Antonia – Gabriella Zalapi

Antonia est un premier et court roman paru en janvier 2019 et récompensé par le Prix de l’Héroïne Madame Figaro ; c’est Emmanuelle Grangé, auteure de Son absence et Les amers remarquables qui a choisi de le faire figurer dans cette sélection. Elle nous dit pourquoi en quelques mots…

Antonia

« Antonia, journal 1965-1966 m’a été proposé par une chère amie libraire de Tanger, tiens, ça pourrait te plaire. J’ai dû noter le titre dans un carnet et l’oublier et m’en souvenir par cœur quelques mois après, Antonia, Gabriella, Zalapi…, la promesse d’un voyage dans une Italie prospère en 1965. De fait, il s’agit du pain quotidien de Antonia, mariée, mère d’un garçon, dans une société bourgeoise conservatrice. Un roman sous forme de journal où l’arrivée de lettres, de photographies familiales d’horizons différents va précipiter l’émancipation de la jeune femme. L’écriture est limpide, mêlée de douleurs et de sourires, d’interrogations, de doutes et de révolte. Je pensais voyager en Sicile, les paysages de Gabriella Zalapi sont infinis. Très beau premier roman pointu, léger aussi parce que jamais asséné. Vous me suivez ? Vous avez raison ! N.B. : Gabriella Zalapi est également une artiste peintre, à découvrir, mmmh… »Emmanuelle Grangé

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Les avis des lecteurs :

Voilà un roman que je n’aurais probablement jamais lu sans les 68 Premières Fois ! C’eût été dommage ! Ce « Journal » que l’on devine nourri d’autobiographie condense une vie mais aussi la condition féminine en une période d’un an et c’est d’une rare puissance.

Antonia est une jeune femme de 30 ans, mère d’Arturo, 8 ans et épouse de Franco. Au mitan des années 60 ( le journal se concentre sur un peu plus d’une année, 1965-66), elle reçoit à la mort de Nonna, sa grand-mère paternelle, des cartons de photos, lettres, carnets, toute une vie  de papier qui la force à renouer avec ses souvenirs et à dresser le bilan des années écoulées.

Cet inventaire rétrospectif met au jour le cheminement qui l’a conduite à un mariage malheureux dont elle voudrait se libérer : « Impossible d’envisager une vie de « perfect house wife » pour le restant de mes jours. J’aimerais abandonner ce corset, cette posture de femme de, mère de. Je ne veux plus faire semblant ». Mais l’époque, le poids des traditions patriarcales, les conceptions masculines sur ce que doit être la femme et sur la place qui lui est attribuée dans la famille et dans la société, forment autant d’obstacles à franchir pour acquérir son indépendance. Les relations corrosives avec son époux, avec son grand-père et avec une mère toxique apparaissent sous une forme lapidaire, comme des carcans inéluctables dont il paraît difficile de s’affranchir tant ils contaminent toutes les strates de la société.

Par sa brièveté, par sa construction elliptique qui force le lecteur à combler les vides, ce roman, écrit sous forme de journal intime, m’a fait l’effet d’une grande claque. La référence au réel est accentuée par les quelques photos disséminées autour du texte qui prend valeur universelle à partir d’une expérience individuelle. Histoire d’une émancipation, « Antonia – Journal 1965-1966 » possède une force qui transcende l’époque, le milieu et les singularités biographiques pour nous rappeler ce que furent les combats des femmes, de chaque femme, pour se délivrer de la tutelle séculaire masculine. Sans polémique, sans discours didactique, d’une façon dépouillée et brutale, Gabriella Zalapi nous fait prendre conscience d’un chemin parcouru, celui des droits acquis de haute lutte mais sans cesse fragilisés.

Un roman très marquant, pour moi ! – Sophie Gauthier

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Le format « journal intime », annoncé en couverture, n’était pas pour me déplaire et la quatrième de couverture est bien tournée. On peut ainsi y lire : « A la mort de sa grand-mère, [Antonia] reçoit des boîtes de documents, lettres et photographies, traces d’un passé au cosmopolitisme vertigineux. Deux ans durant, elle reconstruit le puzzle familial, d’un côté un grand-père juif qui a dû quitter Vienne, de l’autre une dynastie anglaise en Sicile ». A priori, c’est tout ce que j’aime.

Mais j’aurais dû lire plus attentivement l’attaque de cette présentation. « Antonia est mariée sans amour à un bourgeois de Palerme, elle étouffe » en dit beaucoup plus sur la réalité du livre que les deux phrases qui m’avaient interpellée. En effet, non seulement Antonia étouffe, mais elle s’ennuie. Et ça ne pardonne pas : on s’ennuie aussi un peu en lisant ce livre, qui se déroule de l’été 1965 à l’été 1966. Malgré la chaleur accablante de l’été sicilien, le texte est vaporeux. On ne va nulle part, coincé avec Antonia entre les murs de son grand appartement sans âme.

