J’ai cru qu’ils enlevaient toute trace de toi – Yoan Smadja

J’ai cru qu’ils enlevaient toute trace de toi. J’ai cru qu’ils enlevaient toute trace de moi.
J’ai cru que je ne serais plus que poussière. A mesure qu’ils s’avançaient en moi, mon corps s’enfonçait dans la terre. Peut-être que le Rwanda et moi ne faisions plus qu’un. Ils nous ont violés au même instant.

J ai cru qu'ils enlevaient toute trace de toi

 

J’ai été subjuguée par la beauté et la force de ce premier roman. Il faut un sacré talent pour faire naitre du génocide Tutsi en 1994 un roman aussi lumineux.
L’histoire est racontée par la voix de deux femmes fortes, magnifiques. La première, française grand reporter, Sacha, partie en Afrique du Sud en avril 1994 couvrir les premières élections post-apartheid, va suivre son instinct et les convois d’armes et de machettes anormalement aiguisées des deux côtés, pour aller au Rwanda.
La seconde, Rose, jeune femme Tutsi muette, écrit de longues lettres à son mari médecin souvent absent. Elle nous donne à voir la beauté de son pays, avec ses couleurs, ses odeurs, ses goûts.
Ce que l’on comprend très vite avec Sacha, une enquête journalistique très étayée absolument passionnante et effrayante, est contrebalancé par la beauté et la douceur des écrits de Rose. Le banquet du baptême de son fils Joseph m’a fait un peu penser au Festin de Babette, « une parenthèse, un enchantement » écrit-elle dans son carnet consciente de la fragilité de cette beauté et de cette paix.
Car depuis déjà de nombreux mois une propagande haineuse des Hutu assène sans relâche qu' »il faut s’occuper des Tutsi avant qu’ils s’occupent de nous » et quand un incident majeur survient, le pays aux mille collines , dont « l’enchevêtrement, la géométrie inachevée, tourmentée, est d’une beauté à couper le souffle », s’embrase et bascule dans le chaos.
Le cœur serré, abasourdi par la violence des événements, le comportement inhumain des Hutu, on suit Sacha et son photographe, et Daniel le mari de Rose qui la cherche pour la mettre à l’abri avec leur fils, dans leur course haletante pour tenter de survivre heure par heure tandis que parallèlement Rose isolée affronte l’indicible.
« Ceux qui ne savent qu’écrire n’ont pas d’issue, car il n’y a pas de mots. Il n’y a pas de mots. Il n’y a pas de mots. Il n’y a pas de mots. »
Et Sacha posera son stylo.
Le dénouement de ce roman est bouleversant, et je l’ai refermé très émue. Rose restera longtemps dans mon cœur… Lisez ce très, très beau roman !  – Catherine Dufau
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Sacha, grand reporter, est envoyée en Afrique du sud pour couvrir la première élection post-apartheid mais son instinct va la pousser à se rendre au Rwanda et plus précisément à Kigali en compagnie de Benjamin son photographe en avril 1994.
Ils vont être les témoins de l’horreur, du carnage organisé, et y croisé des hommes et des femmes totalement perdues.
Daniel cherche sa femme Rose et son fils Joseph au milieu du chaos. Daniel, Sacha et Benjamin feront un bout de chemin ensemble avant que Sacha ne croise la route de Joseph.
Ce roman est tout simplement subjuguant, évidemment violent mais sans jamais rendre le lecteur comme un voyeur malsain. L’écriture est très forte, le rôle des mots, ceux de Sacha bien sur mais ceux de Rose surtout, est le fil conducteur du récit des vies racontées comme un fil d’Ariane qui sauve des ténèbres.
