Quand Dieu boxait en amateur – Guy Boley

On ne choisit pas son enfance, on s’acclimate aux pièces du puzzle, on bricole son destin avec les outils qu’on a sous la main”

Quand Dieu boxait en amateur

Guy Boley raconte ici son père René à qui il rend un magnifique hommage.  » Mon père ce héros. Mon roi d’éternité ». Après son décès, Guy Boley comprend quel artiste était vraiment son père et quels étaient ses rêves.  » Toujours on sous-estime les gens qu’on aime trop, ou ceux qu’on aurait dû aimer encore bien davantage. »
René habitait près d’un dépôt de locomotives dans un quartier populaire d’ouvriers et de cheminots à Besançon. Orphelin de père, René est brimé par sa mère, une femme acariâtre qui lui impose la pratique de la boxe car elle déteste le voir plongé dans les livres et craint qu’il ne devienne trop efféminé. Ensuite René devient forgeron, devient parallèlement Champion de France de boxe, met en scène avec sa femme dans leur cuisine de naïves petites opérettes et joue des petits rôles au théâtre municipal. C’était un homme d’une extrême sensibilité qui a eu une vie multiple.  » Il a fait des tas de choses. » 
René a un ami, Pierrot, qu’il considère comme un frère, ils sont « deux lierres à jamais enlacés ». Pierrot devient abbé et propose à son ami d’interpréter le rôle de Jésus dans son adaptation de la Passion de Notre Seigneur Jésus-Christ sur la scène du théâtre paroissial. La vie de René s’enrichit encore d’une autre facette « Roi sur un ring, Jésus sur une scène, Zeus dans la forge. »
Quand Guy Boley écrit à propos de son père « Il ne sait pas que ce sera son fils qui, plus tard, arrachera au Petit Larousse des mots d’or, et de jade, de porphyre et de marbre, pour le glorifier. Le déifier. Et sanctifier son nom sur cet autel païen qu’on nomme littérature », il n’y a aucune vantardise dans ses propos, ce sont vraiment des mots d’or qu’il manie dans un style éblouissant. Lamour de son père pour les mots et les dictionnaires éclaire l’utilisation par l’auteur d’expressions qui peuvent être jugées assez emphatiques, c’est rare et on lui pardonnera aisément puisque qu’il a reçu cette passion des mots savants en héritage…
Dans un premier temps j’ai éprouvé une certaine déception en retrouvant les mêmes lieux, la même atmosphère que dans Fils du feu (la suie des locomotives, les rails du dépôt, les draps qui sèchent, le muret, la forge…) et la reprise de certaines des thématiques de son premier roman, la ruralité, le monde qui va trop vite… Mais après tout, son premier roman était inspiré de son vécu auprès de cette forge qui a tant compté dans son enfance…
J’ai encore été époustouflée par le style éblouissant de Guy Boley, j’ai savouré cette lecture lentement. J’ai été touchée par son regard sur son enfance décrite comme un palais des merveilles et sur sa complicité avec son père, son dieu vivant.  Je l’ai trouvé particulièrement émouvant dans ses regrets et remords dans la dernière partie du récit que j’ai trouvée magnifique. Le mot « papa » sort enfin dans les dernières pages… J’ai aimé sa sincérité dans le regard qu’il porte sur son attitude envers ses parents lorsqu’il les a quittés, il n’est pas tendre envers lui-même…  Ce roman parle aussi d’une magnifique amitié entre René et Pierre, deux êtres unis par l’amour des livres, les échanges entre les deux hommes sont souvent extrêmement savoureux.
Un magnifique hommage empreint de nostalgie mais non dénué d’humour porté par une écriture sublime.  – Joëlle Guinard (Les livres de Joëlle)
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Guy Boley revient sur l’histoire de son père depuis l’enfance jusqu’à sa mort.
Une magnifique ode au père poétique et flamboyante, allumée au feu de la forge et qui sent le cuir des gants de boxe.
Un père forgeron, boxeur amateur ayant connu son heure de gloire, l’histoire d’une amitié ayant traversée les années et à travers lui d’un monde disparu.
Homme plus complexe qu’il n’y paraît avec une âme d’artiste, aimant les mots et l’opérette.
« J’ignorais que mon père avait des rêves si grands. Toujours on sous estime les gens qu’on aime trop, ou ceux qu’on aurait dû aimer encore bien davantage. Quelque grandiose qu’ait pu être notre ferveur pour eux, on découvre après coup, l’ayant crue colossale, qu’elle fut au bout du compte assez mièvre, étriquée, déficiente. »
Des magnifiques descriptions de la boxe que l’auteur met en parallèle du processus créatif.
« On ne perd pas de temps, quand on combat, on ne babille pas, on ne tergiverse pas, on se dit l’essentiel entre deux coups, trois crochets, on sculpte l’éphémère, on écrit en saignant le seul roman qui vaille, on n’a besoin de personne pour nous dicter nos phrases, elles jaillissent des phalanges, percutent les mâchoires, déforment les orbites.
