Seuls les enfants savent aimer – Cali

Le chanteur Cali choisit de se muer en romancier pour explorer la blessure d’enfance et ses séquelles indélébiles, la mort de sa mère alors qu’il n’avait que six ans. Retrouver les sensations mais également la voix de l’enfant qu’il était, un pari difficile pour l’adulte qu’il est devenu ; et un exercice qui ne séduit pas forcément tous les lecteurs mais qui bouleverse nombre d’entre eux.

Seuls-les-enfants-savent-aimer

 

De Cali on connait les chansons et l’atmosphère sombre et écorchée.
Aujourd’hui il livre un premier roman, où il raconte la mort de sa mère alors qu’il avait tout juste 6 ans. Le désespoir de ce petit garçon et les difficultés à reconstruire une vie de famille, l’absence de l’être tant aimé et la peine si lourde qu’elle empêche le père de porter ses enfants. On retrouve dans ces lignes toute l’énergie de Cali, les blessures toujours à vif et une violence désespérée.
L’écriture est extrêmement rythmée, peut être l’habitude du format court.
C’est puissant, bouleversant et tellement juste.
On ne peut qu’être touché par ce petit garçon qui s’interroge sur son avenir, qui ne comprend pas comment il va pouvoir vivre sans sa mère et surtout vivre plus vieux qu’elle. Qui ne supporte pas qu’on puisse lui dire de passer à autre chose et continuer sa vie. En même temps les premiers émois amicaux et amoureux viennent lui transpercer le cœur comme « seuls les savent aimer », sans retenue, sans prudence, sans réserve, comme on devrait toujours aimer.
« Une lampe à gaz ronronnait à côté de nous, et par sa lumière légèrement saccadée je te voyais conter tes récits comme dans un vieux film. Tu as posé ton châle rouge sur mes épaules quand je me suis endormi sur tes genoux. Autour de nous régnait une odeur de feuilles et d’herbes qui montait de la forêt et pénétrait dans le moindre recoin de notre demeure. Une odeur de promesses d‘été. Tu me manques à crever, maman. Jusqu’à quand vas tu mourir ? » – Emmanuelle Coutant
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J’aime bien Cali, sa générosité en concert, sa proximité, sa disponibilité et sa gentillesse avec son public. J’ai comme une tendresse indulgente pour ses outrances, ses maladresses, ses rimes parfois approximatives, parce qu’il me paraît indéniable que derrière tout cela il y a une grande sincérité et une spontanéité presque enfantine. Je le découvre ici auteur d’un premier roman largement autobiographique et j’y retrouve tout ce qui m’agace, m’attendrit et quelquefois me bouleverse dans ses chansons : des images poétiques, tantôt frôlant le cliché, tantôt exprimant bellement des blessures mal cicatrisées ; une simplicité de l’écriture qui ne s’embarrasse guère de procédés narratifs ou stylistiques ; une forme de fraîcheur en jolie adéquation avec l’âge dans lequel se resitue le narrateur.
En racontant cette année qui suit la mort de sa maman, alors qu’il avait 6 ans, il met des mots là où ils lui ont manqué, il tente de rafistoler la présence aimée en s’adressant directement à la disparue, il exprime toute cette souffrance et lui donne de multiples formes. Mais surtout il parvient, me semble-t-il, à décrire ce moment où la mort fait son apparition dans l’existence d’un enfant et toutes les conséquences que peut engendrer cette insaisissable prise de conscience. Pour Bruno, soudainement tout devient mort possible : la sienne, l’abandon d’un ami, un séjour en colonie de vacances, le chagrin d’un père…
Cette chronique d’un deuil qu’un enfant ne peut jamais faire force l’émotion, tant elle est écrite de manière sensible. Mais, elle glisse par instants, un peu trop visiblement à mon goût, vers le pathos. Comment en faire reproche à l’auteur ? On sent, on voit, on perçoit à quel point l’absence est encore intolérable et que ce petit garçon, blotti dans une carcasse d’adulte, n’en finit pas de demander consolation. Comme s’il ne pouvait se résigner à l’inexorable.
Pour résumer, j’aime bien ce roman… mais je n’en ferai pas ma lecture de chevet ! – Merlieux Lenchanteur.
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A l’aube de la cinquantaine, Bruno Caliciuri alias Cali troque la composition de ses chansons par l’écriture de son premier roman sous la forme d’une longue et tendre lettre d’amour à sa mère défunte.
C’est à travers le regard du petit garçon de 6 ans qu’il était alors qu’il raconte sa plus grande blessure d’enfance qu’il a vécu seul dans le noir d’une chambre, le dernier adieu à sa mère.