Un texte bouleversant et puissant.  – Emmanuelle Coutant-Bigot
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Il y a des romans dans lesquels il est compliqué de rentrer, mais on persiste, et finalement on se dit que ça valait le coup.
C’est exactement le sentiment que j’ai eu ici.
Au début du roman, j’étais perdue. Je ne comprenais pas les personnages, je ne comprenais pas où on allait. Une fois arrivée au Rwanda, j’ai compris.
J’avais un peu étudié ce pays en cours. Ce qui est horrible, c’est de voir à quel point cette guerre est tue. On n’en parle pas, on ne comprend pas forcément.
Yoan Smadja arrive à expliquer cette guerre de la meilleure des manières. La romance, l’histoire de famille mise en place n’est pas mièvre et là pour attendrir le lecteur au détriment de la guerre.
C’est une romance pendant la guerre, et pas une guerre romancée.
Passés les débuts compliqués, on est dans l’histoire, et il est difficile d’en sortir une fois le roman terminé. J’ai aimé les différentes narrations entre récits et lettres, c’est une bonne manière de connaitre les personnages.
Plus qu’une histoire, c’est un cri, un témoignage de toutes ces horreurs.
Et pour dire… J’aurais aimé en avoir plus, en savoir plus sur l’enfance et l’adolescence de Joseph…
Mais là, c’est le cœur qui aurait pris le devant sur le sujet principal.
C’était une excellente lecture que je ne regrette pas ! Merci. – Marion Catherinet
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Plusieurs raisons font qu’il n’est pas facile de rentrer dans ce roman bouleversant. Le processus de narration, comme une tresse mêlant les voix des acteurs, spectateurs ou victimes d’un génocide monstrueux au sein d’un Rwanda éventré, torturé, tailladé, sans raison et sans logique. On écoute la voix de Sacha, journaliste pourtant aguerrie, en totale sidération et impuissance, à la recherche d’explications impossibles, on pleure en lisant les lettres lumineuses de Rose, en total amour pour son époux et son enfant, impuissante, bouleversante, résistante, résiliente, dont la flamme ne s’éteindra pas malgré le pire des épreuves malgré les mots impossibles. On se rassure de la présence du solide de Benjamin, photographe au cœur généreux, et on tremble d’espoir en suivant Daniel, époux de Rose, qui recherche sa femme et son fils au travers des charniers, tout en marquant chacune de ses haltes par une rose gravée dans la pierre ou le bois. Totale émotion, total sentiment de révolte devant la folie meurtrière, l’innommable et l’absurde. Il n’est pas facile non plus de sortir de cette narration qui résonne plus comme un reportage de guerre ou comme un témoignage que comme une fiction. Ici rien n’est gratuit, tout coûte le prix de la vie. Coup dans le cœur, plutôt que coup de cœur. Ce roman est remarquable, profondément nécessaire, comme tous les textes qui nous encouragent à ne jamais oublier de quoi les êtres sont capables lorsqu’ils ont oublié d’être des hommes.   –  Martine Magnin
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J’ai cru qu’ils enlevaient toute trace de toi est un premier roman ambitieux et documenté sur le génocide au Rwanda des Tutsi, qui parvient à allier avec cohérence évènements politiques et histoire romanesque dans un équilibre réussi.