La minute de pose qui stagne entre les rounds nous apprend seulement qu’on est encore vivant et qu’il va nous falloir repartir au combat, dans cette lutte animale et primale qui augure sur le ring ce premier cri d’humain que chacun doit pousser pour que périsse enfin le singe qui dort en lui. »
C’est poétique, lumineux, sensible, MA GNI FI QUE. – Emmanuelle Coutant
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Besançon, un quartier populaire, des années 50 aux années 90, mais aussi dans les années 30-40 où se déroule l’enfance de ce père que Guy Boley peint avec une grande délicatesse.
Les 3 parties ne suivent pas la chronologie. L’enfance de son père permet de comprendre l’homme qu’il devient: un artiste, un boxeur, un travailleur manuel, un mélange que son fils admire en tant qu’enfant, puis rejette, avant de le comprendre à nouveau.
Le passage sur le processus de création artistique, quand son père parvient à interpréter Jésus m’a paru très réussi.
J’ai particulièrement aimé la fin, quand Guy Boley exprime ses regrets d’avoir jugé son père, quand il est lui même confronté à la difficulté de vivre, et la façon dont il dépeint la vieillesse.
La vie des différentes époques est décrite avec précision et humour; les sentiments des personnages sont exprimés avec finesse. Un livre que l’on peut rouvrir à n’importe quelle page en y trouvant du plaisir. – Marie-Hélène Fuchy-poirson
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On est emporté par cette belle écriture tellement imagée, « Et puis, en grandissant, ils ont naïvement lutiné, aux fêtes paroissiales, les fillettes rieuses qui sur leurs balançoires prenaient de grands élans en mouvements de hanches, et tenté d’entrevoir, émerveillés fébriles, le torrent de leurs chairs au tic-tac d’encensoir qui dévoilait au vent le mystère émouvant de leurs culottes blanches », vivante en tous points, touchante, parfois émouvante et quelque fois même drôle «L’église saint-Martin des Chaprais est assez laide : il est préférable d’avoir la foi avant d’y entrer. L’architecte qui l’a conçue ne fut guère inspiré, l’ange qui guida son té a dû se prendre les plumes dans le ventilateur et se gaufrer sur la table dessin car c’est une bien pauvre église qu’on a là sous les yeux, indigne de la foi qu’elle prétend blottir entre ses murs ».
A travers une véritable déclaration d’amour, d’admiration à son père disparu, et en bien moins de 200 pages, l’auteur évoque de nombreux sujets graves comme la présence de la religion dans notre monde actuel, l’amitié, la difficulté à exister, l’alcoolisme avec une précision, voire une introspection et une justesse évidentes. Chaque phrase a un sens et sa place dans le texte.
On serait tenté de penser : « tiens, une autre déclaration d’amour à un parent disparu ». Celle ci n’est pas commune, et se construit de manière originale autour d’un évènement cocasse mais tellement fondateur pour ce père, que représente ce rôle de Jésus habité par un boxeur amateur sur une scène paroissiale.
Une plume riche, truffée de métaphores et de mots oubliés comme si tout au long de son travail d’écriture, l’auteur avait mis un point d’honneur à utiliser tous ces mots que son père, plus jeune, traquait avec ferveur dans le dictionnaire sans jamais pouvoir les mettre en scène. Peut être une autre forme d’hommage à ce père admiré. – Sophie Ruiz-Bernaert
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Le premier opus de Guy BOLEY « Fils du feu » m’avait tellement bouleversée que j’attendais avec impatience ce second récit dédié à son père.
Son père, ce héros, est évoqué avec une grande tendresse, une grande indulgence, celle qui nait lorsqu’on devient adulte et que le regard sur les parents se fait moins mordant. Un père élevé par une mère austère, bigote qui veut en faire un homme et qui vit dans le souvenir de son défunt mari « paf écrasé entre deux wagons comme une crêpe ».
Il lit en cachette car lire « use les yeux » (expression que j’ai entendue dans ma jeunesse) et incite à la paresse. Son ami de toujours, Pierrot, est de toutes les aventures, ils rivalisent d’ingéniosité pour échapper aux remarques acerbes de cette mère.
Pour devenir un homme, sa mère l’inscrit à la boxe et ce sera une révélation.
Devenu forgeron dès l’âge de 14 ans, il continuera et deviendra champion amateur.
Avec l’aide de son ami, devenu prêtre, il jouera dans une pièce de théâtre amateur la passion du christ.
Le texte est plein de tendresse, de souvenirs précieux à l’heure où le père n’est plus qu’un vieillard qui se meurt.
Si j’ai trouvé le texte toujours aussi bien écrit, un jonglage de mots poétiques que je déguste, je n’ai pas été emportée comme dans « Fils du feu ».