Soudain, arrivé au tiers de la lecture, on croise une photographie. Une vraie, en noir et blanc. Un portrait en l’occurrence, mais par la suite, il y a un peu de tout, toujours des photos de famille d’époque. C’était annoncé en quatrième de couverture, je n’y avais pas prêté attention. Me voilà troublée : et si ce n’était pas un roman ?

Petit tour sur le site des éditions Zoé. J’apprends que « Gabriella Zalapì puise son matériau dans sa propre histoire familiale. Elle reprend photographies, archives, souvenirs pour les agencer dans un jeu troublant entre histoire et fiction ». Oh non ! Serais-je donc en train de lire un de ces livres que je n’aime pas, où l’auteur n’a pas envie d’appeler « autobiographie » ou « récit » son texte, et le maquille d’un label « roman » pour ne pas se mouiller mais perd le lecteur qui ne sait plus ce qu’il lit ?

Il n’y pas le nom de Gabriella dans l’arbre généalogique proposé dans les dernières pages du livre. On y trouve celui d’Antonia, mais c’est un arbre généalogique d’une famille sans nom. Pourquoi s’embêter à en créer un si les personnages n’existent pas, sachant que ça n’apporte rien à l’histoire (on le découvre à la fin, après avoir lu tout le journal) ? Et pourquoi avoir mis tant de photos, 11 pour un livre de 112 pages, si ce n’est pour faire revivre aux yeux de tous ses ancêtres ? J’ai du mal à y trouver une « amplification de la puissante capacité d’évocation du texte », comme l’annonce ce fichu résumé. Il ne m’évoque rien du tout, ce texte.

Quant à la dernière promesse de la quatrième de couverture, « roman sans appel d’une émancipation féminine dans les années 1960 », elle me laisse totalement sur ma faim. J’ai cherché, j’ai attendu pendant près de 100 pages le contact avec la réalité de la condition des femmes en Sicile dans les années 1960. Mais Antonia, à laquelle on n’a ni le temps ni le loisir de s’attacher, effleure cette réalité sans nous en dire assez pour que l’on saisisse vraiment la force de son choix final. – Claire Sejournet

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A vivre des « journées lignes » fades et sans saveur, des journées sans un mot plus haut que l’autre, voire sans mots du tout, Antonia finirait par croire que l’horizontalité est la règle et que rien, jamais, n’a ou n’aura de verticalité dans son existence. Ce serait oublier un peu vite ces arbres élancés, noueux, rugueux parfois, croisés souvent, mais debout face au vent et dans les tempêtes, ces arbres à la généalogie riche et variée des branches desquelles elle descend, tétant leur sève goulument pour en nourrir ses souvenirs. Cette jeune femme effacée, jeune mère décontenancée, jeune épouse rabrouée, fouillant dans les archives familiales après le décès de sa grand-mère va raviver cette mémoire et réveiller en elle la vigueur enfouie de cette lignée de femmes qui mène jusqu’à elle en même temps qu’une douleur lancinante, l’élancement sourd de la blessure toujours à vif de ne pas avoir su être fille et de savoir si mal être mère.

Nous invitant dans l’intimité du journal de cette année décisive pour Antonia, Gabrielle Zalapi nous fait les témoins de cet éveil dont on suit les étapes pas à pas : ouvrir les yeux (« Je ne trouve pas ma place. Je suis une imposture. »), se forger des outils (« J’ai acheté des livres. Je dévore. J’engrange du vocabulaire. »), prendre une décision (« Antonia, tu dois : émerger, apparaître, sortir, te montrer, jaillir des tréfonds, manifester ta présence. Qu’attends-tu ? »). Le format du journal permet de moduler le rythme de la narration, le style et la langue et d’adapter son tempo de lecture sans que l’intérêt ne faiblisse. C’est sans doute cette proximité, ce style joliment intimiste, ce questionnement sincère qui créent de si nombreux échos et font résonner avec une intensité toute particulière la corde de notre sensibilité de lecteur, de lectrice. – Magali Bertrand

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Confession étonnante et sensible d’une femme mal-mariée qui lutte contre les démons de son enfance.

Deux années durant, entre 1965 et 1966, Antonia tient un journal pour dire son quotidien et convoquer ses souvenirs. Nous sommes dans les hautes sphères de la bourgeoisie de Palerme. Entre Arturo son fils et son mari Franco, Antonia s’ennuie, étouffe, bouillonne intérieurement. Rien de cette vie mondaine de femme rangée, tenue à la discrétion et soumise ne l’enthousiasme. A contrario, elle se fane de jour en jour et les gazouillis de son tout-petit n’y changeront rien.

