MES PREMIÈRES 68 : PAROLES D’AUTEURE ET DE LECTEURS – AYLIN MANÇO, OGRESSE

Pour cette nouvelle rencontre avec une auteure sélectionnée dans la catégorie 13 ans et plus, nous vous invitons à vous laisser porter par la légère douce folie d’Aylin Manço, dont le deuxième roman, Ogresse, est paru chez Sarbacane. Un livre étonnant qui traite habilement des questionnements adolescents (amitiés, relations amoureuses, sexualité, relations familiales, identité), dans une intrigue qui casse les codes du roman réaliste, à la lisière de l’étrange, de l’horreur, du conte… sans que l’on sache jamais exactement où l’on se trouve. Un mélange fascinant et réussi qui enchante, dérange et bouscule le lecteur dans ses habitudes. Rencontre avec la plume hors du commun d’Aylin Manço.

AylinManco

Aylin Manço auteure de Ogresse (Sarbacane)

Aylin, raconte nous …

La première fois que tu as eu envie d’écrire une histoire ? Boufff, je ne me souviens même pas. J’ai toujours adoré lire (ma prof de CP se plaignait d’ailleurs dans mes bulletins que je bâclais mes exercices pour pouvoir prendre un livre), et l’envie de raconter des histoires a suivi.

Le premier personnage que tu as inventé ? Bonne question ! En fait, j’ai toujours eu plutôt le réflexe d’imaginer des choses qui m’arriveraient à moi et comment je réagirais… Ça me vient de mon père, qui ne me racontait que des histoires dont j’étais l’héroïne de manière à peine déguisée. (« Il était une fois une petite fille très intelligente, comme toi… » ce genre, haha.)

La première fois que tu as rencontré tes lecteurs et lectrices ? J’ai fait une super rencontre avec des lycéens dans le cadre du Prix du Jeune Écrivain. C’était pour parler d’une nouvelle que j’avais écrite qui racontait notamment les premières règles d’une jeune fille. J’étais dans un énorme amphithéâtre avec tous les autres lauréats du concours et on répondait tour à tour aux questions du public. Je me suis amusée à évoquer mes propres règles sans détour, et il y a carrément eu une onde de choc parmi les lycéens quand j’ai osé ( ! ) prononcer à voix haute le mot « vulve ». Les réactions que j’ai eues ce jour-là m’ont donné l’envie de continuer à parler aux ados de sexualité et de corps de manière franche et crue.

Raconte-nous un souvenir de première fois en littérature (jeunesse ou non !) : Merveilleux passage sur la première fois qu’un jeune couple fait l’amour dans Comme des images de Clémentine Beauvais (éditions Sarbacane). Allez-donc lire ce livre !

Qu’as-tu envie de dire aux lecteurs et lectrices de Mes premières 68 qui tiennent ton livre en mains pour la première fois ? J’espère que le livre vous plaira ! Et promis, je suis pas aussi étrange que j’en ai l’air à la lecture de ce livre.

Ogresse

Et qu’en pensent les premiers lecteurs ?

Emmanuel : « Il manque un mot dans la langue française, un mot pour qualifier les événements qui sont impossibles mais qui surviennent tout de même. »
Ogresse
, un titre qui m’a interpellé !
J’avoue avoue eu peur de me retrouver embarqué dans une histoire d’amour adolescente anxiogène et heureusement je me suis trompé.
Parler trop du contenu de ce roman serait à coup sûr le spoil malencontreux.
Je parlerais juste du fait qu’Ogresse est un vrai et bon roman young adult, avec tout ce que cela implique ; une bande de potes avec leurs p’tits bobos et leurs grandes joies, des parents haut en couleurs mais SURTOUT une intrigue qui m’aura tenu en haleine de la première à la dernière page ! Bref cette histoire est un vrai mélange qui fonctionne et qui fait de ce roman une vraie pépite. Un bouquin à dévorer d’une traite.

Alias Noukette : Impossible d’étiqueter ce roman qui ne rentre dans aucune case…! Et il y a un vrai plaisir jouissif à avancer à l’aveugle dans cette histoire qui ne ressemble à aucune autre tout en utilisant à bon escient tous les ressorts d’un bon roman pour ados. Hippolyte et ses tourments d’adolescente, Hippolyte et sa difficulté à supporter la séparation de ses parents, Hippolyte et son éveil à l’amour et à la sexualité… mais aussi, en filigrane, une tension palpable dans cette relation mère-fille très particulière qui allie amour dévorant et sauvagerie bestiale. Rien que ça. Une tension que le lecteur ressent dans ses tripes, viscéralement, qui le fait avancer sur des œufs tout en dévorant littéralement les pages avec un plaisir un peu masochiste. C’est éprouvant, dérangeant, troublant, addictif et ça dit à merveille et de façon puissamment symbolique la force de l’amour maternel. Coup de cœur ! Chronique complète sur le blog 

Violette : J’ai bien aimé ce livre même si, selon moi, l’histoire est un peu tirée par les cheveux. Les personnages sont très attachants et possèdent un caractère bien à eux. Nous sommes loin du récit imaginaire que pourrait laisser penser le titre, au lieu d’un conte fantastique, nous voilà emportés dans les pensées tortueuses d’une adolescente ! J’ai été frappée par le réalisme de ce livre qui nous fait observer de nombreuses réalités pas toujours positives de la société d’aujourd’hui. Néanmoins, j’ai pris plaisir à lire Ogresse.

Laure : Ce pourrait être un roman adolescent tout ce qu’il y a de plus banal – un divorce mal digéré, une histoire d’amour, le quotidien d’une bande de potes… Mais son basculement presque immédiat dans le fantastique en fait un petit ovni littéraire prodigieusement fascinant dans lequel il est question de relation mère-fille, de famille, d’amour dévorant, qu’il soit maternel ou adolescent, de découverte du désir. À quelle sauce ta mère te mangera ? J’ai beaucoup aimé le jeu avec les chapitres ; tous ont pour titre un aliment, quelque chose qui se boit, se mange, se consomme. Chronique complète sur le blog.

Claire : L’auteure parle de relation mère-fille. Sa mère change de comportement tout au long du livre. Les relations entre les nouveaux et les anciens amis qui évoluent. Tout au long du livre ça parle de nourriture. L’auteure a une écriture fluide. Mais je n’ai pas accroché à l’histoire, ce livre ne me correspond pas.

Émilie : Un superbe roman pour adolescent. J’ai adoré. Cela se lit facilement. Le livre nous tient en haleine, le rythme est encourageant au fur et à mesure de l’histoire. Un récit riche en imagination. Ce n’est pas souvent que je rencontre ce thème (que je ne vais pas spoiler !!!) dans les romans hors policier. Chronique complète sur le blog.

Fanny : Ogresse, ce titre pourrait faire penser à un conte moderne, au Petit Poucet. Mais non. Nous sommes à Bruxelles à notre époque. Pas de princesse, pas de magie, mais des personnages aux comportements étranges et effrayants. Chronique complète sur le blog.

Lilou : Pour être honnête, j’ai eu du mal à accrocher, sans doute à cause de l’histoire, l’ambiance m’a mise mal à l’aise et j’ai trouvé qu’on en apprenait peu des personnages au fil de la lecture.

Léa : J’ai eu du mal avec ce livre, surtout à y rentrer. Je ne me suis jamais ennuyée mais l’histoire était difficile pour moi. Je n’ai pas compris le pourquoi de ce livre, je pensais qu’il y allait avoir des rebondissements mais il n’y en a pas eu. J’ai apprécié l’amitié entre les personnages.

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