Nous sommes en avril 1994. Sacha, journaliste, est en Afrique du Sud pour couvrir les premières élections depuis la fin de l’Apartheid, accompagnée de Benjamin, photographe. En croisant des camions de militaires remplis de machettes, elle décide de suivre son intuition, de changer de mission et de se rendre au Rwanda, pays dont elle ignore encore tout.

L’ignorance de Sacha et de Benjamin est un prétexte parfait pour permettre à Yoan Smadja de revenir sur ce pan historique du conflit Hutu et Tutsi, nous remémorer les évènements d’avril 1994 et nous faire entrer dans la violence du début du génocide avec des références et des faits précis et vérifiés.
Il permet de garder l’intérêt du lecteur (même si, je l’avoue, mon esprit s’est évadé ailleurs quelquefois) grâce à une succession d’actions et à un rythme effréné. Il le permet aussi, par le biais de la correspondance que Rose, muette, adresse à son mari Daniel, le chauffeur de Sacha et Benjamin, complétant l’aventure journalistique et les évènements historiques par un aspect plus romanesque.
Un aveu ? J’ai ressenti à deux reprises une forte secousse émotionnelle. Non seulement le passage qui se conclut par « j’ai cru qu’ils enlevaient toute trace de toi », qui donne le titre au roman, m’a fait frissonner de la tête aux pieds et la chair de poule a littéralement envahi mon corps, mais j’ai également fini le livre sous un torrent de larmes, secouée et ravie de constater qu’un livre peut transmettre autant d’intensité.
Sans aucun doute, Yoann Smadja est un auteur à suivre.  – Laure MicMélo
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Pourquoi une journaliste spécialisée dans les conflits internationaux décide de tout abandonner pour se reconvertir dans la critique gastronomique ? Pourquoi un tel revirement alors qu’elle est dotée d’une faculté rare « la capacité de percevoir le monde avec les yeux de l’autre » ? « C’est en avril 1994 que j’ai demandé à Dieu de divorcer », cette phrase revient de façon lancinante dans le récit de Sacha, sans que l’on comprenne au départ le sens mais au fur et à mesure le pourquoi de cette décision s’explique.
Deux styles d’écriture se mêlent dans ce livre. Un style épistolaire avec Rose s’adressant à son mari Daniel. Rose égrène d’abord ses souvenirs d’enfance, l’histoire de son père qui a commencé comme apprenti cuisinier à l’Ambassade de France à Kigali. Un style émouvant, empreint d’une grande poésie. Muette, elle ne peut s’exprimer autrement. Elle parle avec son cœur. Pour Sacha, c’est un style journalistique factuel au début, une enquête, une quête par la suite. Mandatée par son rédacteur en chef pour suivre le conflit elle fait son job mais très vite prend à cœur de comprendre ce qui se passe dans ce pays pris d’une folie meurtrière entre des personnes qui souvent se connaissaient et s’appréciaient et qui surtout n’avaient rien à se reprocher si ce n’est des origines ethniques différentes. J’ai appris un peu plus encore sur les origines du génocide tutsi, conséquence lointaine de la colonisation, ayant favorisée une ethnie aux dépens d’une autre. « Des relations interethniques tendues » : un doux euphémisme, Sacha a le pressentiment que ce qui se passe dans le pays est plus grave. Sacha décrit la paix avant l’orage, la montée sournoise mais impossible à éradiquer, de la violence, du carnage. « J’y ai vu l’orage s’abattre sur la ville, déferler dans les rues, sans prévenir. Pourtant chacun savait qu’il viendrait ». Les Tutsi ont conscience qu’ils vont finir assassinés et la haine, l’endoctrinement sont tels que même ceux auxquels ils tiennent finiront assassinés.
A la moitié du livre, commence l’indicible sans que les scènes ne soient décrites dans les détails. Ce n’est pas un récit macabre, au contraire, il est tout en retenue, en suggestions, par touches, des mots choisis avec soin « avilissement », « absurdité » …. « Il n’y a pas de mots » une phrase répétée par 4 fois pour montrer la difficulté à décrire ce qu’ils voient, de ce qu’ils vivent : l’anéantissement d’un peuple, l’irréalisme, l’incrédulité, l’aberration de la situation. L’angoisse monte. Petit à petit le récit gagne en force. « La terre s’était mise à brûler ». La panique, la sidération gagnent tout un chacun. L’humanité s’est simplement évaporée. C’est le chaos, l’hystérie est collective, c’est la « rupture des digues d’un pays ».