Une lecture agréable sans plus, un hommage du fils au père que je respecte mais qui ne m’a pas touchée à mon grand regret. – Nathalie Chartier-Salou
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Ah comme cet auteur fait claquer les mots dans son second roman ! La figure de son père René est plutôt romanesque puisqu’il est forgeron, toujours prêt à bosser dur (boxer dur ?) et capable aussi de se métamorphoser de champion de boxe à Jésus amateur sur la scène d’un théâtre paroissial. C’est sûr que ça n’est pas banal. Alors le fils raconte avec sérieux -et on y croit!- la biographie de ce papa peu ordinaire en s’autorisant l’humour. Et, peut-être parce que j’aime intensément le théâtre, il m’a semblé déceler un tournant à partir du chapitre 12. René découvrira que le théâtre, c’est hurler de l’intérieur.
On ne choisit pas son enfance, souligne ce fils (p. 43) on s’acclimate aux pièces du puzzle, on bricole son destin avec les outils qu’on a sous la main.
Dans la troisième partie l’enfant comprend que son père n’est pas le fils de dieu. Le roman alterne ainsi le regard qu’il pose sur son paternel, tantôt avec ses yeux d’aujourd’hui, tantôt avec ses yeux d’enfant, et on avance dans le temps mais paradoxalement en enchaînant les flashbacks.
On sent bien que le personnage de la mère, si effacé soit-il, recèle lui aussi un potentiel narratif. La perte d’un enfant la rendra muette et le père descendra de scène pour toujours. L’abbé n’est plus Pierrot et redevient Pierre.
Les dernières phrases sont très longues, chargées d’émotion, jusqu’à la chute finale, inéluctable, puisque « vieillir est un naufrage », on le sait tous (p.171). Le lecteur qui a partagé toutes ces confidences est tout de même soulagé d’avoir lu que le fils a eu l’occasion, quelques jours avant l’ultime départ, de rassurer le père : non il n’a jamais été un raté, oui il fut son unique dieu.
Ce livre témoigne que la vie est un sport, où le combat occupe une place centrale. C’est un hommage à nos ainés et c’est un récit écrit dans une langue riche et belle sur laquelle j’ai souvent eu envie de m’arrêter. – Marie-Claire Poirier (A bride abattue)
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Mon père, ce héros… C’est un peu le poème de Victor Hugo qui donne la scansion du roman-récit de Guy Boley. A l’hôpital de Besançon (Doubs), trois étages séparent la naissance de René, ce père tant admiré, de sa mort. Cette distance, apparemment étriquée, le narrateur nous en fait toucher la beauté banale en accomplissant par l’écriture le chemin à rebours.
Orphelin de père (« Paf ! Écrasé entre deux wagons, comme une crêpe, le pauvre »), René voyage sans quasiment bouger de l’appartement familial hormis pour l’école et puis, plus tard, pour sa forge. Ses plus belles explorations, c’est le Larousse qui les lui offre dans le secret de sa chambre : les mots, leur musique, leurs significations, les images qu’ils font naître, représentent un trésor dont il se sent à la fois dépositaire et indigne. Effrayée par l’idée que son fils puisse se « féminiser » par la lecture (activité peu virile s’il en est !), la mère de René l’exhorte à s’inscrire dans un club de boxe. Boxeur amateur, devenu champion, René combat avec la même fierté et la même dignité qu’il frappe l’enclume. Il cogne et les traces que laissent ses coups sont autant de mots imprimés dans la chair pour marquer son passage, pour cerner les contours d’une vie.
Et voilà que Pierrot, l’ami d’enfance devenu abbé shakespearien, a l’idée saugrenue d’adapter la Passion du Christ pour la fête paroissiale annuelle et d’en confier le premier rôle à son copain René ! Après tout, amoureux des mots au point d’en faire des chansons, des opérettes et des poèmes, ce dernier pourrait aussi bien s’approprier ceux d’un autre pour leur donner vie ! La stature et le charisme de René font de lui un Jésus convaincant, surtout aux yeux de son fils, persuadé de la réalité des souffrances endurées par son père sur scène. Mais les enfants grandissent et les pères vieillissent. Le père, mis KO par la perte d’un second fils, s’enfonce dans l’alcool et son fils apprend le mépris.