Comment transmettre et aimer quand on a subi, enduré le pire dans l’enfance ? Antonia détricote son histoire à partir de photos et de lettres qu’elle exhume de cartons récupérés à la mort de Nonna, sa grand-mère paternelle tant-aimée. La jeune femme entame une difficile mais nécessaire reconstruction afin de ne pas sombrer. Cette plongée dans l’enfance sera-t-elle suffisante pour retrouver le geste maternel et le goût de la vie ?

J’ai aimé le format de ce tout-petit roman, la recherche identitaire, le thème de l’émancipation féminine, les photos habilement insérées pour donner du corps à l’intrigue. La quête de liberté de l’héroïne m’a tenue en haleine jusqu’à la fin. Je reste un peu plus réservée sur la densité de l’histoire. Pourquoi ces deux seules années d’écriture du journal ? Cette correspondance intime aurait gagné à être plus étoffée et notamment en ce qui concerne la difficulté à créer le lien maternel et le chemin vers la renaissance.

Beaucoup de charme donc pour ce texte vif mais pas le coup de foudre. J’en attendais beaucoup plus. – Sandrine Guinot

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Antonia est une jeune femme censée vivre en Sicile dans les années 60, mais le beau portrait qu’en fait Gabriella Zalapi est très actuel.

La forme du journal intime permet de vivre dans l’esprit de la narratrice. Les pensées d’Antonia s’offrent en  partage avec ses interrogations et ses doutes, entre son mariage insatisfaisant et ses espoirs douchés… Le texte est court (moins de 100 pages), l’écriture est vive, les situations bien campées, les photos qui parsèment les pages ne sont pas redondantes, elles aident au contraire à figurer les personnages.

Seul problème et il est de taille : la fin – abrupte – m’a frustrée … Pour tenter de comprendre, j’ai hâte de lire des interviews de l’auteure, en espérant que la question lui sera posée sur ce point. – Marianne Le Roux Briet

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Antonia est mariée à un homme pour qui elle n’éprouve aucun sentiment, Antonia se sent prisonnière de son entourage et d’elle-même, Antonia est mal aimée, il est vrai qu’Antonia semble avoir subi les avances de son beau-père il y a quelques années, essuyant la colère de sa mère qui l’incrimina, elle et elle seule… Antonia se voit priver de son rôle de mère par une gouvernante qui la domine, Antonia a pourtant essayé à certains moments, d’après ses écrits de refaire surface…

Un petit roman très court mais très superficiel et confus et qui ne m’a pas intéressée : superficiel parce qu’écrit sous forme de journal, que peu d’informations sont délivrées clairement, que l’on n’a sous les yeux que la version des faits de notre héroïne et donc une facette unique du personnage et la vision dont l’auteur veut bien nous faire part et qu’il serait bon de pouvoir sonder un peu plus l’entourage,  parce que de rapides allusions au passé des protagonistes  sont mentionnées, sans plus…

Et confus parce que l’on s’y perd, que l’on a bien des difficultés à établir le lien entre les personnages, (je ne me suis aperçue de la présence d’un arbre généalogique qu’en fin d’ouvrage), parce que l’auteur saute rapidement d’un personnage à l’autre, parfois sans information sur son identité, parce que les informations n’arrivent que par bribes, à coup de lettres et photos sorties des caisses qu’Antonia explore après la mort de sa grand-mère.

Et puis cette héroïne qui se vautre dans son malheur, victime de son entourage et de son refuge dans un mariage qui lui permettrait d’échapper à son enfance et à sa famille, ne montre aucune qualité qui permettrait au lecteur de s’y attacher.

Un roman d’une grande banalité que j’oublierai rapidement. – Roselyne Soufflet

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Antonia est une femme libre, dans le corps d’une mère maladroite et d’une épouse malheureuse. Et comme beaucoup elle cherche sa chambre à elle ! Fouillant son passé, elle s’ouvre doucement à une autre vie, qui ne serait pas que rêvée. Au fil des photos qu’elle découvre, elle s’émancipe, devient femme, devient elle, et pas celle que les autres voudraient qu’elle soit. Elle touche du doigt les blessures de sa famille et comprend les siennes, un peu.

Ce roman, court, laisse entrevoir des combats qui parlent à de nombreuses femmes je pense. Son auteur, en peu de pages, trace les traits d’une héroïne à laquelle le lecteur a envie de s’attacher. Ce roman interroge aussi, quoi choisir, l’amour ? Sa famille, ses enfants au risque de s’oublier ? Quel équilibre privilégier, le sien, celui des autres auxquels nous sommes attachés ? Y-a-t-il un moyen de s’affranchir de son passé, de ses héritages ?

