Ahlam – Marc Trévidic

Lorsque l’un des juges anti-terroristes les plus médiatiques se lance en littérature, évidemment ça intrigue… Entrée en matière réussie à en croire les nombreux témoignages des lecteurs plutôt convaincus (voire touchés) par ce premier roman.

ahlam

« J’ai dévoré Ahlam en quelques heures et je pense que c’est un coup de maître qu’a réalisé Marc Trévidic pour son premier roman. J’ai beaucoup aimé cette belle histoire d’amitié, l’histoire d’amour, les histoire opposées entre Ahlam et Issam et ce rêve d’art « pur » liant la musique et la peinture, même si à mon goût les descriptions des couleurs étaient un peu longues. J’ai été aussi marquée par la façon dont l’auteur nous décrit le changement radical de pensée d’Issam et son embrigadement. En tant que mère de famille, la facilité de la bascule d’une vie à l’autre m’a toujours fait peur et on lit que tout peut se passer rapidement et sans possibilité de retour. Je redoutais la fin et m’y attendais avec tristesse, mais globalement j’ai beaucoup aimé.
Mes phrases préférées : « Quand l’horizon est trop lointain, on ne pense pas pouvoir l’atteindre, d’autant qu’il s’éloigne quand on s’en approche… » « Les moitiés d’hommes étaient retombées , éparpillées sur la surface de la terre et, depuis, chaque moitié d’homme cherchait son autre moitié. En faisant cela, cependant, Zeus avait créé l’amour et le désir » – Frédérique Camps
« Le mektoub, le destin, cela tient à peu de choses. Sur un bateau, un homme vient à sa rencontre. Paul, un peintre en mal d’inspiration, traverse la Méditerranée jusqu’à une petite île de Tunisie. Il court après les ombres du passé, il court après l’amour. C’est la rencontre avec un pêcheur et sa famille qui bouleversera sa vie et réciproquement. A travers les années, il vivra autant de drames que de bonheurs, sur fond d’islamisation de la société tunisienne, comme une grande ombre noire prête à s’abattre et à étouffer les âmes.
Un livre complexe par la multitude des thèmes abordés, les rapports de l’art et de la vie, les traumatismes de l’enfance et la résilience, l’arrogance occidentale, la relation entre haine et radicalisation, les liens familiaux … Une belle histoire qui m’a laissée pantelante, à la fois terrifiée et pleine d’espoir. » – Dominique Aldeving
« Instructif. Marc Trévidic nous livre avec son premier roman une enquête bien documentée sur les mécanismes de la fanatisation. L’histoire débute en 2000 en Tunisie jusqu’à la révolution du jasmin et il résonne encore plus fort avec la terrible actualité que nous vivons. Comment un frère et une sœur élevés de la même façon, dotés chacun d’un don dans le domaine artistique, vont prendre 2 chemins radicalement opposés : pour lui le djihad et pour elle la liberté et l’art. J’ai dévoré ce roman d’une traite, un nœud à la gorge en pensant à tous ces innocents sacrifiés depuis plusieurs années au nom du fanatisme religieux. » – Marie-Laure Tournet
Et toujours les chroniques des lecteurs blogueurs :
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