La mémoire de ce père flamboyant, de ce dieu sculpté par un regard d’enfant, est magnifiquement inscrite dans les phrases du narrateur, dans cette fresque à la fois sociale et intime à laquelle il donne toutes les nuances de la vie et de l’amour filial. Cet amour à la fois admiratif, impertinent et respectueux est mis en mots d’une manière poignante : l’humour, parfois corrosif, mais le plus souvent teinté d’une tendre malice, baigne la narration, alors même qu’elle semble imprégnée d’un chagrin immense, de ceux que l’on sait irrémédiables. Guy Boley réussit le tour de force d’émouvoir par des phrases d’un lyrisme sensible, charnel, et parvient, sans grandiloquence, ni affectation, à exprimer la profondeur des sentiments et leur complexité. « Quand Dieu boxait en amateur » érige un splendide Tombeau à ce père couronné d’épines, à ce Mohamed Ali auréolé de la gloire des humbles et des purs. Beau et juste du premier au dernier mot. – Sophie Gauthier
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Dans un style simple mais poétique, dans une langue riche parfois âpre, Guy Boley rend avec humour un bel hommage à son père dans ce récit passablement autobiographique. Il commence par évoquer l’amitié indestructible de deux enfants que liait la passion des mots et de la lecture dans le Besançon populaire des années 1930. Devenus adultes l’un est prêtre quand l’autre, son père, est forgeron et boxeur. L’auteur nous raconte avec tendresse au travers de ses yeux d’enfant les années 1950-1960, époque où il adulait ce père fort, joyeux et atypique. Ensuite c’est l’adolescence et 1968 qui ringardisent le père aux yeux de l’ado puis du post-soixante-huitard honteux de ce père qui se commet sur des scènes de patronage ou en chantant des opérettes. Mais vient aussi le temps des regrets. Regrets de n’avoir pas compris ce père, de l’avoir déçu, de ne pas avoir fait mieux. Regrets de ne pas l’avoir assez aimé. Il se rapproche de son père vieillissant et essaie de le comprendre un peu mieux. Dans cette belle démonstration d’amour filial Guy Boley se livre beaucoup mais avec pudeur. Et si il met un peu de nostalgie à décrire un monde qui n’existe plus c’est sans s’appesantir. En définitive ce père ne lui a-t-il pas légué l’amour des mots en héritage? Je n’ai pas lu le premier roman de Guy Boley. – Françoise Floride
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Il n’est jamais facile d’enchaîner avec un second roman après un premier roman qui a rencontré le succès auprès des lecteurs. Guy Boley y est parvenu !
Dans Quand Dieu boxait en amateur l’auteur rend un bien bel hommage à son père, forgeron issu de la France rurale des oubliés, boxeur mais aussi amateur de mots et comédien, échappatoires à la rudesse de la réalité. Il n’y est pas seulement question de filiation et d’origine sociale (avec les inquiétudes de la transmission des failles) mais aussi de fidélité et d’amitié.
Guy Boley nous relate en effet la vie de son père, un homme à la fois fragile et courageux, courageux dans son exercice de la boxe mais aussi en amitié. La relation avec son ami d’enfance, devenu prêtre, est particulièrement touchante. Après avoir eu les plus beaux rôles de champion de boxe sur un ring et s’être essayé à quelques opérettes, le prêtre lui offrira un premier rôle hautement symbolique, celui de Jésus dans la Passion de notre Seigneur Jésus-Christ. Ce rôle, pour lui bien éloigné de la foi, lui permettra de témoigner de son amitié à son ami d’enfance, et de réconcilier énergie de la boxe et amour des lettres.
Guy Boley confirme une très belle maîtrise de la langue, une plume poétique, empreinte d’émotion et d’humour. Un livre à la fois sombre et lumineux, des caractéristiques qui apparaissaient déjà dans Fils du feu. Une très belle déclaration d’amour par les mots à un père amoureux des lettres.
Il s’agit également d’un livre très personnel où Guy Boley nous dévoile ses propres angoisses et pose, peut-être l’écriture comme une forme de résilience. Pour ceux qui n’auraient pas lu Fils du feu, il est disponible en version poche (folio). Les deux peuvent se lire séparément mais comme l’indique l’auteur, ils forment un diptyque : Fils du feu était centré sur le fils, Quand Dieu boxait en amateur est axé sur le père (quand il était enfant). Guy Boley planche actuellement sur un troisième roman et donc triptyque, centré sur la mère… A suivre! – Carole Laulhere (Accrochelivres)
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Ce roman est un hommage, un hymne au père, ce père tout à la fois forgeron,boxeur, acteur, poète, ce pourrait être le héros d’une tragédie grecque, c’est le personnage central dans une petite ville reculée de province.
Quelle vie de roi, roi devant la forge, roi sur le ring, roi le coude sur le zinc, et roi sur les planches d’un théâtre de patronage.Que peut on rêver de mieux que d’avoir un père aussi magnifique, ce père, ce héros. Et que peut on rêver de mieux que d’avoir pour compagnon de route un ami d’enfance devenu curé qui vous guidera dans les moments où les choix et les chemins sont difficiles.
Ce roman est d’une poésie et d’une délicatesse rare, d’une extrême justesse dans les mots et les phrases qui sonnent parfois comme des alexandrins, sans se départir d’un soupçon d’humour.
