Objet trouvé – Matthias Jambon-Puillet

“ Disparaître n’est jamais le plus compliqué. On peut s’effacer comme on appuie sur un interrupteur. Il suffit de ne plus sortir, de ne plus parler, de ne plus penser. Un coup tu me vois, un coup tu me vois plus. Non, la véritable épreuve, c’est de refaire surface, de naître une seconde fois, prendre de nouveau sa première inspiration.”

Objet trouve

C’est une histoire curieuse, surprenante, une histoire qui bouscule, qui interroge, une histoire qui dérange. C’est l’histoire de Marc et Nadège, de Marc et Sabrina, de Nadège et Antoine, et d’Enzo. Alors qu’il s’apprête à épouser Nadège, enceinte d’Enzo, au cours de sa soirée d’enterrement de vie de garçon, Marc disparaît, s’évapore. Nadège, pour survivre à cette immense douleur, se cramponnera à son amour pour son petit garçon, puis à celui d’Antoine, un homme solide, présent, vivant, qui ouvre ses bras et son cœur à cette jeune femme à la dérive et à son fils.
C’est une histoire qui aurait pu être simple, voire banale, elle sera tout sauf cela. A partir d’un simple coup de fil, Mathias Jambon-Puillet va non seulement bouleverser la vie de Nadège, mais aussi entraîner son lecteur vers un univers en ombres et lumières où les codes changent, où les convictions vacillent, où la douleur se fait caresse et la violence amour. Et le lecteur le suit…
Bien sûr, ici aussi, on pourrait décider qu’il va trop loin, choisir de s’arrêter, refuser de poursuivre sur cette pente glissante et troublante, mais ce serait nier l’évidence : ce jeune auteur a du talent !
Dans une langue à l’élégance discrète, il parle de sexe en soulevant son chapeau, de bondage en vous tenant la porte et de latex comme d’autres d’un Prince de Galles. En découvrant certaines scènes d’un érotisme « classieux », on songe à la lointaine « Histoire d’O », à sa beauté glaciale et sulfureuse, à la fascination qu’elle a pu exercer sur ses lecteurs et l’on se dit qu’il fallait un certain culot et beaucoup de finesse pour accoler, en 2018, sans rougir et dans une même phrase, « amour » et « soumission ». – Magali Bertrand
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On pourrait dire de ce roman qu’il est gênant, troublant, brûlant... Mais franchement (et au risque de me tromper ) je trouve que ce livre ne doit pas être résumé aux pratiques sexuelles alternatives qu’il raconte… car oui, il est aussi question de ça quand même !! Je pense que ce livre parle aussi de nous, de notre rapport aux autres, de notre rapport à nous-mêmes. On ne sait jamais qui sont au fond ceux que l’on croise ou que l’on côtoie ou ceux avec qui on vit. Et se connaît-on soi même ? C’est un livre qui interroge- sous un angle inhabituel (enfin pour moi).
D’ailleurs tout au départ est une énigme: Le titre- Objet trouvé- cet objet protéiforme tout au long du récit- Les premières pages qui s’ouvrent sur une énigme comme un bon roman policier- L’histoire de Marc et ses 3 années d’absence.
Très rapidement Mathias Jambon Puillet réussit à capter notre intérêt dans un triptyque amoureux envoûtant poussant toujours un peu plus le lecteur à lever le voile sur ces personnages aux prises avec les autres mais aussi avec eux-mêmes. Un triptyque amoureux qui dure 3 ans…
La veille de son mariage Marc disparaît totalement de la vie de Nadège enceinte de leur 1er enfant. 3 années au cours desquelles il vivra entièrement soumis et dévoué à Sabrina qui l’initiera au milieu BDSM- disparaître de sa propre vie-pour devenir l’objet de tous les désirs de celle qui le domine.
Mais plus qu’un livre sur la sexualité décomplexée, ce roman offre une réflexion sur la complexité de l’homme, de l’amour, du couple et ses doutes, il parle de la virilité et pose la question de notre identité profonde dans une société où nos vies sont normées par des codes qui nous obligent. Alors je me suis surprise à être émue, troublée par l’éclairage que donne ce récit à nos vies… Mais pour ça il m’a été nécessaire de ne pas me bloquer devant les passages masochistes- pas très difficile, car ces pratiques ne sont jamais racontées avec vulgarité, au contraire. Ainsi, si vous adhérez à cet angle original , alors vous pourrez apprécier le regard que porte Matthias Jambon Puillet sur la complexe vérité de l’homme. Ce livre pourrait alors devenir l’《objet 》de toutes vos curiosités. – Sandra Moncelet