Une jolie lecture en tout cas. Et des questionnements, toujours d’actualité. – Emmanuelle Boucard Loirat

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Ce premier roman se présente sous la forme d’un journal intime. Comme son héroïne Antonia, Gabriella Zalapi a eu une vie très cosmopolite : Genève, Palerme, Paris, New York et même Vienne. Son enfance à Palerme a eu une influence prépondérante sur son écriture, elle a fait le plein d’images sensorielles. C’est à la suite d’un travail de deux ans sur des archives familiales et sur l’histoire de sa famille que l’autrice a pu écrire ce journal. Antonia , trente ans , vit avec un mari très occupé par ses activités professionnelles, qu’elle n’aime pas. Ils ont un fils, Arturo, qu’elle voudrait chérir, mais son mari lui impose une gouvernante qui la prive de son fils. C’est vraiment l’histoire d’un manque d’amour, sa mère ne l’a jamais aimée. Surtout après avoir découvert que son beau-père lui faisait des avances, c’est elle qui a été punie et envoyée dans un lointain pensionnat. Sa mère l’a d’autant plus détestée, alors qu’elle était la victime des attouchements du beau-père. L’histoire se déroule dans les années 1965-1966 , à Palerme, autant dire que cette période et cette ville n’étaient pas synonymes de libération des mœurs et que la femme y était réduite à un rôle de mère, avoir des enfants et régenter le foyer. Antonia étouffe dans un tel environnement, elle parle de tuer en elle sa passivité, « tuer en moi ces réflexes de femme soumise » , « tirer un coup de fusil sur mon immobilisme ». Le passé familial est extrêmement lourd , la famille d’Antonia a vécu dans l’Autriche du nazisme, la famille de sa grand-mère a été dépossédée de sa belle propriété sicilienne par le régime du Duce, après avoir été déclarés « ennemis de la Nation » du jour au lendemain. Ce roman, en dehors d’être le récit d’une émancipation féminine dans un contexte très machiste, nous interroge surtout sur la construction de son identité quand on dispose de plusieurs cultures, juive viennoise, palermitaine, suisse et anglaise. – Michel Carlier

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Un court roman sous forme de journal intime d’une femme mariée sans amour dans les années 60 à Palerme, enrichi de photos issues des archives familiales de l’autrice qui viennent donner au propos une épaisseur inattendue.

«Ce matin, lorsque j’ai ouvert les yeux, j’étais incapable de bouger. Mon corps semblait s’être dissous dans les draps et baignait dans une sueur toxique.»

L’incipit donne le ton. Antonia est prisonnière d’une situation en apparence idyllique dans une société bourgeoise palermitaine où la femme se doit d’être soumise, en représentation et désœuvrée (et où le divorce n’existe pas encore). Mère d’un enfant de 8 ans dont l’éducation est confisquée par la nurse anglaise, elle peine à prendre sa place de mère et à aimer son enfant. Elle a hérité de sa grand-mère de gros cartons remplis de lettres et de photographies. En explorant l’histoire familiale, et son histoire intime aussi, elle va trouver la force de s’émanciper, mais à quel prix ?

Il faut être attentif aux mots précis, choisis avec soin, il faut lire entre les lignes et écouter les silences d’Antonia. Ce journal intime plein d’ellipses fait des allers et retours entre le passé, où Antonia exhume de sa mémoire grâce aux documents familiaux des épisodes de son enfance qu’elle avait oubliés, et ce présent où elle se sent comme un vase creux posé sur une étagère…

Un premier roman concis, d’une grande finesse, presque trop court et pourtant si dense… – Catherine Dufau

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A Palerme, dans les années 60, Antonia a épousé un homme qu’elle n’aime pas, dont elle a eu un fils. Elle s’ennuie, étouffe, dans cette vie bourgeoise alors qu’elle rêve d’horizons libres. La découverte de lettres et de photos suite au décès de sa grand-mère lui font prendre davantage consciente de l’insatisfaction qui est la sienne. « Antonia, écrit-elle, tu dois : émerger, apparaître, sortir, te montrer, jaillir des tréfonds, manifester ta présence. Qu’attends-tu ? ». Dans le journal qu’elle tient sur un an et demi, elle raconte les souvenirs de sa vie passée, sa souffrance actuelle, sa mélancolie, ses déceptions, ses difficultés à être une bonne mère. Elle dit aussi son dégoût pour son mari et cette vie étriquée qu’il lui fait mener. Au bout de dix-huit mois d’écriture, elle se décide enfin à exister, et à faire craquer les coutures du corset dans lequel elle était enfermée. On pourrait reprocher à ce récit diariste sa brièveté, cette concision me parait cependant suffisante pour rendre compte du cheminement progressif qu’elle parcourt. En revanche, on se perd un peu dans le nombre important de membres de la famille et des liens qui les unissent – ou les séparent -, ce qui aurait mérité, pour le coup, quelques pages supplémentaires.- Emmanuelle Bastien

 

 

 

 

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