Comment apprivoiser la douleur de l’absence quand à cet âge la perte est subie de plein fouet, que la mort est mise à distance pour ne pas faire souffrir mais que cette distance par effet de boomerang décuple aussi la peur et la détresse d’un enfant.
L’immense chagrin ne s’estompe pas avec le temps mais au contraire s’amplifie avec les jours passés sans l’affection, l’écoute et le réconfort des bras d’une mère adorée partie trop tôt, partie trop vite.
Sa famille est là mais elle ne peut rien contre son chagrin, sa bouée de survie sera son immersion dans ce monde où il est né, sa confrontation aux autres et sa soif d’amour.
Car la vie continue et avec elle, la rentrée à l’école, le regard des autres enfants plus ou moins bienveillants, la première colonie de vacances loin de chez lui, les vexations, les petites bagarres. Les premières blessures au corps et les bleus à l’âme mais aussi les premiers émois amoureux et l’amitié forte et totale avec Alec, son meilleur copain.
Le petit garçon encaisse et endure parce qu’il sait qu’au bout de ce tunnel noir « il y a un passage secret au bout du jour », ce passage je l’espère est cette confession pudique, très bien écrite, juste et sensible de l’adulte qu’est devenu ce jeune garçon.
Malgré les dissonances et le déséquilibre entre le petit garçon qui parle et l’écriture un peu trop grandiloquente de l’auteur qui m’ont empêché d’être vraiment proche du texte, j’ai été sensible à ce beau témoignage d’amour, à ces souvenirs d’une enfance tendre et cruelle à la fois. – Régine Roger
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Il y a de jolies formules dans ce roman. Des phrases qui font mouche, poétiques. Et une vrai recherche d’écriture entre l’enfant de 6 ans malheureux qui essaie d’exprimer ce qu’il ressent et l’adulte qui se souvient (même si c’est un peu bancal par moment). Mais quelque chose m’a tenu éloignée de ce récit. Je crois que, comme Amélie l’a souligné, il manque de la fiction insérée dans la réalité vécue. Ce qui en fait un roman trop larmoyant, à mon goût et qui m’a laissé complètement insensible. L’emphase dans la douleur, même si elle reflète ce qu’un enfant vit (absolument tout avec intensité), ne fonctionne pas ici pour moi. Je crois que j’aurais aimé que l’auteur se détache plus de sa propre histoire pour nous raconter celle de ce petit garçon. Et en faire un vrai roman. – Hélène Goelen
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Roman bouleversant dont le personnage principal, petit garçon de 6 ans m’habite encore. Cali, auteur compositeur, nous livre ici un récit poignant, dont le caractère entièrement autobiographique donne aux sentiments décrits toute leur authenticité. L’histoire s’ouvre sur l’enterrement de sa magnifique maman, tant aimée de tous, de son mari, de ses 4 enfants, ses élèves, collègues et amis. Cet enterrement, auquel on lui a interdit d’assister, le hantera toute sa vie. « Seuls les enfants savent aimer » raconte de manière aussi puissante l’immense amour de cet enfant pour sa maman perdue mais aussi l’amour qu’il va chercher partout autour de lui, auprès des autres. Ce livre met aussi en exergue la force d’un enfant à se projeter dans l’avenir. Dans les premières pages, l’enfant dit : « Mes désirs sont morts, je n’ai plus de plan de vie… » puis 30 pages plus loin : « Pleurer longtemps durant la vie longue qui nous attend, la vie belle, la vie nouvelle. » Tandis que le père éploré, inconsolable, a cette même phrase, très belle, définitive, au début et à la fin du récit : « je ne vais pas mourir tout de suite mais je vais mourir jusqu’au bout ». L’écriture concise, limpide est très efficace. La légèreté du phrasé s’oppose à la lourdeur des sentiments exprimés. L’écriture de Cali me renvoie a celle de Gael Faye dans son roman « Petit Pays ». Deux auteurs compositeurs, à l’enfance écorchée vive, traumatique, qui ont ressenti, à travers leur premier roman respectif, le besoin, l’urgence de se raconter… et c’est très réussi. – Sophie Bernaert
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Comment ne pas être très ému par la détresse d’un enfant de 6 ans qui vient de perdre sa maman. Cali nous raconte son ressenti d’enfant dans ce texte plus autobiographie que roman. C’est l’enfant de 6 ans qui nous parle mais si au début j’ai bien eu l’impression d’entendre un enfant plus le récit avance et plus les réflexions sont celles d’un adulte. Le petit Bruno s’est retrouvé bien seul face à ce vide immense, mais j’ai vu un gamin de 6 ans laissé à l’abandon même si il y a beaucoup d’amour dans sa famille.