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Les comportements humains sont à la fois complexes et imprévisibles , et c’est la même chose pour les perversions sexuelles . Marc, qui vit avec Nadège , et dont il attend un enfant, part un soir (on est, je suppose, en 1968) enterrer sa vie de garçon . Il disparaît complètement des radars . Personne ne l’a revu , aucune trace de lui nulle part, on a l’impression que la terre l’a englouti . Et cela pendant plus de trois ans. Pensant ne jamais le revoir, Nadège se met en ménage avec Antoine , qui devient un père de substitution pour Enzo, le fils de Marc. Jusqu’au jour où , alertés par les voisins , les pompiers enfoncent la porte d’un appartement et découvrent le corps inanimé d’une jeune femme, Sabrina, habillée de cuir noir, et à ses côtés , un homme menotté et déshydraté. On a retrouvé Marc. Sabrina est vêtue de cuir des pieds à la tête, longues cuissardes, bustier maintenu par des dizaines de rubans croisés et gants de cuir. Elle est la maîtresse. Nadège veut comprendre, elle remonte, avec l’aide de ses amies, la piste de Sabrina, va sur les sites BDSM que la jeune femme fréquentait avant sa mort, et découvre que le couple se rendait parfois à des soirées très spéciales, où des femmes exhibaient leur objet sexuel. Au-delà des apparences ( le sexe alternatif , la soumission , les codes , etc..) , il reste une dimension non négligeable , c’est l’amour entre deux êtres . Car , au fond , qu’est-ce que l’amour ? La recherche du plaisir est-elle antinomique avec les sentiments ? Et puis , question fondamentale, qu’est-ce que l’être humain ? Autant de questions sans réponses. En matière de sexualité, nous différons fondamentalement de l’animal : nous faisons l’amour en toutes saisons, dans toutes sortes de positions, et la recherche du plaisir passe largement avant la procréation . Ce roman m’est apparu comme un objet non identifié, très loin des codes habituels de l’écriture que je fréquente. Au moins, ce premier romancier impose sa différence . – Michel Carlier
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Les histoires d’amour finissent mal…en général…
Est-ce une histoire d’amour ? Quoiqu’il en soit, ce roman ouvre un regard sur un monde stigmatisé, celui du BDSM et encore, ce n’est qu’un petite fenêtre ouverte sur une diversité de comportements sexuels, comme nous l’entrevoyons dans les moments du récit qui se déroulent chez Mme K. Derrière la vitrine du sexe atypique, résonne fortement l’emprise et l’étouffement des parents de Marc, la perversion est-elle vraiment chez les personnages auxquels nous songeons en premier lieu ? N’est-il pas pervers, de la part des parents de Marc, de l’infantiliser ainsi à l’âge adulte et de lui avoir jamais laissé exprimer qui il était, ses émotions, ses envies, son avenir ? Disparaître pour s’affirmer, pour renaître, pour réinventer, pour sortir des schémas préétablis, des relations mortes avant d’avoir vécu. J’ai aimé le lien entre l’étouffement parental, la négation de l’existence de Marc et la liberté d’être, que choisi le personnage. Le thème du BDSM n’est qu’un prétexte à la psychologie des relations humaines. – Anne Richard
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J’ai beaucoup aimé ce roman que j’ai trouvé audacieux pour le thème qu’il aborde, appelé pudiquement sexualités alternatives en 4ème de couverture, et si je ne comprends pas toujours le choix des pratiques BDSM et les choix faits dans le récit en particulier à la fin, ce n’est pas l’essentiel du roman, n’y cherchez pas un roman érotique ou pornographique. L’intrigue va bien au-delà, posant en filigrane des réflexions sur l’amour, la nature du plaisir, le rapport à l’autre, en usant d’une construction particulièrement réussie. C’est avant tout une histoire d’amour. Pas ordinaire, certes.
