Une fille, au bois dormant – Anne-Sophie Monglon

Pour son premier roman, Anne-Sophie Monglon nous campe une héroïne à la fois très actuelle et pourtant en dehors du monde. Comme dans ce fameux conte où le monde se fige le temps du sommeil de la belle… Une façon de parler d’éveil, de présence au monde dans une société qui impose la lumière, incite à se mettre en avant sous peine de disparaître…

Une fille au bois dormant

Une fille, au bois dormant est une histoire qui pourra parler à bon nombre d’entre nous… Une histoire sur les Invisibles, celles et ceux qui volontairement s’effacent, n’aiment pas se mettre en avant et font taire tout leur être pour passer inaperçus. Qui n’a jamais ressenti cette sensation d’être à côté de sa vie, à attendre que les choses évoluent sans prendre aucun risque ?
Le point de départ de ce roman est la situation d’une de ces Invisibles, Bérénice, qui de retour de congé maternité, se retrouve petit à petit mise au placard dans sa boîte. C’est une fille ayant une bonne place dans la société, qui en apparence semble avoir réussi sa vie. Cependant on découvre ses failles, ses zones d’ombres et sa parade pour se convaincre qu’elle est a la bonne place : elle s’échappe souvent, par la pensée, dans la forêt, refuge silencieux et lavé de toute bassesse. Ainsi Bérénice est une belle au bois dormant contemporaine, dans un état de « veille-absence » à force de ne pas s’écouter et de laisser les autres sur le devant de la scène, sans elle. Surgit alors sa voix intérieure qui commence à tirer la sonnette d’alarme et à la questionner sur son comportement. Ce qui fait le lien entre cette belle et le monde extérieur est sa relation avec son fils, âgé de quelques mois. Au fur et à mesure qu’il s’éveille et découvre le monde, son besoin d’une présence absolue va sortir sa mère de son sommeil, sa torpeur. Au contact de son fils, la narratrice va prendre conscience que sa « présence-absence » n’est pas le repère suffisamment solide et sécurisant que son enfant à besoin pour grandir. La nécessité d’un profond changement intérieur commence à fissurer sa routine. Mais comment opérer un tel changement ? Comme dans le conte populaire, LA rencontre avec un homme ainsi qu’avec elle-même déclencheront son lent (r)éveil vers ce qui sera sa délivrance.
Ce roman est tout en ombres et lumières. Roman lunaire par le dialogue sombre qui se déroule au long de l’histoire entre la narratrice et sa voix intérieure. Il se dégage également de cet échange et des rencontres qu’elle fera, une grande luminosité, une force qui mènera l’héroïne sur le devant de la scène. A sa manière. Le lecteur assiste peu à peu à la mise en lumière de Bérénice, à sa métamorphose de second rôle à actrice principale. Son dialogue avec sa voix intérieure est accentué par l’utilisation de la deuxième personne. En découle alors une résonance avec « cette petite voix » que nous-même n’écoutons pas toujours. Les échanges de la narratrice avec son Moi intérieur interrogent forcément notre capacité à être dans l’Instant, interpelle notre conscience à être centré sur le moment présent.
Anne-Sophie Monglon réussit un coup de maître en racontant une histoire qui se déroule là où on ne l’attend pas et qui bouscule les codes puisque son conte de fées ne se termine pas comme on l’imagine. Elle démontre que ce n’est pas l’amour porté aux autres qui est salvateur mais avant tout l’amour que l’on se porte à soi même ainsi que les audaces que l’on est capable de faire pour être en phase avec notre amour-propre.