Les phrases courtes de ce texte, qui font mouche dans une chanson, m’ont semblé un peu simplistes dans un roman.
Que retiendrai-je de ce récit ? Certainement que l’enfance de Cali a été dévastée par le décès de sa maman et qu’il en souffre encore mais rien d’autre. Espérons que l’écriture lui a au moins servi de thérapie. – Françoise Floride-Gentil
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Il est toujours trop tôt pour perdre sa maman et en faire son deuil, surtout à 6 ans comme cela est arrivé à cet enfant. Tout au long de ce roman, nous vivons et ressentons le manque, le chagrin le besoin de s’accrocher aux souvenirs de sa maman, et malgré son entourage, il sentira le besoin de se sentir protéger et d’aimer. J’ai eu du mal en lisant ce roman, non pas par l’histoire, mais dans la narration qui me paraît toujours en porte à faux par rapport à un enfant si jeune. Une impression malgré de magnifiques phrases que ce texte ne me concerne ni ne me touche. – Philippe Hatry
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Sublime !
Et pourtant, ce n’était pas gagné, le chanteur Cali, n’étant pas un personnage que j’apprécie. J’ai trouvé ce premier roman superbement bien écrit avec des phrases et des mots tellement émouvants et touchants
Ce petit garçon qui n’arrive pas a faire son deuil, car privé des obsèques de sa maman, est juste un cri du cœur pour un amour à jamais perdu ! – Nathalie Cez
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Que se passe-t-il quand on perd sa maman à 6 ans ? S’exprimant au nom de l’enfant qu’il était, avec des mots à la fois simples et complexes, Cali raconte dans son premier roman sa douloureuse expérience du deuil maternel. Seuls les enfants savent aimer est un récit poignant, une déclaration d’amour inconditionnel d’un fils à sa mère.
Je ne connaissais pas Cali, auteur-compositeur-interprète français d’origine italo-catalane. A 49 ans, il prend la plume pour nous parler du petit Bruno Caliciuri qu’il était, devenu orphelin de mère à 6 ans. Il est le dernier d’une famille de quatre enfants, et lorsque sa mère est emportée par le cancer, c’est tout son monde qui s’effondre. Son père est toujours là mais perdu dans un océan de tristesse, la fratrie reste soudée mais ses frères et sœurs suivent leur propre chemin. La maison familiale n’est plus un foyer chaleureux. Le petit Bruno se réfugie chez son meilleur ami, chez ses grands-parents… mais rien n’efface le vide causé cette disparition.
Comment continuer à vivre dans ces conditions ? En a-t-il vraiment envie ? A la fois battant et écorché vif, Bruno sombre et se reprend, pleure et rit, rêve et se morfond. Le récit, largement autobiographique, est poignant. Habitué à manier les mots, Cali construit des phrases terribles et percutantes qui montrent la douleur intense et le désespoir qui habitent le petit Bruno. A travers l’enfant de 6 ans, c’est bien l’adulte dont les blessures ne se sont pas refermées qui s’exprime, avec des propos qui font mouche : à la lecture de ce livre, c’est peu dire que j’ai eu la gorge nouée.
« Ton enterrement s’éloigne un peut plus chaque jour. Ce que je sens, ce que je ressens, ce sont ces jours qui glissent les uns sur les autres. »
J’ai lu le récit d’une traite. Et pourtant, après quelques longueurs qui avaient ralenti le rythme de ma lecture dans la première partie, j’ai fini par trouvé le temps long dans le dernier tiers du livre. Malgré une belle écriture, très poétique, je n’ai pas réussi à m’attacher à ce petit garçon blessé qui s’enferme dans sa douleur et se crée une carapace qui l’éloigne inexorablement des autres. Une sensation que j’ai du mal à expliquer, mais qui me laisse finalement l’image d’un livre qui ne m’aura pas vraiment convaincue. – Claire Séjournet
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« Le chagrin n’est pas un papillon prisonnier. Il ne s’envole pas. Restera-t-il toujours en moi ce poids dégueulasse qu’on ne peut enlever de ses doigts mais qui pèse avec tant d’insistance dans le ventre ? Ce n’est pas un papillon, plutôt une force cruelle qui a peint les murs de ma chambre noir ».
Ces mots forts et intenses sont ceux d’un poète, auteur, compositeur, interprète qui, avec ce premier roman, a su réveiller mes souvenirs d’enfance et susciter en moi une émotion toute particulière.