Un premier roman que je trouve très réussi, mais qui pourra de toute évidence choquer selon la capacité de chacun à aborder des sexualités différentes et moins communes. Ce n’est pas pour autant qu’on y adhère ou les comprend, mais la littérature a ici un rôle dérangeant plutôt bienvenu, sans jamais être vulgaire. – Laure Alberge (Les jardins d’Hélène)
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Un roman déroutant et dans un registre qui m’est inhabituel…
Lorsque j’ai commencé ce roman je n’avais pas lu la quatrième de couverture, j’aime l’effet de surprise. Et bien pour ce roman, la surprise était au rendez-vous ! J’ai d’abord pensé à un roman policier et bien pas du tout… J’ai découvert le monde du BDSM. Pour tout avouer c’est la première fois que je lisais un roman que l’on pourrait classer “érotique” selon moi.
Dès le début du roman j’ai voulu connaître la suite de cette épopée. Marc est sur le point de se marier avec Nadège, enceinte de lui. Le soir de ses fiançailles, il disparait au bras d’une ancien amourette de lycée, Sabrina. Il sera considéré comme disparu, voir décédé par ses proches sans que corps n’ait été retrouvé. Une histoire d’amour particulière va se tisser entre Marc et Sabrina. Elle va l’obliger, l’initier, on ne sait plus trop aux pratiques BSDM.
A travers ces pratiques peu singulières, peu comprises et assez méconnues de tous, on va découvrir la complexité des relations humaines et amoureuses. Un roman qui peut sembler dérangeant mais qui est très bien construit et que l’on prend plaisir à lire, parfois à notre grande surprise compte tenu du thème peu commun. Une belle réussite ! – Nina Busson Boulonne
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Mais quel est cet objet trouvé qui donne son titre à ce premier roman prometteur ? Un talon brisé ? Marc, héros passe-muraille ? A moins que cela ne soit la quête de l’amour absolu ou de la liberté d’être soi et d’assouvir ses fantasmes ?
Au petit jeu des devinettes, Matthias Jambon-Puillet excelle. Chaque lecteur pourra trouver sa réponse dans ce récit protéiforme, que certains pourront considérer au choix comme un thriller, un roman érotique, ou un roman d’apprentissage dans son acception classique…
D’une construction extrêmement fine, ce roman au style maîtrisé m’a séduit, non par tant pour l’apport de connaissances en matière de BDSM, que par les thèmes philosophiques transversaux qui habitent le récit, et sont au cœur des problématiques de personnages, Marc en tête, mais également Sabrina, Nadège et Antoine.
Peut-on s’affranchir de son passé ? Est-on vraiment libre d’aimer ?
Une expérience de lecture existentielle, placée sous le signe d’Eros et Thanatos… – Catherine Pautigny
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Je ne savais pas trop à quoi m’attendre tant la couverture de la collection dirigée par Jean-Baptiste Gendarme pour les éditions Anne Carrière est peu informative avec son titre coloré sur fond violet.
Cette lecture m’a un peu sortie de ma zone de confort, si tant est que j’en ai une… Au-delà de l’ambiance BDSM qui n’est pas mon domaine favori en littérature, ce roman développe des problématiques intéressantes et les illustre de manière originale. Si certaines scènes m’ont un peu gênée, je suis vite passée outre les codes et stéréotypes décrits et les distributions des rôles, évidentes ou pas, entre maîtres(ses) et soumis(es), entre dominant(e)s et dominé(e)s, pour essayer de saisir le sens profond de ce livre ou du moins de trouver d’autres clés de lecture.
Les personnages principaux ont du mal à entretenir et à faire perdurer des rapports sociaux, amicaux, amoureux. La vie de couple relève de l’utopie à la fois pour Nadège dont le fiancée et père de son enfant a disparu, pour Antoine qui assure juste un intérim auprès d’elle, pour Marc qui a fui le mariage prévu et pour Sabrina qui mène sa vie comme un puzzle dont les pièces s’emboitent sans interagir entre elles.