Une fille, au bois dormant pourrait être un conte moderne pour adultes, porteur d’espoir dont les thèmes centraux seraient l’éveil de soi et notre capacité propre à induire le changement. – Lætitia Zunino
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Cette fille, c’est Bérénice Barbaret Duchamp, « BBD », comme la Belle endormie du conte de Charles Perrault. Elle est de retour au bureau après un congé maternité et se retrouve rapidement placardisée. Sidérée, elle ne réagit pas particulièrement et subit ces humiliations et mises à l’écart sans manifester fermement sa désapprobation. Un comble pour cette jeune femme qui travaille dans une entreprise de communication ! De même, au sein de son couple, elle n’exprime pas non plus ses véritables désirs ou absence de désirs. En réalité, Bérénice a toujours vécu en retrait, loin des feux des projecteurs, toujours tentée d’être ailleurs.
C’est à la faveur d’une formation sur la voix dispensée par un homme qui sait la toucher, conjuguée à l’éveil de son propre enfant, qu’elle va petit à petit sortir de sa torpeur et commencer à émerger, se prendre en mains.
Anne-Sophie Monglon signe un joli premier roman servi par une écriture originale et une narration à la deuxième personne du singulier qui colle parfaitement au caractère de l’héroïne : son regard extérieur sur sa propre personne. Une distance qui l’a construite depuis toujours, avec un « je » qui commence à émerger, doucement, comme ici : « Tu marches et je t’encourage. Tu commences à sentir qu’il se passe quelque chose et que c’est l’occasion de bouger ». L’histoire de cet éveil, de cette naissance à la vie par la voix est touchante. Un conte de fée ? Pas vraiment et c’est en cela que j’ai trouvé le livre tout à la fois réussi et très moderne dans son approche : la solution est en chacun d’entre nous. Il suffit parfois d’un être, d’une situation, pour activer une prise de conscience et nous pousser à trouver les ressources dont nous disposons. – Julie Vasa
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Est-ce-que les jeunes mamans qui reprennent le travail sont moins motivées qu’avant leur grossesse ? Est-ce-que c’est le regard de leurs collègues qui change d’office ? Est-ce-que leurs supérieurs les placardisent pour favoriser des petites jeunes plus souples, plus disponibles ?
Bérénice n’a jamais aimé prendre la parole, mais elle y parvenait correctement. Elle supporte aisément qu’on délègue les présentations à la dernière arrivée. Elle était en charge de plusieurs dossiers sans se plaindre ni prendre de retard, mais on lui retire le plus intellectuel, le plus valorisant pour faire des économies plausibles en temps de crise.
Son mari architecte et sa meilleure amie (cadre aux ressources humaines de la même boîte de com’) la poussent à se battre avant qu’elle y pense par elle-même.
Les chapitres alternent avec des notes du « journal d’éveil de Pierre », le bébé qui peine à prendre sa place dans l’esprit de sa mère. Il sent quand elle pense à ses soucis, quand elle n’est pas pleinement en communication avec lui.
Le professeur de chant qui anime un cours financé par la boîte continue sa carrière purement artistique à côté, Bérénice est fascinée, jusqu’où va aller cette amitié admirative ?
Tout au long du livre, Bérénice est comparée à la Belle au bois dormant : qui sera son Prince charmant ? Son mari ? Ce nouvel ami ? Les yeux perçants de son fils ?
Le style est parfois « intello psy » ou « langue de bois métiers de la com’ », mais heureusement il y a quelques pépites poétiques, par exemple quand Bérénice fait face aux « yeux crayons » de Pierre. – Nathalie Laversin
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« Une fille, au bois dormant est un roman gigogne-cigogne, qui donne lieu à une naissance, à des histoires qui s’imbriquent les unes dans les autres, dépeint la dureté d’exister dans un monde violent où pour être il faut lutter, se confronter, challenger, être parfaite, posséder les codes et les acquis sociaux et sociétaux, devenir leader, référent, vecteur, force de proposition, compétiteur. Et poursuivre dans cette même voie chez soi. Ne plus être mais paraitre. Conjuguer le rôle de la femme parfaite à celui de l’épouse idéale et de mère comblée… »… Lire le billet passionné de Sabine.