Cali parle, dans ce livre, de la perte immense qu’il a connue à 6 ans, celle de sa maman – Mireille – emportée à 34 ans par un cancer. Il l’exprime avec son regard d’enfant empreint d’une infinie poésie, de tendresse, et de l’amour immense qu’il portait à sa mère disparue bien trop tôt. « Tu me manques à crever, maman. Jusqu’à quand vas-tu mourir ? », s’interroge le petit Bruno. On comprend à la lecture de ce livre que ce manque sidéral est toujours bien présent. Un livre pour combler le vide ? Sans aucun doute. Cali exprime particulièrement bien son déchirement face au temps qui passe et qui l’éloigne un peu plus chaque jour du souvenir de sa maman, ce qui me rend d’autant plus admirative au regard de la précision de son récit et des sentiments ressentis à l’époque et qu’il évoque si joliment. Des souvenirs qui passent par un enterrement auquel il n’a pu assister en raison de son âge, au feu dans lequel ont brûlé tous les souvenirs matériels qu’il aurait pu conserver de sa mère. Des souvenirs douloureux et violents que l’auteur ravive avec grand talent.
Cali excelle également à restituer, avec des yeux d’enfants, les réactions de son entourage face au drame et, avant tout, celles de son père pour lequel le petit garçon est dans une totale empathie, ou encore celle de l’une de ses sœurs, tout juste âgée de 12 ans, qui prend à bras le corps toute la famille pour lui éviter autant que faire se peut le naufrage. Cali parvient parfaitement à décrire l’aptitude des enfants à passer d’un état d’abattement extrême à une exaltation qui l’est tout autant, encouragé par le sourire d’une petite fille dont il est sous le charme ou d’un nouvel ami dont il devient vite inséparable ! L’envie de vivre emporte tout, malgré les moments de profonde tristesse et d’isolement que viennent heureusement apaiser des grands-parents et de manière plus générale un entourage aimant et bienveillant.
À la lecture de ce livre, on comprend mieux l’écorché vif qu’est Cali, la peur de s’attacher, d’aimer et de perdre à nouveau et un artiste qui avait rencontré le succès en chantant « C’est quand le bonheur ? ». – Julie Vasa
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Encore un baltringue qui se met à écrire, allez-vous me dire. Je vais tenter d’assurer sa défense : Cali écrit bien, il y a de l’émotion, on est apitoyés par son histoire cabossée de petit garçon qui devient orphelin de mère à l’âge de six ans. Il y a un tel vide créé par sa disparition, un tel déficit d’affection. Mais, car il y a un mais, on finit par se lasser de cette histoire, on s’enquiquine royalement, simplement parce qu’on n’est pas emportés . Le problème, c’est que l’on ne sait pas où l’auteur veut nous emmener, et il ne le sait pas lui-même. Ce roman ressemble un peu à un concert de Cali, il y a de l’émotion, un zeste d’humour, des moments agréables, mais, au fond, rien qui puisse bouleverser l’assistance. Le lendemain, on se rappelle seulement qu’il s’est livré à une séance de crowdsurfing, qui n’a fait qu’ajouter un peu de fadeur au spectacle. Il manque ce petit ingrédient que l’on peut appeler la magie. – Michel Carlier
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Les enfants ne savent pas seulement aimer, ils ressentent intensément ce que les adultes tentent de dissimuler, le désarroi, la honte, la colère. Comment survivre à la mort de sa mère quand on a 6 ans, comment continuer à vivre avec ce poids écrasant dans la poitrine, et faire son deuil ? Dans cette longue lettre à l’absente, Cali, le petit Bruno du roman, se reconnecte à son enfant intérieur pour livrer un vibrant message d’amour à sa mère défunte, un amour absolu et désespéré qui grandit au fil des mois qui passent et que le vide se fait sentir, que ni Aldo, Gina, Sandra, Arlette, Christian et les autres adultes ne pourront combler en dépit de leurs efforts. Bruno crie dans un silence assourdissant son besoin d’amour, sa peur de mourir, que seul Alexandre, « Alec », ce petit nouveau arrivé juste après le drame peut comprendre, et apaiser. Un petit bijou intimiste et bouleversant dans la veine des chansons de Cali, habité par le spleen, où la sensibilité l’emporte sur le pathos, même si dans ce paysage mélancolique en noir et blanc où les teintes de gris dominent, j’aurais volontiers ajouté quelques touches de couleurs, comme un baume réconfortant à destination de cet enfant balloté par la vie que l’on a furieusement envie de prendre dans ses bras… – Catherine Pautigny
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