L’attrape-souci – Catherine Faye

Dépaysement assuré ! Direction Buenos Aires sur les traces du petit Lucien, « oublié » par sa mère lors d’une séance shopping, seul dans un pays étranger… Roman d’apprentissage avec un côté feel-good bien tempéré par la réalité des épreuves qui attendent Lucio sur son parcours, mais un roman lumineux qui recueille de nombreux suffrages des lecteurs qui se sont laissé émouvoir.

L Attrape-souci

« Donc vois-tu, quand tu as un souci, n’importe lequel […] tu glisses une des petites poupées sous ton oreiller, tu le lui confies et le lendemain matin, quand tu te réveilles, plus de souci, il s’est envolé. »
C’est peu après avoir adressé ces mots à Lucien que sa mère s’est envolée elle aussi. Ils étaient dans une librairie, elle s’est éloignée, et n’est plus revenue.
Voilà le petit garçon de onze ans laissé à l’abandon en Argentine, à Buenos Aires. Dans le pays de sa mère, mais un pays qu’il ne connait pas. Elle lui a heureusement appris l’espagnol, ce qui lui permet de se débrouiller et de se fondre dans la masse des Argentins bien qu’il soit bel et bien français.
De fil en aiguille, Lucien va faire des rencontres extraordinaires. Un attrape-souci de 11 ans qui va attirer les sympathies de personnes très différentes et enrichissantes, chacune à leur manière. Un petit garçon auprès desquels ils vont oublier leurs soucis.
Tout d’abord il y aura Gastón, un homme fatigué de ramasser des papiers et cartons pour survivre dans un bidonville. Lucien apprendra auprès de lui la situation politique dramatique du pays et la misère, mais aussi le courage et la bienveillance. Ce sera le premier caillou de son chemin en Argentine.
Puis il y en aura d’autres, que je ne vous dévoilerai pas, qui lui permettront de se frayer surtout un chemin vers lui-même. De se libérer d’une mère qu’il adorait malgré ses imperfections, de quitter l’enfance pour tendre vers l’âge adulte. De grandir avec sa personnalité envers et contre tout, en dépit des embûches et des désillusions.
J’ai adoré cette histoire aux allures de fable en même temps que de roman initiatique. Il y a du vraisemblable et de la folie, des moments tendres et des moments très durs, des rencontres qui font du bien et d’autres qui blessent.
L’attrape-souci me laisse le sentiment d’un roman très coloré et sensoriel, car Catherine Faye insiste beaucoup sur les décors et les odeurs, les goûts, les textures. J’ai adoré son univers, qui m’a mis de l’espagnol plein la tête, m’a revêtue d’un exotisme enivrant et m’a fait vivre une aventure palpitante aux côtés de Lucien. – Vanessa Natiora
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C’est en hésitant à choisir un attrape-souci dans une librairie de Buenos-Aires que Lucien a perdu sa mère. A moins que ce ne soit elle qui l’ait perdu ? Devenu Lucio, le garçon de 11 ans arpente cette ville inconnue et y fait des rencontres surprenantes qui l’aident à trouver son propre chemin. Commencée comme le pire des cauchemars, son histoire s’illumine peu à peu grâce la force insoupçonnable qu’il trouve en lui. Sans besoin de petites poupées porte-bonheur.
Construit comme un conte initiatique où le merveilleux se niche au cœur de la rue, chez les pauvres gens et les laissés pour compte, le roman de Catherine Faye dessine toute une géographie de la misère sociale mais aussi affective. Petit poucet urbain, Lucio/Lucien trace sa route au fil des rencontres, au fil de souvenirs douloureux qu’il ne veut exprimer, ancré dans sa détermination à retrouver l’amour de sa mère, avant de « gommer » le fardeau qui l’alourdit.
Une belle histoire de vie, vivement et joliment racontée. – Merlieux Lenchanteur
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Il en a du courage et de la volonté, ce petit garçon de onze ans au début du roman et qui va grandir à grande vitesse dans les quartiers de Buenos-Aires où sa mère l’a « perdu » devant une librairie .
Lucien – vite devenu Lucio en Argentine, est bien petit quand débute ce livre, il en est encore à vouloir une sorte de doudou indien, poupée-fétiche en vente dans la librairie, petit porte-bonheur qui attrape les soucis des enfants qui ont du chagrin pour les en délivrer.
