Et soudain, la liberté – Evelyne Pisier et Caroline Laurent

Plus qu’un roman à quatre mains, un kaléidoscope d’émotions. Une histoire de femmes, une toile de fond historique sur laquelle s’écrivent les grandes lignes des combats des femmes, mais également une plongée dans l’intime. Et par-dessus tout, une amitié hors-norme qui touche et séduit les lecteurs les uns après les autres.

Et soudain la liberte

Au salon du livre du Mans, lors de la rencontre avec les écrivains des 68 premières fois, l’une d’elles a confié «j’invente des histoires vraies». On ne peut mieux décrire cet «objet littéraire» qui, au-delà de la grande histoire où s’imprime le portrait d’une famille dans une certaine France de la décolonisation (de l’Indochine en guerre à la Nouvelle-Calédonie des années 50) et des combats avant-gardistes de l’époque, offre un concentré d’amitié, de confiance entre deux femmes, l’une toute jeune éditrice, Caroline Laurent, 48 ans de moins que sa confidente, l’autre, Evelyne Pisier, intellectuelle de renom décédée en février 2017 à l’âge de 76 ans juste avant d’avoir achevé ledit manuscrit consacré à sa mère.
Le parti pris qui veut que l’éditrice, privée de la voix, du regard, de l’assentiment de son auteure, mène seule ce projet de raconter la vie de la mère et partant, celle d’Evelyne, confère à ce livre inclassable un parfum de vérité, d’amour et de complicité indissociables dans un écrin romanesque qui le hisse vers une œuvre à caractère universel, parfaitement maîtrisé et intensément vrai. Des partis pris il y en a comme celui d’attribuer d’autres prénoms aux personnages réels (excepté Fidel Castro l’amant de Lucie/Evelyne, embarquée dans le combat communiste et anti-impérialiste des années 60) renforçant l’échappée romanesque de vies vécues à l’ombre des rapports sociaux, politiques, d’idées et de mouvements de libération collectifs auxquels ont pris part à leur manière ces deux femmes. L’une par choix, par désir assouvi, revendiqué ; l’autre par transmission maternelle et conviction chevillée au corps. L’éditrice allant jusqu’à avouer avoir créer un personnage fictif en la personne d’une bibliothécaire dans le Saïgon de la colonisation française, laquelle ouvrira les yeux de Mona (la mère) sur sa soumission à l’égard de son mari et lui ouvrira l’esprit vers la littérature engagée avec le livre de S. de Beauvoir : Le Deuxième Sexe. Un mari, le père de Lucie, parfaitement odieux, raciste, colonialiste, fervent croyant à ses heures perdues, qui sans s’en douter va mener Lucie vers d’autres voies, dont celles de ne plus croire en Dieu à l’âge de 12 ans. En entremêlant au fil de l’écriture le doute, des sensations vibrantes, des questionnements éthiques, «l’éditrice-garagiste» (versus contemplative) charrie quantité d’intime, d’interrogations dont celle que je partage ici :
« Que peut la littérature face à l’absolu du vide ? Quel est ce plein dont elle prétend nous combler ? J‘ai beau travailler dans les mots, autour des mots, entre les mots, je n’ai pas la réponse. Vivre une autre vie, donner du rêve, faire rire et pleurer, laisser une trace, peindre le monde, poser des questions, ressusciter les morts, voilà le rôle des livres, dit-on. Offrir la consolation de la beauté. C’est peu ; c’est immense. Évelyne est morte. Tout le roman vient d’elle, comme l’enfant vient de la mère, et pourtant elle ne le verra pas. C’est une injustice inexplicable. »
Et soudain une éditrice est née, comme j’aimerais la rencontrer… – Cécile Rol-Tanguy
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« Dire que j’ai apprécié Et soudain, la liberté paraît bien faible au regard des trois petits jours qu’il m’a fallu seulement pour dévorer ses près de 450 pages et de l’émotion qu’il a fait naître en moi. » … Lire le billet enthousiaste de Delphine Depras
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C’est toujours un moment rare et précieux, rempli à la fois de joie et d’une certaine tristesse, que de tourner la dernière page d’une très belle lecture. C’est ce qui m’est arrivé avec « Et soudain, la liberté » d’Évelyne Pisier et Caroline Laurent et je suis encore touchée par l’émotion que m’a procurée ce livre. Deux histoires personnelles, chacune à quatre mains, se superposent et s’entrecroisent : d’abord, celle d’Évelyne/Lucie et de sa mère qui traversent la deuxième moitié du XX ème siècle et tentent de trouver leur place de femme au-delà de leur rôle de fille, de mère et d’épouse ; ensuite celle des deux auteurs du livre, Évelyne et Caroline, de leur rencontre et de leur amitié interrompue trop tôt. Les deux auteurs nous dévoilent leur histoire familiale, leur intimité et leurs fragilités ; leur amitié se construit et se renforce de l’écho de leurs histoires respectives. Le ton est vrai, sincère et, parce qu’elle est avant tout personnelle, cette histoire, qui parle de la conquête de la liberté, en particulier de la liberté des femmes, sonne juste et fait résonance. Contrairement au titre du livre, la liberté n’est pas soudaine, elle s’apprivoise doucement au fil des pages de ce beau roman. – Nathalie Ghinsberg
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Depuis la découverte d’extraits de ce roman cet été, j’avais le désir de lire « Et soudain, la liberté »chevillé au corps. Il m’appelait, me happait littéralement, semblait taillé sur mesure pour satisfaire mes aspirations romanesques.