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Un roman qui mêle un ancrage contemporain dans la réalité, d’un côté celle de la maternité, de l’autre celle du monde du travail, ses travers et ses machines à broyer les plus fragiles, à l’univers du conte, ici celui de la Belle au Bois dormant. La métaphore du conte pour parler de la mise en sommeil – puis de l’éveil – de Bérénice, une jeune femme qui perd progressivement, puis retrouve sa voix, ce qui fait l’identité de chacun, sa présence au monde, est un point de vue intéressant. Devenir mère et découvrir ce lien mystérieux dans l’œil de son enfant, n’est-ce pas s’éveiller au monde ? Perdre pied dans un monde du travail impitoyable et effréné, n’est-ce pas une mise en sommeil, comme celle de la Belle au Bois dormant, qui finit, on le sait bien, par se réveiller, s’éveiller à quelque chose ? Point de prince charmant ici, ni de bonheur éclatant à l’arrivée, mais un cheminement intéressant sur la question de l’individu dans une société qui ne laisse aucune place au doute, quel qu’il soit. Être mère ? Cela va de soi, cela doit être magique. L’entreprise ? Une source d’épanouissement. Le couple ? Un havre de bonheur. Pour Bérénice, tout ne va pas de soi… C’est par un atelier professionnel autour de la voix et la rencontre avec un artiste, tout entier fidèle à sa propre perception du monde, que Bérénice découvrira qu’elle ne doit pas avoir peur de ses propres nuances, différences, variations personnelles. Perdre sa voix, donner de la voix, retrouver sa voix, entendre la voix de son enfant, écouter sa voix intérieure, tout le cheminement de l’héroïne se fait par le prisme de cette pratique de la parole libérée et intime. Anne-Sophie Monglon entremêle des sujets on ne peut plus actuels aux branchages griffus du conte, c’est moderne et prometteur. – Amélie Muller
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Derrière une charge apparente contre la radicalisation du monde du travail, la mise au placard de certaines salariées, ce premier roman élégant dresse surtout le portrait d’une femme qui partage les mêmes initiales que la Belle au Bois Dormant, mais pas seulement. Bérénice Barbaret Duchamp a pris l’habitude d’être spectatrice de sa propre vie, elle fait partie de ces « invisibles » qui regardent passer le train, qui se « laissent traverser par le lent tapis roulant du temps », « rétifs à l’action, tentés par les marges, s’absentant du moment avec une facilité inouïe ». Elle va doucement sortir de sa torpeur au contact d’un musicien en qui elle entrevoit un possible alter ego. Avec une écriture ciselée, qui happe dès les premières lignes, Anne-Sophie Monglon parvient à faire passer un message social tout en dessinant avec grâce et habileté les trajectoires compliquées de ses personnages, en qui on s’identifie assez facilement. – Boris Tampigny
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Un roman pour raconter le réveil de Bérénice Barberet Duchamp (la BBD) endormie depuis l’enfance.
Un roman pour raconter la conquête de la liberté quand « la vie est ailleurs que dans la vie ». Bérénice, trentenaire parisienne a une vie réussie : études brillantes, début de carrière prometteur, mariage d’amour, bébé souhaité et aimé. Et puis à son travail, la placardisation qui se projette et qui agit comme le baiser du prince charmant : Bérénice entrouvre les yeux. Son emploi, elle ne l’a pas choisi, mais a-t-elle vraiment choisi quelque chose ? Alors un long cheminement commence, lent et introspectif, vers un commencement de choix, comme un brouillard qui se déchire.
La narration est à la deuxième personne. Qui dialogue avec Bérénice ? Une amie ? Son alter ego, autre Je qui, détachée, voudrait l’aider à cheminer ?
Le texte est divisé en chapitres dont les titres décrivent l’éveil de Pierre, de ses 3 mois à ses 9 mois, du nourrisson au bébé qui sait exprimer ses désirs. Pierre, le fils qui conduira Bérénice vers sa vie. L’enfant pour ne pas se dissoudre dans l’effacement.