Si seulement il avait pu en acheter un ! Au lieu de cela, sa mère l’a laissé en contemplation devant ces objets prometteurs, partie, enfuie, perdue elle aussi ? On n’en sait rien. Une mère peut-elle délibérément abandonner son enfant dans un pays étranger où il ne connaît personne et n’a aucun repère ? Oui, c’est vrai, les parents du Petit Poucet l’ont fait, mais c’était il y a longtemps. Et puis c’est un conte, pas une histoire du 21ème siècle !
Alors, comment va-t-il se débrouiller ce gamin ? On va le suivre au fil de ses rencontres, comme un picaro en gros honnête et débrouillard, entre « cartoneros » compatissants, prostituées gentilles, enfants des rues étonnamment sympathiques et pour finir, jardinier au grand cœur et psychologue un peu bancale mais aimante. De bidonville en bordel, de jardinerie en maison bourgeoise, notre lutin franco-argentin apprend la vie, découvre avec émerveillement le delta du Rio de la Plata, sur fond de tangos de Carlos Gardel et dans un paysage urbain égayé de jacarandas bleus où picorent toutes sortes d’oiseaux exotiques, entre les averses où les gouttes semblent « aussi rondes que des yeux de poisson ».
L’auteure, qui connaît bien ce pays, nous le restitue dans sa beauté un peu sauvage même si on est en ville, les couleurs et les sons se répondent dans leur luxuriance un peu stressante. Notre apprenti de la vie y fait ses premières avec courage, un peu de filouterie aussi et beaucoup d’à-propos. Comme un enfant, il observe et conclut à sa façon très directe et sans chichi comme pour cette femme, « jeune par-derrière et vieille par-devant » !
Au final, en neuf mois, comme pour une nouvelle naissance, Lucio est devenu un grand.
On est plein de sympathie pour ce gamin attachant et malheureux, on apprécie l’évocation de Buenos-Aires, de ses habitants entre centre, banlieues huppées et quartiers misérables.
Un premier roman prometteur, on attend avec intérêt la prochaine publication de Catherine Faye. – Evelyne Grandigneaux
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Une belle découverte que ce premier roman riche en émotions où un petit garçon de 11 ans, Lucien rebaptisé Lucio, va partir à la recherche de sa mère subitement évaporée. Il se retrouve seul dans une ville inconnue, Buenos Aires alors qu’il arrive juste de Paris, sa ville natale.
Sa quête est désespérée faite de survie auprès des plus nécessiteux, une sorte de cour des miracles tour à tour bienveillante ou hostile. Au détour de ses errances il découvre un jardin étrange peuplé de plantes enchevêtrées, de palmiers, de fleurs où il fait la connaissance d’Arrigo le jardinier qui va le recueillir.
C’est à ce moment du récit que mon intérêt de lectrice s’est aiguisé et est allé grandissant. Je me suis retrouvée partagée entre l’envie que l’alchimie fonctionne entre Arrigo et Lucio et le désir qu’il retrouve sa mère – je devrai dire sa génitrice
Le livre est remarquablement bien écrit, les descriptions précises, le rythme est soutenu. L’auteure connait manifestement bien l’Argentine des exclus des et laissés pour compte. L’immersion est réussie et le scénario à la hauteur.
La fin m’a littéralement happée, j’ai craint le pire pour Lucio, je vous encourage à découvrir les ressources inimaginables d’un garçon de 11 ans dont la force de (sur)vivre à ses douleurs est une belle leçon de vie. – Nathalie Chartier – Salou
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Le roman : Lucien, 11 ans, erre dans Buenos-Aires depuis neuf mois à présent. Il a dormi où il a pu, mangé ce qu’il a trouvé, n’a parlé à personne. Au départ, les premiers jours, il espérait encore retrouver sa mère, et puis il s’est perdu dans la ville, a été abrité par Gaston, un clochard, puis par une maquerelle, dans une maison de demoiselles. Il a fui et fui encore, jusqu’à se retrouver chez Arrigo, un jardinier. Puis ses douze ans arrivent. Il n’ose à peine parler à ses hôtes, ne veut rien dire de son passé, et pourtant la vérité l’effleure souvent… Un jour après Noël, alors qu’il regardait des attrape-soucis dans une librairie, Lucien a été abandonné par sa mère.
Le sujet me faisait énormément peur. Je me tenais sur le qui-vive, peu courageuse, prête à abandonner ce roman si jamais mes viscères se broyaient. Et je l’ai terminé avec le cœur gonflé. Un challenge réussi, celui d’avoir rendu ce roman lumineux ! La narration menée par cet enfant de onze ans est d’une justesse parfaite. Cet angle donne au roman un parfum de candeur et d’espoir.