Ce livre met en avant le difficile héritage du père, méconnu et adulé, n’est ce pas le lot de tout fils envers son père ?
ce roman est un des grands livres de cette rentrée. – Philippe Hatry
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Le narrateur nous raconte son père, né et mort à la même adresse, à quelques étages d’écart. Il raconte l’enfance de cet homme, son amitié avec un autre enfant très différent, mais que l’intérêt pour la lecture avait réunis un temps, le premier étant passionné par la boxe, l’autre se découvrant sur le tard une vocation et entrant dans les ordres.
Le récit se centre autour d’un épisode particulier, lorsque l’abbé propose au boxeur de participer à l’adaptation d’une pièce de théâtre religieuse.
Le roman de Guy Boley déborde de tendresse, de jolis mots et compose une peinture du milieu rural susceptible de créer un sentiment de nostalgie à l’égard d’une période proche, et pourtant révolue (ce que je considère toujours avec vigilance, en tant que farouche détractrice du « c’était mieux avant »).
Et puis, bien sûr, il y a la plume de Guy Boley, qui est d’une délicatesse absolue. Dans Fils du feu, les mots fusaient, crépitaient de toutes parts, c’était un spectacle éblouissant, un feu d’artifice, un travail de forge sous nos yeux. Quand Dieu boxait en amateur a sans doute plus de réserve, de retenue, il n’y a pas la même exubérance et la même fougue jouant des mots, on y trouve une prose plus paisible, qui prête à sourire, qui berce. J’ai goûté cette écriture moins luxuriante, au cachet plus bucolique, plus discret, même si, in fine, elle n’a pas provoqué chez moi la même émotion que celle de Fils du feu, qui m’avait profondément marquée.
Quand Dieu boxait en amateur est un texte plus mesuré, l’auteur y joue du langage avec de l’entrain, bien entendu, mais les images qu’on y trouve sont moins grandioses, à mon sens. Mais il coule, il est très agréable, ouvre une page de passé où il fait bon vivre, et l’on s’y plaît. Et, surtout, l’amour du père porte le roman avec douceur et sensibilité. – Sara Dupouy-Adrian (Vie de Romanthé)
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Le second roman est toujours une étape un peu spéciale ; surtout quand le premier fut excellent et fort apprécié….. Sans doute vais-je (encore une fois) me démarquer avec mon appréciation dissonante, mais je suis très déçue par ce nouvel opus. Déçue d’avoir eu la –désagréable – impression d’avoir (re) lu le même livre, bien que le sujet soi différent ; encore que …. Déçue de ne pas avoir retrouvé le plaisir ressenti pour le premier, ni la beauté de l’écriture dans le sens où ici, cela ne m’a pas touché. Mais ce qui m’a finalement le plus agacé, c’est d’apprendre que son troisième roman parlerait de sa mère…. Sans moi ! M. Boley, dites- moi que votre 4 ème roman ne parlera de votre poisson rouge !! – Myriam Veisse (Le blog de mimi pinson)

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Comme dans son premier roman, l’auteur rend hommage à son père, comme une manière de se racheter de ne pas l’avoir suffisamment rapproché, ou de ne pas l’avoir assez connu. Le monde dont parle le roman, truffé d’éléments autobiographiques, un monde où l’on forgeait, où l’on réparait, où l’on travaillait de ses mains, ce monde n’existe plus . Ce livre possède l’avantage de nous restituer cette période et l’ambiance de l’époque. Hormis cet hommage tardif, il y a cette histoire d’amitié entre René (le père ) et Pierrot, que l’auteur compare à Oreste et Pylade. Surtout, Guy Boley raconte son père, amoureux des mots, toujours à consulter le Larousse pour apprendre des mots savants, mais dont le destin est contrarié par sa mère. Elle l’oblige à la pratique de la boxe, « le sport populaire , le sport du populo » ; « ça fait les hommes, la boxe, affirme sa mère. « Tout comme la gnôle, les tranchées, l’enclume ou le pas de l’oie ». Après avoir longtemps pratiqué la boxe en amateur, René, pour faire plaisir à son ami Pierrot, le curé, monte sur les planches pour jouer le rôle de Jésus. Pourtant, René ne possède guère la fibre religieuse, mais l’amitié passe avant le reste. J’ai été vraiment séduit par la très belle écriture de l’auteur, parfois remplie de sérieux, et plus souvent d’un humour ravageur. Il y a le portrait délectable du vieux curé, caricatural, réfractaire à tout changement. Le jour où une jeune fille vient lui demander de monter un spectacle de majorettes, le curé pète un câble : « vous vous rendez compte , en pantalon, dans la cure, maquillée, un chouine-gomme dans la bouche, et me regardant crânement dans le blanc des yeux . (..) Et tout ça pour oser me demander la permission d’aller montrer ses cuisses aux mâles » ! Il y a bien évidemment de la nostalgie dans cette histoire, la forge, les temps révolus, son père que, finalement, malgré sa révolte, il considère comme un dieu. Dans cet hommage rendu par Guy Boley à son père, on est saisi par l’émotion. « Il ne sait pas que ce sera son fils qui, plus tard, arrachera au Petit Larousse des mots d’or, de porphyre et de marbre, pour le glorifier, le déifier ». Bref, j’ai été séduit par l’écriture sublime de l’auteur et sa façon de raconter son père et son enfance. Probablement l’un des meilleurs romans de la rentrée littéraire. – Michel Carlier

