Moro-Sphinx – Julie Estève

L’un des chocs de cette sélection d’hiver qui a pris tout le monde par surprise et laissé une belle empreinte, au point que, après l’histoire de Lola, tout le monde a très envie de lire la suite de la production de l’auteure…

moro-sphinx

« Wouaouh, ça cogne, ça saigne, ça ne lâche rien de la tension extrême qui innerve ce premier roman parfaitement maîtrisé où l’écriture ciselée, tailladée, vous envoie des uppercuts dont vous avez du mal à vous en remettre. Moro-Sphinx, promet à Julie Estève une très grande carrière. Encore un 68e pari ! Son héroïne, Lola pour laquelle on se shoote au désespoir est celle que je prendrais bien dans mes bras, au risque de rejoindre ses victimes (les hommes) dont elle arrache un bout d’ongle (les griffes de la vie ? « Les ongles ca ne meurt pas ») qu’elle collectionne après qu’elle les aie baisées. La mort de sa mère, renversée par une voiture alors qu’elle n’a que 8 ans, la déchéance du père, sa solitude, la propension à avilir la moindre rencontre due au hasard ou non, font de Lola, la mauvaise fille au mauvais endroit. Elle ne sait pas vivre, ne sait pas aimer ou aime trop et celui qui la regarde vivre le sait. Il en a fait l’expérience. Et puis Paris est son univers, sa toile de fond que J. Estève sublime, magnifie au gré des rendez-vous et déambulations de Lola «Lola rentre à pied dans l’air frais d’une fin de mois d’août. Elle traverse le pont Mirabeau et regarde l’été qui démissionne. Le soleil n’a plus de muscles, il dégringole sur les jambes de la Tour Eiffel». Des phrases syncopées dont le rythme effréné ne tarit pas, voire enlumine chaque image, chaque pensée, chaque expérience limite que Lola provoque afin de nous confondre avec son incapacité à aimer et à réaliser ce travail de deuil. Lola ira jusqu’à tuer l’enfance qui est en elle car elle ne croit plus en rien, elle sait juste que les morts ont un instinct de survie. » – Cécile Plet

« Julie Esteve nous propose dans son premier roman une Lola qui bouscule les conventions de l’amour par son aspect piquant et son choix de vie. Plus on avance dans le roman, plus on se rend compte que Lola est finalement une personne d’une très grande sensibilité. L’histoire de cette jeune femme enfermée dans sa solitude avec ses souvenirs est touchante. Un premier roman percutant, vif et tranchant. Un roman plutôt moderne et assez réussi ! »- Laetitia Nabrin

« Surprenant J’étais réticente à lire ce livre… mais j’ai surmonté cela et franchement, il faut le lire!! Le sujet du livre pourtant ne me tentait guère: une femme passe d’hommes en hommes et leur coupe 1 ongle en souvenir qu’elle conserve avant de retrouver son serpent peluche tel une enfant perdue. Lola est comme une équilibriste sur son fil, Le sexe sans amour qu’elle s’inflige est pour elle une échappatoire mais de quoi?? Elle a un passé psychologique lourd, va t elle s’autoriser à le laisser derrière elle afin de se permettre d’aimer et d’être aimée? Il y a dans ce livre un rythme rapide, saccadé qui transparait symbolisé (pour ma part) par le claquement effréné de ses talons aiguilles dans les rues de notre capitale… Ce livre a été une découverte et je remercie Les68premièrefois de m’avoir permis de le découvrir, car jamais je ne l’aurais lu. C’est déstabilisant, déroutant mais se lit avec avidité.. Petit extrait: « Comment fait-on pour être seule à ce point ? Il n’y a plus d’amour, il n’y a que des souvenirs. Comment fait-on pour vivre comme ça ? On devient un animal errant, ou un taudis, une maison à l’abandon, vide et insalubre, squattée par des fantômes qui traversent les murs. C’est irrespirable d’habiter là-dedans. C’est pas humain. C’est pas humain d’avoir personne. Personne. Personne qu’un père ivrogne ». » – Marie Heckmann

Et toujours les chroniques sur les blogs des lecteurs :

Henri-Charles : https://collectiondelivres.wordpress.com/2016/07/29/moro-sphinx/

Antigone : http://antigonehc.canalblog.com/archives/2016/08/03/34149496.html

Martine : http://www.leslecturesdemartine.com/2016/08/moro-sphinx.html

Ludivine :https://emiliaetjean.wordpress.com/2016/08/08/un-insecte-qui-butine-ou-qui-transperce/

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