Un joli voyage en Argentine pour un roman très beau et optimiste. – Agathe Ruga
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En 2001, Lucien,11 ans est en Argentine avec sa mère. Dans une librairie, elle lui dit de regarder des petites boîtes, appelées attrape-soucis. Fasciné par ces boites, Lucien ne voit pas sa mère partir et l’abandonner là dans ce pays inconnu dont heureusement il maîtrise un peu le vocabulaire. Il part alors à sa recherche et va errer dans les rues de Buenos Aires et faire des rencontres inattendues, hautes en couleurs: un SDF boiteux et tordu, des prostitués soi disant étudiantes, un jardinier écolo et une psychologue de la Haute..Cet enfant va t il retrouver sa mère ???
On comprend vite la nature des relations de Lucio avec sa maman qui l’a volontairement et consciemment abandonné là, voulant se défaire de ce fardeau. Au fil des pages, Lucio (ou Lucien pour certains) va révéler des moments de sa vie, de leur vie et on comprend bien le détachement de cette « mère » vis à vis de son fils qui va tout de même tout faire pour la retrouver. Il va faire preuve de courage, de déterminisme, d’abnégation. Malgré toutes les difficultés rencontrées, il va continuer à tenir bon, toujours motivé par le projet de retrouver sa mère,de devenir un vrai homme, et d’apprendre un métier qui lui plait, en lien avec la terre grâce à sa 3ème rencontre. Le dessin va aussi être une révélation pour lui. Il trouvera ceux qui l’aimeront, qui l’accompagneront, parmi ses véritables amis qui deviendront peut être ses parents de substitution… Ce roman est un beau roman d’apprentissage où le petit Lucio m’a ému de par son histoire, sa combativité. Les phrases et les chapitres donnent une impulsivité, un rythme fort sympa et j’ai eu, à plusieurs reprises envie de serrer ce petit bonhomme dans mes bras et de le prendre par la main. une belle découverte. – Marie Heckmann
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Sur un coup de tête de sa mère, Lucien âgé de 11ans et celle ci s’envolent pour Buenos Aires. Dans cette grande ville, au gré de leurs déambulations, ils feront un passage dans une librairie où Lucien sera attiré par des boîtes et quand il relèvera la tête sa mère aura disparue. Il va donc déployer un arsenal de moyens pour la retrouver et tenter de comprendre cette disparition.
On se sent l’âme de vouloir aide ce petit garçon débrouillard qui a un côté très attachant.
C’est une histoire belle et triste à la fois qui nous montre comment un gamin chahuté par la vie trouve des ressources pour se sortir de situations parfois très borderline. Ce roman nous montre aussi au sein d’une société en perpétuel mouvement que l’on retrouve de l’humanité chez certains êtres humains mais pas toujours chez ceux que l’on pourrait croire dotés de ce sentiment.
Il y est aussi question de la confiance accordée et de la défiance de plus en plus grande des hommes les uns envers les autres et du comportement des « nantis » qui ne voient plus, ceux qui vivent en marge de la société, comme des êtres humains.
On notera aussi la relation fils mère et la difficulté d’être un enfant non désiré dans une famille monoparentale. – Sy Dola
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un enfant .. rêve.
Quel pire cauchemar pour un enfant que la disparition de la mère ?
L’auteure nous entraine avec lui à la recherche de cette femme énigmatique, imprévisible, fantasmée.
Comme dans les rêves, l’enfant croise des fées noires, des petits génies, des figures grimaçantes, des sorcières roses, on s’occupe de lui, on le rejette, il trébuche, une main se tend, il repart ??
Quelle est la quête de tous ces personnages aux contours flous, d’où viennent ils ? Où vont ils ?
Comment tracer son chemin, quelle voie choisir, quel sens donner à sa vie ?
Où amènerait-on ce petit garçon si on le prenait par la main pour partager un bout de chemin ? – Christiane Arriudarre
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Nous avons tous nos madeleines littéraires, et l’Attrape-souci fait désormais définitivement partie de ma petite géographie intime !
Ni tout à fait feel good book, ni tout à fait conte initiatique, ce premier roman suave et acidulé comme un agrume gorgé de soleil nous entraîne à Buenos Aires dans le sillage de Lucien, 11 ans, lancé à la recherche de sa mère qui a mystérieusement disparue alors qu’ils étaient tous les deux dans une librairie.