Ce livre, sonate au clair de lune résonnant dans le monde contemporain, ne m’a pas tenue en haleine. Il a tintinnabulé durant toute ma lecture, petite bulle vaporeuse… – Enell Liraconteuse
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« Le roman d’Anne-Sophie Monglon est multiple et dense. A la première lecture, une perception, un sentiment d’être face à un roman qui vous regarde, qui vous questionne dans votre chair ; à la relecture une profondeur de plus, tant ce roman interroge le jeu que chacun déploie pour être au monde, la place que l’on occupe dans le monde du travail et plus largement la manière d’être au monde, aux autres et à soi »…Lire le billet coup de cœur de Charlotte.
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Un roman qui parle du monde du travail, de la vie familiale et de la maternité à travers une héroine: Bérénice surnommée BBD – Belle au Bois Dormant.
Bérénice adore son travail et y fait son retour après son congé maternité. Son poste sera complètement réaménagé au fil des mois. La jeune femme perd pied et le goût de la vie. Elle est comme transparente dans cette société qui ne cesse d’avancer à la vitesse de la lumière. Elle reprendra peu à peu goût à la vie lors d’un atelier sur la voix pendant lequel elle fera la rencontre de son formateur. Une sorte de coup de foudre qui restera platonique. J’avoue qu’au fond de moi-même j’imaginais cette rencontre comme une échappatoire réelle !
Un roman écrit à la troisième personne. On peut alors se demander si le narrateur est le double de Bérénice qui prendrait du recul sur les émotions et évènements ou une personne tierce qui serait spectatrice.
J’ai beaucoup apprécié le style d’écriture. Chaque mot est choisi de manière précise et avec du sens. En conclusion, un style direct, fin, facile et agréable à lire qui traite d’un sujet d’actualité: la place de chacun dans la société, dans son entreprise et dans sa famille. – Nina Busson Boulonne
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Bérénice rentre de congés maternité et se retrouve aux prises avec la situation économique de l’entreprise. Situation classique de la trentenaire active, maman d’un petit Pierre, mariée à un brillant architecte. Le couple parisien trop parfait.
Entourée d’un mari idéal et d’une vraie amie qui, très vite, plus vite que notre BDD comprend qu’elle est en train de se laisser enfermer vole à son secours. Elle sortira lentement de sa torpeur, poussée par Clara dans les bras de Guillaume qui l’aide à retrouver sa voix et à réfléchir à sa voie. Au fil des pages elle s’éveille joliment aux sollicitations de son bébé qui lui ne cesse jamais de réclamer un regard, une caresse.
La pudeur, la retenue, notions aujourd’hui rares et sans doute démodées font toute l’originalité de ce roman qui n’a pas suscité chez moi beaucoup d’émotion ni d’enthousiasme. Si ce n’est le style agréable, rien de bien nouveau dans le monde de l’entreprise, du couple ou de l’amitié. – Karine Godo
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« L’auteure met en lumière avec une extrême finesse le décalage entre les personnalités dont le moteur est la pudeur et la discrétion dans un monde où tout passe par l’image et la façon de se mettre en scène. Quand le « personnal branding » est le maître mot qui conditionne la réussite, quand le paraître supplante les compétences, comment trouver les armes pour se battre ? Rien d’étonnant à ce que l’entreprise soit le déclencheur du choc pour Bérénice, car c’est elle qui détermine souvent notre rôle dans la société. »…Lire le billet enthousiaste de Nicole.
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Anne-Sophie,
C’est une bien jolie histoire que tu m’as donnée à lire avec ce premier roman.
Cela commence pourtant bien mal, avec cette pauvre fille mise à l’écart dans son entreprise à son retour de congé de maternité. Tu me décris une Bérénice effacée, peinant à prendre la parole en public, à faire entendre sa voix. « L’écrit reste tandis que l’oral part en fumée », lui fais-tu penser, à cette héroïne bien loin de la superwoman.
Tu la laisses se faire placardiser par Hugues, son boss, et Silvia, la remplaçante aux dents longues.