« J’ai cru qu’ils enlevaient toute trace de toi » ou comment dire d’une autre façon qu’il s’agit d’un viol, celui dont est victime Rose, lorsque la haine et la violence se déversent dans la ville.
Ce livre est tellement poignant que j’ai l’impression d’être aux côtés de Sacha dans la jeep de Daniel ou enfermée dans la chambre près de Rose et de son fils Joseph. Mais l’amour est plus fort que tout. Partout où il passe, Daniel grave une rose, une trace de son passage. Un message pour sa femme ? Après l’horreur du génocide, l’indicible, la force de l’amour qui transcende tout. Quelle force dans cette écriture !
A quoi tiennent les décisions que nous prenons dans la vie ? A un coup de tête, une impulsion, une sensation, un hasard. Rose se pose toujours la question.  – Françoise Le Goaëc
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Comment raconter l’indicible ? Comment raconter la haine de l’autre jusqu’à la barbarie ? Quelles conséquences sur sa vie lorsque on est témoin ou victime d’un génocide ? Avec le regard croisé de deux femmes, Rose, jeune mère de famille rwandaise, et Sacha, journaliste de guerre franco-américaine, Yoan Smadja choisit de témoigner sur le génocide rwandais en nous plongeant au cœur du chaos, de ces moments d’avril 1994 où tout a basculé.
À la fois documenté et précis pour comprendre les origines de cette catastrophe et rappeler l’inaction internationale qui l’a accompagnée, le livre reste toutefois un roman qui nous embarque dans les histoires personnelles de ces deux femmes dont les vies seront bouleversées par le génocide.
J’ai vraiment été embarquée par ce roman, à la fois par les faits terribles dans lesquels il nous plonge, mais aussi par l’histoire des personnages attachants qui traversent ces événements. Lisez sans hésiter “J’ai cru qu’ils enlevaient toute trace de toi” pour partager un moment d’émotion sur cette tragédie de l’histoire.  – Nathalie Ghinsberg
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Je continue l’aventure avec ce roman aux allures de récit. Car de récit il en a la teneur de l’horreur, de l’odeur âcre du sang, de cette vérité qui explosera en 1994 à la face du monde: le génocide des Tutsi en 1994 au Rwanda.
Rose est muette. Elle écrit pour vivre mais surtout pour survivre. Sacha est journaliste, dépêchée en Afrique du Sud, et assiste alors à une cargaison d’armes à destination de la capitale rwandaise. Elle partira pour Kigali où les clans interethniques se déchirent.
Daniel, médecin obstétricien et mari de Rose, père de Joseph, se reconvertit tant bien que mal en médecin humanitaire dans un contexte de guerre, où la folie barbare n’épargne personne. Il tentera au péril de sa vie de retrouver sa famille pour la mettre à l’abri.
Destins croisés à travers 2 récits époustouflants.
Celui de la journaliste, ancré dans le réel, basé sur des faits politiques qui ont bien existé, spectatrice des massacres que nuls yeux ne voudraient voir, que nulle âme ne pourrait oublier.
Celui de Rose dont la plume romanesque et nostalgique, racontant ce si beau Rwanda d’antan, ses souvenirs dans cette maison qui sent bon la vanille, bascule dans l’horreur qu’aucun mot ne peut traduire.
Le rythme d’abord léger prend une dimension urgente et dramatique lorsque l’avion présidentiel est victime d’un attentat. Jusqu’à cette fin à la fois tragique et emplie d’espérance.
Un roman d’une puissance inouïe, entre tragique et espoir, servi par une plume exceptionnelle.  – Marine Bongiovanni
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Quelle délicatesse pour raconter les temps de la Vanille puis l’avènement du pire. Le massacre de masse d’une partie d’un peuple. Comment, alors que, comme Rose, on vit depuis toujours paisiblement, proche de l’Ambassade de France, que l’on se ravit les papilles avec insouciance, que l’on côtoie ses voisins, devient-on l’objet de toutes les haines ?