Le triangle amoureux habituel est ici valorisé par des pratiques de sexualité alternatives qui mettent en lumière la difficulté à s’engager dans une relation selon les attentes et les peurs de chacun.
Le récit de Matthias Jambon-Puillet se décline en une suite de points de vue ; celui du prologue pose simplement le cadre et c’est original, à la fois factuel et superflu. J’ai un peu regretté qu’Antoine n’ait pas droit à sa petite partie lui aussi et qu’il se trouve relégué dans l’épilogue. Le fait que ce soit Nadège qui trouve la clé du mystère est peut-être un peu tiré par les cheveux, mais ce roman n’est pas une enquête à proprement parler… L’écriture est d’une redoutable efficacité et fait oublier ces détails.
L’objectalisation acceptée par Marc, sa servitude volontaire et dérangeante met en évidence plusieurs formes de neutralisations, au niveau psychologique d’abord ; en effet, avant d’être trouvé, un objet est perdu… Ici, Marc a disparu et a été trouvé par Sabrina qui, elle-même, s’était un peu perdue d’une certaine manière. Il n’a eu aucune peine à disparaître, à devenir introuvable et à se réaliser dans une parenthèse spatio-temporelle. Son silence et sa passivité ont pris sens, à plus forte raison dans notre société qui prône l’activité.
Le fétichisme m’est apparu comme une forme de neutralisation par autrui ; les accessoires agissent sur le corps, le contraignent physiquement et physiologiquement.
Enfin, il y a une neutralisation de type moral. Les dictionnaires définissent en général le sadomasochisme comme une perversion sexuelle qui associe des pulsions complémentaires. Le BDSM définit toutes les pratiques qui font intervenir le bondage, la domination, le sadisme et le masochisme, la soumission et les punitions. Dans Objet trouvé, celles et ceux qui s’y adonnent sont au-delà de la notion morale de bien et de mal ; s’il y a bien de l’affect, il n’y a plus de jugement et une forme de respect mutuel régit les échanges : tant pour dominer que pour se soumettre, les pratiquants se révèlent paradoxalement très réceptifs les uns aux autres, même si cela ne se voit pas de manière évidente.
Matthias Jambon-Puillet m’a agréablement surprise ; je n’avais pas envie de me plonger dans une ambiance érotique en nuances de Grey et son roman, heureusement, est bien plus que cela… Il arrive à démontrer que les actes normalement qualifiés de violents ou d’agressifs qui se justifient essentiellement par leurs effets psychologiques et corporels, peuvent aussi être considérés comme autant de moyens de communication. En effet, Sabrina avec Marc, Marc avec Nadège et même Antoine avec Marc se révèlent capables de décrypter un état intime, affectif, libidinal ou physiologique, ce qui implique une bonne attention et une certaine capacité d’évaluation et d’écoute.
Avant de conclure, j’ai un aveu à faire… Comme l’auteur pour écrire son livre, je suis allée un peu traîner sur certains sites Internet pour mieux comprendre de quoi il retournait exactement. J’ai ainsi découvert quelques excellents articles sur Cairn.info, notamment… (What did you expect !?)
Avec Objet trouvé, Matthias Jambon-Puillet sort des sentiers battus et propose des pistes de réflexion, sans tabou ni jugement : à découvrir.  – Aline Raynaud
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Après la lecture de ce livre, je ressens du dégoût, la sensation de toucher à quelque chose de très malsain, d’entrer aussi dans un monde totalement parallèle où toutes les règles du jeu ne sont pas les mêmes.
Je me suis posée les intentions de l’auteur. J’ai vu qu’il s’était frotté à ce monde étrange pour écrire son livre. Mais pourquoi vouloir écrire sur ce sujet ? C’est très intrigant. Mon imaginaire débordant imagine tout un tas de choses.
Pour finir, un passage qui m’a fait froid dans le dos : « Quand il ne tourne pas la page, Marc se gratte le cou, se passe la paume contre la nuque. C’est un réflexe, le collier lui manque ». La fin du livre est absolument horrible (et affreusement pitoyable). Je parle de l’histoire bien sûr car l’écriture, elle, est maîtrisée. – Chantal Guérinot (voyage au bout de mes livres)