Cette jeune femme, tu lui fais partager sa vie avec Mathieu, un architecte, et leur petit, tu l’as appelé Pierre. Un nourrisson qui s’éveille à la vie, et qui réclame l’attention de sa mère.
Tu me montres une Bérénice qui, depuis ses seize ans, flotte dans la vie, « pratiquant depuis des années avec les autres une présence-absence ». Ce qui s’appelle un sentiment de déréalisation.
Mais tu ne l’abandonnes pas complètement, sinon ce serait une autre histoire, non, tu lui adjoins une alliée fidèle, une amie, Clara, adjointe à la DRH, une battante, une fille solaire, débordante d’énergie, et qui inscrit Bérénice à un stage d’initiation vocale, ce stage où tu lui feras faire une rencontre bouleversante.
Dans ce roman tout en délicatesse, en finesse, tu dessines un portrait de femme par petites touches, je verrais bien une aquarelle, à la fois pleine de couleurs et de transparence, comme Bérénice.
Tu m’as parlé de féminité, de la construction des êtres, tu m’as appris l’amour et l’amitié, la tendresse, la beauté des échanges humains, et tu m’as fait croire à la liberté de choisir sa vie.
Je te remercie pour ce coup de cœur littéraire et son message d’espoir.
NB Tu ne m’as pas dis la cause de « la rupture de sa puberté », peut-être une agression sexuelle ?   – Adèle Binks
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Il était une fois, une trentenaire, Bérénice Barbaret Duchamp ou BBD si vous préférez, qui se trouva fort dépourvue quand, à son retour de congé de maternité, elle se rendit compte que sa belle place de cadre dans une agence de communication avait été réduite comme peau de chagrin. Ses attributions avaient été revues à la baisse et certaines tâches retirées. Pour autant, effacée par habitude « tu es issue d’une procession de femmes pour qui s’effacer est devenue une activité. » et prompte à se mettre à l’ombre plutôt que d’en faire, elle n’entendit pas réagir… c’est la crise, elle comprend.
Le premier roman d’Anne-Sophie Monglon, « Une fille au bois dormant », écrit à la deuxième personne du singulier, traite en fait de beaucoup de sujets universels dans lesquels chacun peut se retrouver : l’entreprise et ses chausse-trappes, la place de la femme dans le couple et la société, le binôme mère enfant, la recherche de soi. Et si le titre laisse à imaginer un conte, il n’en est rien. Nous sommes bien dans la vraie vie. Et, sans avoir moi-même eu à vivre ce genre de « mise au placard », en bonne fonctionnaire que j’étais, j’ai totalement fait corps avec l’héroïne et vécu ses questionnements au fur et à mesure de ma lecture.
J’ai beaucoup aimé l’écriture de l’auteur très maîtrisée, au style à la fois classique et original, où chaque expression semble équilibrée et parfaitement soignée. J’ai aimé aussi l’utilisation du carnet d’éveil de Pierre, le bébé de Bérénice, en guise de tête de chapitres comme si mère et fils grandissaient ensemble, comme si l’enfant aidait sa mère à grandir. J’ai aimé la sensibilité présente tout au long du récit, cette manière douce et tranquille, sans jamais un mot plus haut que l’autre, de tâtonner pour trouver son chemin. J’ai aimé… tellement difficile de trouver les termes justes pour partager un ressenti si fort, pour dire la tendresse éprouvée pour les personnages, celui de Bérénice tout en effacement, je l’ai déjà dit, celui de Matthieu son mari amoureux et désireux de l’aider, de l’entourer, Guillaume, ce doux professeur de chant qui la tirera de l’ornière.
A travers cette atmosphère embrumée, Bérénice avance, lentement, tranquillement au fil des jolis mots d’Anne-Sophie Monglon, « Tu as longuement tourné autour du mot et tu viens de l’identifier. » Et neuf mois plus tard comme un second accouchement, le « TU » se transforme en « JE »… La belle se réveille et sort du bois. Elle peut regarder son enfant, Elle est là.
Très, très beau roman… de mon point de vue. – Geneviève Munier

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