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Et bim ! En plein cœur ! « Et paf ! Ecrasé entre deux wagons »d’émotion, « comme une crêpe », mon pauvre petit cœur, par ce roman qui « vole comme un papillon et pique comme une abeille »…
Dissimulant avec pudeur ses sentiments derrière son humour et son narrateur, Guy Boley ressuscite « son père ce héros », son Jésus personnel, le Vulcain de son Panthéon, le G/Cary Grant de ces dames, le petit René de son « Père abbé » de pote. Il nous ramène avec lui vers cette France d’après-guerre où flottent dans l’air des courettes des parfums de lessive, de la poussière de charbon et des airs d’opérettes qui parlent d’escarpolettes, où le théâtre est de patronage et la lecture suspecte, où l’art de boxer est noble et les garçons sans larmes, où les culottes sont courtes et les hivers sans fin. Il a hérité de son père, pêle-mêle, l’amour du mot juste, l’art des volutes, le sens de la précision et en fait bon usage pour « toucher, toucher et encore toucher », envoyant au tapis le lecteur imprudent qui était allé au contact sans protège-cœur. Dans un style mâtiné d’humour vieille France et constellé de mots hors d’usage, il exhume de sa mémoire l’image pieusement et pudiquement enfouie d’un homme à la vie simple, aux gestes martelés, aux mains aussi larges que son cœur.
De l’échauffement au knock-out final, de la rate qui se dilate à la gorge qui se noue, j’ai tout aimé de ce roman poids moyen (même pas 200 pages) ramassé, nerveux, vif, rigolard et attendrissant. Le cœur au bout des mots comme autrefois son père l’avait au bout des poings, Guy Boley, vieil enfant repentant, grand frère inconsolable, dresse une stèle tardive mais sincère à la mémoire de son héros disparu et propose au lecteur de l’accompagner sur le chemin de rédemption qui mène au Dieu de son enfance. – Magali Bertrand
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La rudesse et la poésie sont les mots qui effleurent ma pensée, en songeant au roman de Guy Boley. Celui-ci dépeint également la passion de l’existence, des instants de poings et de sang dans un univers rural étriqué mais, aussi, de sensibilité à travers les collections de mots, glanés au fil du temps, dans le carnet de son père. Un homme toujours avide “d’être”. Un bel hommage, au père disparu, qui donne envie d’ouvrir les bras vers le notre, celui qui nous a offert son cœur, dans notre enfance. Une dynamique forte faite d’énumérations juxtaposées anime les combats de boxe et fait écho à ceux de la vie. L’auteur signe un appel à ne pas enfermer l’individu dans son apparence. – Anne Richard
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Dès les premières lignes, je sursaute. On dirait du Balzac : « Besançon est une petite ville… ». Le décor est posé, montré, décrit ; nous y sommes aux côtés de l’auteur et de sa famille, de son père surtout, dont il va nous parler.
Guy Boley écrit bien, très bien même ; il a le sens de la formule, de la phrase qui fait mouche, de la répartie. C’est un mélange subtil de poésie, de langage soutenu et familier, cru parfois. L’intime, le très intime, tout ce qui touche au corps dans les extrêmes du sport et de la dépendance nous est donné à lire ; pour les sentiments, c’est plus difficile, plus viril, dans les subtilités de la paternité, de l’amitié.
Si ce roman nous parle et nous touche, c’est parce qu’il met en lumière des souvenirs qui pourraient être les nôtres, à certains moments donnés. Personnellement, ma grand-mère citait souvent le poème de Victor Hugo, « Après la bataille », et mon propre père est aussi ce héros-là, à sa façon…
Sincèrement, je ne connais rien à la boxe ; sans aller plus loin, je n’aime pas ça ; dans mon univers, c’est peut-être juste quelques noms, Marcel Cerdan ou Mohamed Ali avec une bonne dose de Sylvester Stallone dans Rocky… et, pourtant, le récit du combat de championnat m’a marquée, avec la boxe comme métaphore de la vie, ou mieux comme eucharistie… Il fallait oser, tout de même…
Par contre, je connais un peu le milieu catho-caté et, là, j’avoue, j’ai jubilé ! Quelle justesse dans la caricature : le vieux père curé est assez savoureux dans ses réactions au concile Vatican deux ! Et surtout, quelle belle analyse de La Bible qui contient tout sur le plan de la dramaturgie : « courroux, délire, douleur, folie, amour, passion et trahison »… !