Si la réalité n’a pas tout à fait rejoint la dévotion quasi-religieuse que j’ai immédiatement éprouvé pour cette « biofict » écrite à quatre mains ; ce livre restera indéniablement une des belles surprises de cette sélection d’automne, tant pour la rencontre entre ces deux femmes qui ne sont pas de la même génération mais deviennent des âmes soeurs au premier regard ; que pour le destin exceptionnel d’Evelyne Pisier – Lucie dans le roman – modèle d’émancipation féminine.
De l’Indochine à la Nouvelle-Calédonie, de Paris à Cuba, derrière le paravent de la vie de famille bourgeoise idéale incarné par un père haut-fonctionnaire et Maurrassien convaincu, le vernis craquelle, et Mona, la mère de Lucie, sera la première à s’affranchir du joug masculin, aiguillée dans sa quête de liberté par la lecture du Deuxième sexe de Simone de Beauvoir, véritable révélateur qui lui donnera le courage de prendre en main son destin.
Vous l’aurez deviné sans peine, « Et soudain, la liberté » est roman militant qui traverse le XXème siècle, et dépeint avec justesse les luttes de femmes courageuses et déterminées pour le droit à l’avortement, la contraception, l’égalité homme/femme ; un roman d’une actualité brûlante, à mettre entre les mains des jeunes femmes d’aujourd’hui afin qu’elles se souviennent de la voie ouverte par leurs illustres Aînées, ne baissent jamais la garde, et continuent le combat… – Catherine Pautigny
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« Vous pouvez être rassurée Caroline Laurent, où qu’elle soit Evelyne Pisier est certainement fière de vous. Votre roman est de celui qu’on n’oublie pas et que l’on referme avec une petite étincelle dans le coeur. » … Découvrir le billet plein d’émotion de Anne Leloup
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Superbe roman écrit à quatre mains, grâce à la formidable amitié liant l’auteur initial et l’éditrice devenue co-auteur. C’est la fresque émouvante sur fond un d’histoire véridique, tout au long de 80 ans de la lutte des femmes pour la reconnaissance de leur égalité et de leur autonomie, mais aussi de l’autonomie des peuples colonisés et des différences. Une difficile bataille pour l’égalité des hommes et femmes, des peuples entre eux et le respect et l’acceptation des différences. Un long combat romancé de la libération des femmes, des plus faibles, des homosexuels. Un vrai pavé dans la marre du colonialisme et des certitudes des plus forts. Un combat loin d’être encore gagné. J’ai aimé la fougue de l’écriture, la volonté humaniste et pacifiste dans les sociétés lointaines de la nouvelle Zélande, de Cuba et de la France. J’ai aimé cette situation originale qui requérait l’écriture d’un passeur d’histoire. Caroline Laurent s’est bien sortie de cette responsabilité inattendue, avec prudence, délicatesse et même humilité. Des minuscules maladresses m’empêchent d’en faire un coup de coeur, pourtant mon coeur a sincèrement aimé.- Martine Magnin
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« « Tu crois qu’on peut changer ? » lui avais-je demandé. La vie de sa mère et la sienne plaidaient en ce sens. Je ne me souviens plus de sa réponse. D’ailleurs, ai-je vraiment posé la question ? N’est-ce pas seulement une idée restée bloquée dans les parois de mon crâne comme une bille dans un flipper ? Qu’importe. Je crois qu’elle aurait pu me dire : changer, pas changer, on s’en fout. Ce qui compte, c’est se construire. » J’ai laissé des jours filer, des nuits, des ciels, des humeurs depuis la fin de ma lecture. Trouver les mots à écrire sur ce premier roman écrit à deux voix, à quatre mains, entre femmes, les réelles et les fictives, toutes vraies, toutes sincères. Le mot qui me hante depuis que j’ai refermé cet ouvrage et que ce billet m’attend : enveloppe. Ce roman m’a enveloppée. Dans un châle de coton, un plaid en doux mohair, une étole de soie, un duvet en plumes d’oies. C’était chaud, douillet, rassurant comme la couverture en enfance ; confortable et heureux comme blottie dans une couette blanche au petit matin frais ; élégant comme une parure faite sur mesure… Sans prétention, ce livre est un don. De la jeune auteur Caroline Laurent qui tient promesse à Evelyne Pisier d’aller au bout de leur projet littéraire, comme un magnifique cadeau d’amitié, le plus beau qui soit. D’Evelyne, femme au destin prodigieux, qui dans la rencontre partage