Deux femmes, Sacha la correspondante de guerre « du temps » qu’un simple accident de la circulation avec un camion, va mettre sur la piste d’un convoi de machettes. Trop aguerrie aux situations de guerre pour ne pas sentir le danger que représentent un nombre impressionnant de caisses de machettes à destination du Rwanda, elle va écouter son instinct, se rendre à Kigali avec Benjamin, contre l’avis de son rédacteur en chef.


On vit au coeur des écrits de Rose, qu’elle destine à Daniel, et de ceux de Sacha plongée avec Benjamin le photographe, dans ce monde devenu sanguinaire, aux côtés de Daniel passé d’obstétricien à médecin humanitaire.


Rose voudrait pouvoir crier face aux atrocités dont elle est témoin. L’écrit lui permet de survivre dans l’espoir que Daniel les retrouve, elle et Joseph.


Dans ce monde effroyable, au cœur de ce printemps tragique, deux femmes vont prendre des décisions d’amour pour pour un petit garçon qui les liera à jamais. La puissance de ce roman est le point de vue de ces deux femmes sur le désastre humanitaire qu’a vécu le Rwanda, à jamais meurtri par son génocide.


Un récit tragique, où la poésie conte l’inhumanité, la terreur, l’amour sincère de Rose et Daniel au creux d’un monde devenu d’une brutalité insoutenable. L’amour éperdu de Rose pour son fils, Joseph.


Un premier roman lumineux où l’espoir rayonne. Un cri d’amour déchirant. – Laurence Lamy
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Merci à Yoan Smadja d’avoir écrit ce livre.
Un livre pour se rappeler la folie des hommes, l’engrenage infernal de la violence et de la haine quand tant de conflits continuent à exterminer, à mutiler, à massacrer une partie de l »humanité.
Une étincelle et un pays s’embrase, devient boue, cendres, sang, larmes.
Yoan croise les lettres de Rose, la vie d’avant, faite de tendresses, d’espoirs, de menus délices et les récits de reporters de guerre ballotés dans une tourmente où les voisins d’hier basculent dans le fanatisme et tuent à la machette.
Quel talent pour nous faire partager les souffrances et espoirs de ces hommes, femmes et enfants, ces vies fragiles dans le grand bouillon de l’Histoire.
Un très grand coup de cœur, une lecture indispensable.
C’est un livre sur la guerre civile au Rwanda mais c’est aussi une très belle histoire d’amour, de femmes et de mères. – Christiane Arriudarre
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Un énième livre sur le Rwanda ? Belle surprise, roman bien documenté souvent très dur mais les lettres de Rose, jeune femme Tutsi muette qui communique avec son médecin de mari dans la tourmente apportent la douceur et la poésie pleine du parfum de la vanille. L’espoir est possible en attendant le prochain massacre. – Annie Piriou
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C’est fin octobre 2019 que j’ai lu un roman terrible mais terriblement beau.
C’est le 23 octobre 2019 que j’ai refermé les pages de cette magnifique histoire qui évoque le génocide tutsi.
Écrit comme ça, vous allez penser que je raconte n’importe quoi. L’élimination programmée des tutsis par les hutus ne peut pas donner lieu à un récit agréable à lire. Et pourtant… Yoan Smadja a réussi à m’emporter avec lui dans  » J’ai cru qu’ils enlevaient toute trace de toi  » .
Pourquoi Sacha , talentueuse journaliste a t-elle arrêté de couvrir des conflits armés pour devenir critique gastronomique ? Et pourquoi, après avoir reçu un petit carnet noir, téléphone t-elle à New York ?
Lentement, pages après pages , Yoan Smadja nous emmène au Rwanda, au printemps 1994.
Lentement, il fait alterner les récits de Sacha la journaliste et les lettres de Rose, jeune femme tutsie qui écrit à son mari médecin.
Lentement l’histoire se met en place. Et même quand tout semble s’accélérer, quand les massacres se multiplient, Yoan Smadja prend le temps de nous raconter mais sans rentrer dans l’horreur des actes. C’est probablement pour cela que moi aussi j’ai pris mon temps pour le lire.
Car si ce livre est un roman (et non un documentaire), les faits sont bien réels malheureusement. L’assassinat du président rwandais a été l’élément déclencheur du génocide tutsi. Partie couvrir la fin de l’apartheid en Afrique du sud, Sacha fait confiance à son instinct quand elle tombe par accident ( c’est le cas de le dire ) sur des camions remplis de machettes aux deux côtés tranchants. Elle décide de partir pour Kigali avec un photographe, Benjamin. Ils vont se trouver plongés au cœur de l’horreur, des violences qui vont aller crescendo. Et pour les atténuer , alternent les lettres, écrites en italique, de Rose qui nous raconte son histoire, celle de sa famille qui a toujours été au service de l’ambassadeur de France, de son père , de la vanille… Rose qui est née muette mais qui raconte de si beaux souvenirs et moments présents, jusqu’au jour où tout bascule.
Un roman où se mêlent l’amour et la haine, la beauté et l’horreur ; où les instances internationales ont montré leur frilosité et leur limite.
Un premier roman tout en tendresse pour aborder un sujet poignant. Un coup de cœur.
Merci pour cette découverte. – Marie-José Severin

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