chaque auteur a une petite anecdote à livrer notamment sur les photos qui ornent leurs livres ou les bandeaux malgré parfois le peu de latitude laissé par les contraintes des chartes graphiques. Ils nous livrent ainsi un brin d’intimité en levant l’espace d’un instant le rideau qui nous sépare des coulisses. Certains se jettent des regards entendus, des fils se tissent, des rencontres se font…

Avant le déjeuner, place aux apartés. Les auteurs sont livrés aux lecteurs. Ça discute sec, on se livre, on déclare sa flamme, on cherche à percer le mystère de l’alchimie qui mène à la rencontre entre un livre et son lecteur.

 

L’atelier dédicaces tourne à plein régime…

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Voilà qui ouvre l’appétit…

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Rendez-vous en décembre pour les prochaines rencontres avec la soirée de clôture de cette magnifique édition 2017 !

Les primo-romancières existent, nous les avons rencontrées…

C’était le 9 octobre dernier, en plein cœur de la 25ème heure du livre organisée au Mans comme chaque année. Un moment attendu avec impatience et fébrilité par tous ceux qui ont convergé ce jour-là vers les locaux de France Bleu Maine, sympathique et généreux hébergeur de la rencontre. Une trentaine de lecteurs participant à l’aventure cette année, et puis les auteures invitées. On entend souvent les chanteurs expliquer qu’ils composent des chansons pour le plaisir de les interpréter sur scène, de les partager avec un public. Ils ont raison. Nous, les organisatrices des 68 premières fois, c’est aussi pour des moments comme celui-ci que nous œuvrons toute l’année. Rencontres, partage autour d’une même passion, échanges. Des instants magiques, tout simplement.

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Elles étaient quatre à délaisser pour quelques heures les tables du salon pour rencontrer un échantillon de leur public particulièrement attentif. Colombe Boncenne, Anne Collongues, Rachel Kahn et Julie Moulin se sont volontiers pliées au jeu des questions-réponses mené par Charlotte, sous l’œil bienveillant et quelque peu ému de Serge Joncour auquel tout ceci rappelait sa propre première fois quelques dix-huit ans plus tôt. Une époque se souvient-il où le livre n’était pas autant porté, les blogs n’existaient pas, on pensait qu’il ne tarderait pas à disparaître. Force est de constater qu’il se porte plutôt bien, le livre. Et que ces quatre jeunes femmes en sont de talentueuses nouvelles représentantes.

Elles nous ont dit leur émotion à l’annonce de l’acceptation de leur manuscrit par un éditeur. Julie Moulin, son incrédulité. Rachel Kahn, sa première pensée pour ses parents, libraires qui ont toujours vécu entourés de livres. Colombe Boncenne, son étonnement à l’idée de rejoindre le club tant admiré des auteurs. Anne Collongues, son angoisse en réalisant que dans publication il y a le mot « public ». Voilà qui a fait sourire Serge Joncour. Oui, écrire est une chose. Ensuite, il faut être prêt à recevoir le verdict du public, quel qu’il soit…

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Elles ont tenté de nous dire comment elles ont fait pour l’écrire, ce roman. Plan ? Pas de plan ? Quel rythme ? A ce jeu, Rachel Kahn est la plus structurée peut-être du fait de son métier de juriste qui l’incite à travailler à partir d’un plan précis ce qui lui a permis de libérer son écriture pour trouver la tonalité légère et pleine d’humour qui irrigue Les grandes et les petites choses. Colombe Boncenne connaissait le début et la fin, ce qui laissait pas mal de travail et d’incertitudes avant de parvenir à ordonner convenablement ses idées et à livrer Comme neige. Julie Moulin tentait de relier ses réflexions diurnes et ses visions nocturnes… cela lui a pris trois ans pour aboutir Jupe et pantalon. Enfin, Anne Collongues, artiste dans l’âme reconnaît avoir d’énormes difficultés à planifier et tendance à se laisser guider par ses personnages qui sont d’ailleurs les piliers de Ce qui nous sépare. A côté d’elles, Serge Joncour pourrait faire figure de vétéran aguerri et hyper organisé… pas du tout explique-t-il. Les plans, très peu pour lui. Il se nourrit de situations, d’informations et de rencontres, ici et là jusqu’au jour où l’idée jaillit et le texte suit. Ce qui ne l’empêche pas de s’inquiéter entre deux livres, la peur d’avoir fait le tour, de ne plus avoir rien à dire…

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Justement la suite ? Ressentent-elles la pression du deuxième roman nos jeunes auteurs ? Oui et non. Disons qu’elles se rejoignent sur le fait d’avoir envie de profiter au maximum de cette première aventure. Pour la suite, il y a des embryons d’idées, parfois un peu plus… Nous verrons plus tard, elles ont raison, laissons-les savourer.

C’était bien cette rencontre. Nous avons fait un peu mieux connaissance. Appris avec étonnement que Rachel Kahn était venue très tard à la littérature, grâce à la découverte de Romain Gary (dont elle a même donné le nom à son héroïne). Compris le regard particulier d’Anne Collongues en l’écoutant raconter son parcours via les Beaux-Arts. Souri à l’évocation de la passion de Julie Moulin pour la littérature russe qui renseigne ainsi sur le côté foisonnant de son roman. Et carrément ri lorsque Colombe Boncenne nous a rappelé que la plupart de ses influences littéraires se trouvent dans son livre par la grâce des lettres vraiment écrites par leurs signataires (pour les néophytes, lisez Comme neige…).

C’était fort, chaleureux, simple, généreux. Doux et dingue, comme cette aventure. Un moment privilégié, prolongé au cours d’un sympathique déjeuner dans un décor de cave voûtée. On n’avait plus très envie de se quitter mais nos quatre drôles de dames se devaient d’honorer leurs obligations sur le salon. D’autres rencontres, d’autres lecteurs.

Un grand merci à elles pour leur généreuse implication. Un grand merci à Serge Joncour pour son bienveillant parrainage. Et un immense merci à tous les lecteurs des 68 premières fois, les dingues et les doux qui permettent tout ça, jouent les défricheurs, les découvreurs de pépites et les portent vers leur public.

Rendez-vous en décembre pour de nouvelles rencontres.