En ce qui concerne la métaphore proprement dite reposant sur l’expérience du ring de boxe pour sublimer le combat que mène Jésus, je suis moins enthousiaste même si je salue son originalité.
Le volet biographique, l’hommage au père défunt m’ont touchée ; je reconnais l’effet cathartique de l’écriture qui permet d’immortaliser sur le papier ce que l’on n’a pas su ou pu dire… Mais j’ai préféré l’approche littéraire, le côté autodidacte face à la peur maternelle des livres, les références hugoliennes ou shakespeariennes
En conclusion : un bon livre, original. – Aline Raynaud
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« Mon père ce héros. Mon roi d’éternité »
Voilà, c’est émouvant comme ça et c’est par ces mots et bien d’autres encore que le narrateur (Guy Boley?) partage son amour et sa tendresse pour son père René. Un père hors normes, tout à la fois forgeron, comédien, chanteur d’opérette, amoureux des mots et champion de boxe . Alors pour lui rendre hommage, parce qu’il le mérite et peut-être pour racheter son mépris adolescent quelques années en arrière, il écrit sur ce père qui l’a aimé en lui renvoyant par les mots son amour et son admiration.
Il raconte ce qu’il a été et ce qu’il voulait être ; car René restera toute sa vie 《un enfant contrarié 》par une mère rustre qui voulait faire de lui un homme, pas un artiste ni un lecteur. La boxe pour qu’il devienne un mâle- tant mieux ! Car très vite il y prend goût admirant sur le ring les combats héroïques et les danses chorégraphiées des boxeurs.
Tout est prétexte à la rêverie et aux mots- René ouvre son dictionnaire Larousse toujours avec envie, s’interrogeant joliment sur la langue. Alors pour accompagner ce père artiste, l’écriture de Guy Boley est délicieusement poétique- tout devient poésie : l’enclume, la forge, les chemins de fer, la boxe. Tout est esthétisé, poétisé pour glorifier ce père atypique qui n’a eu de cesse de rêver. Et puis il y a Pierrot, son ami de toujours, passionné de lecture, devenu prêtre , qui lui offrira finalement le rôle de sa vie au théâtre- un rôle qu’il abandonnera subitement car la vie est violente et cynique parfois.
C’est un roman tendre, pudique, drôle qui au-delà de l’hommage au père est aussi un récit sur le temps qui passe, rappelant que l’homme n’est que de passage, que rien ne dure, pas même les héros et qu’il faut faire en sorte de ne pas les oublier. – Sandra Moncelet
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« La vie n’est qu’une longue perte de tout ce qu’on aime » Victor Hugo. Guy Boley raconte son père qu’il a mal compris, mal aimé durant son enfance. Un peu honteux parfois de ce père, forgeron-chanteur d’opérettes, boxeur. Autopsie d’une enfance mal vécue, passage à l’âge adulte rédempteur. Il m’a manqué l’émotion dans cette énumération pragmatique, décorticage d’une vie d’artiste qui n’a pas pu s’exprimer pleinement. Amour sous exprimé ponctué de silences, pudique entre ce père et ce fils. Hommage posthume à ce père qu’il a aimé sans avoir su pleinement l’exprimé avec des mots. Pourtant, le sujet est touchant. Le style parfois emphatique, la redondance des expressions, même si le vocabulaire est particulièrement choisi, m’ont fait manquer l’émotion. Je ne connaissais pas cet auteur, peut-être aurais-je une autre opinion si j’avais lu son précédent roman encensé par les lecteurs ? Un roman, un lecteur : une rencontre. C’est un rendez-vous manqué entre père-fils, romancier-lectrice. Le charme de la plume n’a pas opéré. Guy Boley propose un roman que l’on abandonne pas, intriguant, qui trouvera son lecteur sans nul doute. – Laurence Lamy
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« Alors dans Besançon, vieille ville espagnole, Jeté comme la graine au gré de l’air qui vole, Naquit d’un sang lorrain et breton à la fois Un enfant sans couleur, sans regard et sans voix ».(Ce siècle avait deux ans, Victor Hugo, juin 1830)
Pour moi, Besançon évoquait jusqu’ici la naissance de notre Victor Hugo national. Désormais (et sauf si j’oublie ce livre et ma chronique) je vais devoir y rattacher la naissance du père de Guy Boley, l’auteur de ce roman ou plutôt de cette auto-fiction puisqu’il nous y raconte de façon très personnelle la vie imaginée et vraie d’un père qu’il vénère. « Mon père, ce héros », s’applique-t-il à nous répéter.
Nous voilà donc au « Dépôt », ferroviaire, apparemment, de Besançon où René Boley exerce le métier de forgeron. Nous sommes dans la première moitié du vingtième siècle, le travail du fer et de la fonte est encore essentiel et c’est tout un petit monde qui vit là, celui des cheminots et de leurs familles. On trouve tout sur place, hôpital, loisirs, école : l’entreprise rythme la vie des cheminots et s’occupe de tout. Un monde assez clos, fréquent à cette époque. On trouvera la même chose chez De Wendel en Lorraine comme dans d’autres grandes entreprises, métallurgie, textile, mines. Une sorte de capitalisme social qui eut son utilité à l’époque.