sans détours. De ces deux femmes qui nous offrent avec générosité leur rencontre, leur travail, leurs échanges et l’écriture de cet ouvrage. Ca ne s’explique pas, ce n’est pas rhétorique. Il y a une magie qui s’opère tout de suite, dès les premières lignes. Ni une question d’écriture ou de style, non, c’est un charme, la simplicité évidente des belles personnes qui vous regardent sans ciller et vous accueille dans l’écoute. Caroline Laurent écrit sans emphase, avec humilité et le souci exigeant de ne pas trahir son amie, son histoire, et l’Histoire au cours de laquelle ces femmes ont grandi, changé, bataillé, aimé. Elle inscrit son travail pour l’Autre mais reconnait ce que cela implique pour elle : c’est grand, altruiste et très intelligent. Avec honnêteté, elle nous parle avec pertinence de l’écriture et nous suivons le processus de création ; et des hasards ou non, tous significatifs, qui signent nos attraits, nos embûches, nos ratures, nos choix ou non. Sans démonstration, à travers les lignes, elle nous donne à vivre, à ressentir, à vibrer la grâce de leur amitié, en ce qu’elle a de plus enthousiasmant, heureux et réconfortant, en ce qu’elle est un amour qui porte l’autre vers toujours plus de liberté pour être soi. « L’intensité d’une amitié, ça vous fait une joie pour mille ans, c’est comme un amour, ça vous rentre par le nombril et vous inonde tout entier. Ca ne se mesure pas en mois. (…) Les regards se froissent et je ne sais que répondre : oui, c’est bizarre je sais, je l’écris avec elle, sans elle mais avec elle, ou plutôt je le termine, par-delà la nuit infinie. Vous comprenez ? C’est une autre façon de la serrer contre moi… La seule qui me reste. Pour tenir la plus belle des promesses. » – Karine Le Nagard
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« Caroline Laurent a le don de révéler, d’accoucher les mots des autres, elle est un « éditeur garagiste » comme elle se plaît à le dire dans les premières pages du livre. Les rencontres et leurs aléas lui ont fait traverser le miroir et devenir écrivain. Ce premier roman, d’une authenticité folle, d’une justesse de ton rare et d’un allant plein de grâce est pour moi, je veux le croire, le signe de la naissance d’un grand écrivain de ce siècle. »… Lire le billet plein d’amour de Bénédicte Junger
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« S’il m’arrive quoi que ce soit, promets moi de terminer le livre avec Caroline ». Voilà ce que demande Evelyne Pisier à son compagnon. Evelyne Pisier est décédée avant la fin de son écriture. Et pour répondre à la promesse de cette femme devenue son amie, Caroline Laurent va jusqu’au bout et nous offre ce roman commencé à quatre mains et terminé seule. Evelyne Pisier avait choisi une forme romanesque, elle y est Lucie et sa mère Mona. Elle choisit volontairement de ne pas y faire figurer Marie-France Pisier sa soeur adorée et Caroline Laurent choisit judicieusement juste un petit texte du premier manuscrit pour qu’elle n’y soit pas oubliée. Livre d’une amitié entre l’éditrice et son auteur, histoire d’un amour maternel étonnant, Et soudain, la liberté est aussi une histoire dans la Grande Histoire d’une certaine France comme l’écrit Caroline Laurent. Le récit nous mène de l’Indochine à la Nouvelle-Caledonie, de Cuba à la France. Nous sommes happés par l’histoire de Mona, la mère de Lucie qui s’affranchira petit à petit. La lecture du deuxième sexe de Simone de Beauvoir y est pour beaucoup, comme un électrochoc dans une société patriarcale établie. Nous suivons Lucie petite fille découvrant le monde et sa dureté, les logiques politiques inhérentes à ce monde en deconstruction, en changement et en évolution. Nous suivons Lucie, l’héroïne engagée aussi au côté de Fidel Castro. Nous découvrons les portraits en creux de personnes connues sous d’autres noms. Nous sommes Lucie, nous avons peur comme elle, nous pleurons avec elle, nous nous réjouissons avec elle, nous nous passionnons comme elle, nous évoluons avec elle. Et soudain, la liberté est un livre dense, remuant, touchant. Il interpelle tant dans le récit que dans la réflexion menée. Histoire de femmes avant tout, Et soudain, la liberté dresse le tableau d’une société dont les repères vont changer du tout au tout. On y croise une galerie de personnages étonnants, comme le père de Lucie campé dans ses principes et idées décalés dans ce