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Rien qu’à la lecture de la quatrième de couverture je savais où je m’engouffrais. Ce genre de thème, le sexe alternatif, n’est pas trop ma tasse de thé mais en lisant, je l’ai abordé comme un polar, axé sur la disparition de Marc. Et au fil des pages je me suis surprise à porter de l’intérêt sur ces pratiques peu conventionnelles. Matthias Jambon-Puillet nous immerge dans un monde ‘tabou’ avec une construction de récit en trois points de vue, trois protagonistes qu’il considère comme des objets du quotidien. Il n’a pas peur de parler de sexe, même si cela peut en choquer certains. À vous d’avoir l’esprit ouvert, ce roman est une véritable réussite. – Héliéna Gas (mes écrits d’un jour)

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Attention chaleur ! Ce premier roman pourrait bien faire rougir les joues, choquer, déranger et pourtant il est extrêmement audacieux et réussi ! À travers cette mise en avant d’une sexualité alternative, de la soumission, la domination, de ces jeux de rôles et d’amour, Matthias Jambon-Puillet, sans jamais être vulgaire, nous amène à une véritable réflexion sur le corps. Sa perception, son appropriation, sa connaissance. Il nous présente aussi une réflexion sur l’amour entre deux êtres, deux chairs, deux corps. Sur ces corps qui s’appellent, qui souhaitent se satisfaire l’un, l’autre. Sur la recherche du plaisir pour chacun. Qu’est-ce qu’aimer ? Que sommes-nous prêt à accepter ? Pouvons-nous prendre plaisir dans une pratique qui ne nous ressemble à priori aucunement ? Peut-on jouir de la soumission ou de la domination ? N’est-ce pas finalement ce qui régit nos sociétés… Mais bien au-delà de ces questionnements, Objet trouvé interpelle également sur les relations et leurs complexités. De l’amour à l’emprise parentale en passant par les relations professionnelles ou amicales, le regard de soi et des autres, rien n’est laissé au hasard. On ne le perçoit pas immédiatement, c’est subtil, vous prend par surprise. Et vous fait cogiter un long moment après avoir refermé le livre.  Matthias Jambon-Puillet mène habillement son sujet, loin des codes classiques. Il ose. Sans complexe. Et qu’il est bon parfois de sortir des sentiers battus, du « communément admis », de flirter avec l’amoral. Ouvrons nos esprits. Cela ne veut pas dire que nous devons essayer le BDSM (je vous vois déjà souffler de soulagement !) mais sortons de ces carcans sociaux qui pèsent. Explorons, réfléchissons avec tout ce que la littérature est capable de nous offrir comme sujet ! – Amandine Cirez (L’ivresse littéraire)