René est donc forgeron mais il se passionne pour la boxe vers laquelle l’a dirigé sa mère pour une raison simple : éviter qu’il ne devienne un de ces homos tant décriés et moqués qui jettent l’opprobre sur la famille.
La chance veut qu’il se passionne pour le « noble art » et y devienne champion amateur. Comme quoi le hasard peut bien faire les choses. Cerdan et Mohamed Ali deviennent ses modèles.
Bien, tout cela dure la moitié du roman (qui n’en est pas un, je le redis) et, très franchement, ne m’intéresse guère. Aucun intérêt pour les gars qui se démolissent le portrait, de surcroît le style est aussi lourd qu’un bloc de fonte, entre mots savants savamment jetés au fil des phrases, citations littéraires disséminées sans guillemets (et cela devient un jeu de les déceler), procédés stylistiques lourdement employés (Ah ! ces interminables accumulations…!) : bref, j’ai failli refermer le livre à la moitié.
C’eut été une erreur, car la seconde moitié du livre traite d’un autre sujet : la découverte par René, l’illettré amoureux du Petit Larousse illustré, d’une passion pour le théâtre. Pierrot, l’ami d’enfance de Guy devenu abbé, se lance dans la programmation d’un spectacle théâtral ayant pour thème la vie et surtout la mort de Jésus. Et voilà notre cheminot devenu comédien, incarnant le Fils de Dieu sur la Croix. Sacrilège ? Non pas, tant il y met d’application et finit par proposer une vision du Christ en Croix digne de Pasolini.
Certaines pages sont superbes et bien sûr, particulièrement celles qui évoquent la fin de ce père d’abord légèrement dédaigné puis respecté, admiré, adoré par son fils, Guy Boley.
Il y a quelque chose de touchant dans ces pages, déclaration d’amour à un père, vibrant hommage d’un fils qui répare des sentiments trop froids, trop égoïstes et dédaigneux à l’égard d’un homme simple. Une relation père-fils qui peut toucher nombre de lecteurs tant on peut s’y reconnaître. – Évelyne Grandigneaux
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J’ai eu beaucoup de mal à rentrer dans l’histoire. Ce que je lisais ne me déplaisait pas, l’écriture non plus, mais je ne trouvais pas la clef qui me permettrait véritablement d’entrer dans ce roman. Un roman qui parle du père du narrateur, René, un boxeur amateur amoureux des mots qui n’a pas eu l’enfance qu’il méritait. Son père est mort alors qu’il était encore dans le ventre de sa mère, une femme au mode de vie rural qui estimait que lire était une perte de temps. Son fils était un sensible, ne répondait pas aux moqueries et chahuts, alors elle l’a inscrit à la boxe. Il avait un meilleur ami, avec qui il partageait la passion des lettres.
Et c’est lorsqu’ils sont arrivés à l’âge adulte que l’histoire m’a conquise. Les deux garçons, maintenant hommes, sont toujours amis. Mais si René est forgeron et un grand boxeur, Pierrot a choisi la voie de Dieu. Et par amitié, René accepté de jouer le rôle de Jésus dans le spectacle que veut organiser le « père abbé ». Le narrateur décrit la hargne que son père a mise pour apprendre son rôle et l’incarner, lui qui était au départ un piètre comédien. Il y avait de quoi être fier. Mais les années passant, son fils s’est détourné de lui, s’est moqué, ne venait plus voir ses momies de parents que pour profiter d’un foyer chaud et d’un bon repas. Le père était son héros mais il l’a laissé sombrer avant de le lui dire.
Plus ça allait, plus ce roman me bouleversait. Je suis à la fois très peinée pour René, qui me donne l’impression de ne pas avoir eu une vie à sa mesure. Et pour le narrateur, qui comprend qu’il a abandonné son paternel. René est un personnage lumineux qu’on n’a pas laissé briller.
Contrairement à ce que ma première impression laissait envisager, j’ai aimé ce roman. C’est triste, mais beau. J’ai adoré l’écriture de Guy Boley, avec cette pointe d’humour pleine d’ironie qui donne un ton désabusé au récit. Un ton désabusé qui trahit le coeur meurtri de son narrateur. Même si parfois il donne une image de son père peu reluisante, il a su dresser un beau portrait de René et lui rend magnifiquement hommage. Il l’érige en héros mais nous le montre en tant qu’homme, avec ses forces et ses faiblesses. Ce que j’en retiens surtout c’est sa prestance et son intégrité, son humilité. Un roman touchant que je pense relire un jour. – Vanessa Natiora

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Une réflexion sur “Quand Dieu boxait en amateur – Guy Boley

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