Sa course effrénée dans les différents quartiers de cette ville grouillante et tentaculaire sera le théâtre de rencontres insolites, tantôt lumineuses tantôt tragiques avec les laissés pour compte de la société argentine, qui le marqueront jusque dans sa chair et changeront à jamais sa vision de la vie.
Construite à hauteur d’enfant, l’histoire menée tambour battant par Catherine Faye, qui n’est pas sans rappeler les romans d’aventures que nous lisions enfant, convoque les cinq sens du lecteur, qui s’éveille à la sensualité du monde dans les pas de Lucien, devenu Lucio.
Mais quel est donc le secret de ce jeune héros rêveur et déterminé ?
Pour le savoir, plongez vite dans ce roman rafraîchissant et addictif qui vous fera passer du rire aux larmes ; la couverture intrigante du livre pose le décor et vous y invite d’emblée ! – Catherine Pautigny
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L’attrape-Souci de Catherine Faye est un premier roman qui se dévore, malgré des maladresses et une histoire plus que sombre, voire lourde – un enfant de 11 ans abandonné par sa mère et qui va vivre comme un miséreux avant de… S’il y a quelque chose de lumineux, c’est la simplicité du style de ce roman qui nous fait découvrir, sans la juger, l’humanité dans sa grandeur et sa misère. C’est aussi un voyage à Buenos Aires, et cette manière d’évoquer sans s’appesantir les contrastes de cette ville et de ce pays où les quartiers riches sous haute protection côtoient ses favelas miteuses dans une ambiance politique tendue.- Catherine Mézan
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Lucien a 11 ans. Il est arrivé en Argentine avec sa mère et ils visitent et entrent dans les boutiques depuis plusieurs jours. Il ne sait pas ce que sa mère est venue chercher ici, dans une ville qu’elle connait, en le séparant de sa vie parisienne. Mais quand elle l’abandonne, un jour à la sortie d’une librairie, c’est bien entendu tout son petit monde qui s’écroule ! Grâce à la gentillesse et à la bonté de certaines personnes qu’il croise au bord des trottoirs, le long d’une rue, Lucien, devenu Lucio va tenter de donner un sens à ce qui lui arrive… Premier roman tout en couleur, l’histoire de Lucio est attachante. Dans son malheur, il croise des personnages qui lui veulent du bien et qui vont l’aider à aller de l’avant. Mais la vie est dure à Buenos Aires pour un enfant seul et livré à lui-même. L’écriture est rythmée et plutôt jolie, mais j’ai parfois eu un peu de mal avec les multiples rebondissements que doit traverser Lucio. J’ai cependant passé un bon moment aux côtés de ces gens au cœur chaud, qui donnent tout l’amour qu’ils peuvent à ce petit garçon abandonné… – Audrey Thion
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Roman lumineux, plein d’humanité. Ce petit garçon Lucien, Lucio en Argentine, a beaucoup de courage et de volonté. Sa mère est partie en le laissant dans une librairie où celui-ci étaient en contemplation devant des petites boites appelées « Attrape-souci ».
Lucio va se retrouver seul dans la rue et apprendre à grandir au fil de ses rencontres plus ou moins heureuses, avec une fin inattendue.
Très belle histoire que j’ai beaucoup aimée. Belle écriture, belles descriptions : couleurs, odeurs, paysages, comme une impression d’y être et tout ressentir.
Je me suis attachée à ce petit garçon et quitte ce livre avec regret et qui fait que je m’y suis sentie bien.
Premier roman très réussi. – Joëlle Radisson
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Encore plein d’autres avis de lecteurs à découvrir en suivant les liens…
« Un feel-good book qui nous réconcilie avec l’humanité » pour Annie Pineau
« Un roman surprenant qui ne peut laisser indifférent » pour Sylvaine Yvenou
« Un roman riche, exotique, envoûtant… » pour Marie-Claire Poirier
« Un suspense initiatique servi par un bel imaginaire » pour Henri-Charles Dahlem
« Une belle découverte » pour Aline Raynaud
« Un joli premier roman, lumineux, émouvant… » pour Dominique Sudre
« Un roman initiatique exubérant… » pour Françoise Floride-Gentil
« Un roman qui se lit comme un conte pour enfant » pour Nathalie Cez
« Un roman qui a su me toucher à vif… » dit Héliéna Gas
« Une sacrée aventure ! » pour Chantal Guérinot
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