monde qui bouge tant, comme la mère de Lucie en somme si fragile, passionnée et qui a tant transmis à sa fille. Ce qui rend la lecture extrêmement prenante est sans nul doute la tendresse et la grande affection qui lient Caroline Laurent à Evelyne Pisier. Et soudain, la liberté est ainsi un livre sur l’écriture, sur ce travail si particulier qui est de rendre compte d’une histoire. L’histoire d’Evelyne Pisier est singulière, la rencontre de Caroline Laurent et d’Evelyne Pisier l’est tout autant et nous fait appréhender ce que l’on nomme la transmission. Caroline Laurent transmet ce que lui a laissé cette femme devenue son amie, en s’interrogeant sur sa propre histoire, en restant fidèle à la femme qu’elle a connue, en nous livrant une histoire juste magnifique. Et soudain la liberté est un livre à lire et à relire sans doute en savourant. – Sonia Châtain
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« Chère amie, Voilà quelques jours que j’ai terminé votre roman, ce lien, cette envie de faire vivre à tout jamais celle qui a été un fil, une main posée sur votre épaule, un bout de vous, ce regard et ces paroles qui vous ont grandi, permis autorisé d’être vous,  proche de vous. Evelyne votre amie.
Je viens de le reposer de nouveau après avoir relu quelques extraits qui m’avaient chavirée, …. »  pour lire la suite de cette lettre poignante de Sabine à Caroline.

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Ah le beau roman ! Quatre cents pages d’une prose légère et enlevée, sans fioritures inutiles mais d’une efficacité redoutable, rendant addictive la lecture des parcours de vie de ces deux femmes, une mère et une fille qui traversent le vingtième siècle à toute vitesse, avec un panache et une allure folle !
Elles peuvent nous en raconter, elles en ont tant vu, éprouvant jusque dans leurs chairs les combats de leurs contemporaines pour la liberté.
Accompagnée de la voix de Caroline Laurent, la jeune éditrice qui cosigne ce livre, Evelyne Pisier retrace l’histoire de Mona, sa mère, femme d’un administrateur en Indochine dans les années quarante, et qui subit le carcan d’une vie bourgeoise et les horreurs de la guerre. Evelyne et Caroline nous racontent l’émancipation de Mona, longue, difficile, douloureuse, et c’est aussi sa propre éducation qu’Evelyne retrace, de l’enfance à sa vie de femme, réveillant quelques échos chez la toute jeune Caroline.
Tout est enjolivé, romancé, parfois inventé, mais tout est vrai. C’est ce qui rend le récit si vivant. A la suite de ces femmes, on parcourt le monde entier, de l’Indochine à la Nouvelle-Calédonie, de Nice à Paris, en passant par Cuba. Ce sont des amoureuses, de la vie et donc des hommes.
En parallèle à ces vies de femme, le roman nous plonge dans l’Histoire et la politique, avec la guerre, la décolonisation et Fidel Castro, il nous décrit l’évolution de la société, avec l’ébullition de mai 68, le militantisme communiste, la légalisation de l’IVG, l’arrivée de la contraception, le droit à l’homosexualité.
La liberté, c’est l’indépendance, l’autonomie, le pouvoir de décider pour soi. Mais la liberté, cela n’est en aucun cas la facilité. C’est parfois la solitude, c’est assumer ses mauvais choix, jamais les regretter.
Attention, nous dit le livre, rien n’est jamais acquis ; même pour ces femmes libérées, la tentation de la soumission est intériorisée. La fille manque d’abdiquer son indépendance pour l’amour d’un homme, la mère n’accepte pas le vieillissement et la perte de sa beauté.
Malgré toutes les difficultés traversées par ces femmes fières, intelligentes, sensibles, combattantes, voici un livre qui donne un espoir fou, un livre qui rend fière d’être née femme.
Un gros coup de cœur pour moi. – Adèle Binks
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Comment écrire un avis sur un livre qui fait déjà l’unanimité et qui finalement n’a pas tellement besoin de mon avis pour convaincre les lecteurs de le lire ?
Pourtant j’ai rarement eu autant envie de décrire ce que j’ai pu ressentir en lisant ce livre. J’ai aimé découvrir Evelyne Pisier, je ne la connaissais pas du tout. Et surtout j’ai aimé lire les mots posés par elle et Caroline Laurent. Une amitié hors du commun me semble t’il, une amitié qu’on ne vit pas tous les jours, aussi fugace soit-elle ? … Lire le billet complet de Violaine.
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