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J’ai refermé ce livre hier soir et je cherche encore un sens à ce titre. de quel objet est-il question? D’un talon de douze centimètres? D’un journal intime? D’un accessoire de fétichisme? du corps de Marc, retrouvé menotté dans la salle de bain? du livre lui-même? Pourquoi pas cette dernière définition, car ce livre, effectivement, peut être considéré comme un « objet » à part dans la littérature actuelle. L' »objet » même du récit est plutôt étonnant au milieu des romans dits contemporains. Il serait plutôt digne de collections pour public averti: le BDSM, pour Bondage, Discipline et Soumission Masochisme. J’avais eu un aperçu de ces pratiques dans le dernier Grangé mais sous couvert d’un thriller, j’ai trouvé cela moins choquant. Après, je conçois qu’il en faut pour tous les goûts en ce qui concerne les pratiques sexuelles… Bref, Marc, le personnage central de ce roman, a disparu durant trois années, depuis son enterrement de vie de jeune homme. Sa promise, Nadège, venait tout juste d’apprendre sa grossesse. Sale coup du destin. Marc disparaît des radars avant de réapparaître, nu et entravé dans la salle de bain d’un appartement appartenant à une jeune femme retrouvée morte et vêtue d’un costume en latex qui ne laisse aucun doute sur ses derniers projets… Comment Nadège va t elle accepter le retour de celui qu’elle a voulu épouser, dont elle a eu un enfant seule, et qui l’a laissée sans nouvelles pendant tout ce temps?
Un premier roman au sujet dérangeant, bien écrit, mais petit bémol tout de même sur certaines invraisemblances à mes yeux…  – Valérie Lacaille
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C’est dérangeant. Bien mené. C’est courageux. Bien écrit. C’est cru. Ça m’a plu et en même temps ça m’a un brin écœuré, attristé et toutafé intéressé ! Pas de fioritures dans ce roman, ni de complaisances. L’écriture est lisse, presque froide. Simple. Les descriptions sont techniques. Il est question de sexualité donc mais pas seulement. Dans ce roman, il s’agit aussi de liberté, de choix de vie, de responsabilité et d’engagement… Et d’amour pardi ! Des questions universelles abordées par le prisme de la sexualité « alternative » et de la littérature surtout… Un livre à découvrir, qui fait réfléchir plus que ce qu’il ne choque et qui permet, évidemment, de sortir de sa zone de confort. C’est exactement pour ce genre de livre qui détonne que j’aime l’aventure des 68 premières fois.      – Framboise Lavabo (sur le blog de Noukette…)

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« Objet trouvé » est un roman original pour décrire les complexités de l’être humain, de la vie de couple, le besoin de liberté, la sexualité, l’exploration d’alternatives pour conserver le désir. Dans ce premier roman, Matthias Jambon-Puillet ose l’exploration d’un sujet qui pourrait être dérangeant. Il réussit avec brio à le rendre plaisant et intéressant sans tomber dans la vulgarité et l’immoralité. On se laisse surprendre par ce récit qui ne manque pas de rebondissements. Matthias Jambon-Puillet a incontestablement du style. Je n’ai pas été particulièrement emballée par le sujet, mais ce roman ne manque pas de piquant et vaut tout de même le coup d’être découvert. – Lilia Tak-Tak (la madeleine de livres)

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Voilà un roman que je n’aurais certainement pas lu s’il n’avait pas fait partie de la sélection des 68 premières fois. Il m’a fait sortir de ma zone de confort et j’ai été très surprise de constater qu’il ne manquait pas d’intérêt. C’est un roman surprenant et audacieux bien écrit et bien construit, très agréable à lire malgré son thème dérangeant. L’auteur ne décrit pas de scènes inutilement choquantes, il n’y a rien de sordide, aucune complaisance aucune vulgarité dans ce livre, il ne porte aucun jugement. Il est question de sexualité mais aussi et surtout d’amour, de liberté, de choix de vie. L’auteur met en scène un jeune homme qui disparaît pour explorer une autre facette de lui-même, pour fuir l’étouffement que lui a fait subir ses parents. Disparaître et choisir la liberté d’être soi-même… Ce roman explore la complexité des relations humaines, du couple et offre des pistes de réflexions au delà de l’univers du sado-masochisme évoqué. L’auteur a accompli la prouesse, à partir d’un sujet scabreux, d’écrire un beau roman, c’est une preuve de son talent. – Joëlle Guinard (les livres de Joëlle)

 

 

 

 

 

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