Son absence – Emmanuelle Grangé

Une disparition sans explication, une absence, et ce sont vingt années de questions qui hantent les membres d’une famille, chacun à sa manière. Un vide que rien ne vient réellement combler et dont Emmanuelle Grangé fait un roman compact, singulier et saisissant.

Son absence

7 octobre 2015, déjà 20 ans passés : Les parents, André le tyrannique, Marguerite l’aimante, et leurs enfants Michel l’aîné, Évelyne l’inconsolable, Thierry l’artiste, Sandrine la jumelle et Joseph, le petit dernier des Munch, se retrouvent au tribunal pour une constatation de présomption d’absence de François, leur frère, le fils.
Sa fuite («…ne cherchez pas à avoir de mes nouvelles, ne vous faites pas de souci… »leur a-t-il écrit à chacun avant de se volatiliser) est une ombre portée autour de laquelle, avec subtilité, élégance et pudeur, au gré des souvenirs de chacun et des propres mots de l’absent, le récit offre un kaléidoscope d’images de l’enfance, de sentiments liés à la perte et à l’incompréhension, dans une langue extrêmement dépouillée d’affects où affleurent la tristesse, la nostalgie et un brin de bonheur perdu.
Depuis, les Munch «ont tous ce même voile infime qui trouble l’iris de l’œil, une humeur maligne lourde d’inconsolation» que Sandrine, la jumelle, entreprend de prélever au scalpel, avec délicatesse.
C’est un très court premier roman vraiment prometteur qui vous entraîne dans un trouble profond, l’air de rien, en l’absence de tout voyeurisme. Je l’ai lu d’une traite. – Cécile Rol-Tanguy
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François disparait volontairement en 1995 sans laisser de traces aux membres de sa famille excepté quelques indices à une de ses sœurs. Comment peut-on imaginer vivre dans la perte d’un être cher pendant toutes ces années? Que peut-on imaginer chaque jour ? Comment ne pas penser à cet être lors de chaque réunion de famille ? C’est d’ailleurs probablement pour cela que la famille les évite…
Chacun de son côté espère, téléphone à portée de main, tout en construisant sa propre vie, sa propre famille. Certains ont d’ailleurs plus de mal que d’autres à avancer. Pendant 20 ans, ils vont garder espoir jusqu’à ce jour de convocation au tribunal pour signer cette fameuse “reconnaissance d’absence”. Chaque membre de la famille réagit à sa manière. Peu de liens semblent réellement lier les membres de cette famille.
On découvre au fil du roman quelques indices subtiles, quelques éléments de la vie de François qui semblaient être assez secret envers sa famille. Un personnage attachant et mystérieux à la fois. J’ai beaucoup aimé le style d’écriture, un roman qui se lit tout seul. A vrai dire je l’ai dévoré en moins d’une heure…il est plaisant de découvrir chaque membre de la famille à travers un chapitre dédié. La clé pour bien se repérer dans cette famille nombreuse est de toujours jeter un œil à l’arbre généalogique présent au début du romain.
J’ai beaucoup aimé, j’aurais bien lu quelques pages supplémentaires ! – Nina Busson Boulonne
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La famille Munch, André et Marguerite, les parents, Michel, Évelyne, Sandrine et Joseph, leurs enfants, ont rendez-vous au tribunal pour la déclaration d’absence de François, jumeau de Sandrine, dont ils sont sans nouvelle depuis 20 ans après une carte postale succincte. Comme une sorte de trou noir, cette absence inexpliquée a absorbé la matière de la famille, déjà fortement disloquée par la personnalité autoritaire et sans merci du père.
Les courts chapitres dressent elliptiquement un état des lieux de la vie que chaque enfant, chaque parent, a pu se construire à la périphérie du mystère de la disparition de François dont le lecteur peut deviner le sort par les carnets qu’il a laissés à Évelyne, sa sieur. Ainsi chacun possède une pièce du puzzle que l’incommunicabilité familiale empêche de réunir aux autres, bâillonnant tout accès à la vérité que, seul, le lecteur peut entrevoir en ayant accès à toutes les informations.
L’écriture ne s’attarde pas à décrire par le menu les états d’âme des personnages et en disant si peu, elle suggère la violence de la faille béante creusée par l’absence, mais aussi par le despotisme d’un père secrètement honteux de son origine sociale. La déclaration face au tribunal oblige chacun à regarder sa douleur en face avant que l’absence de François ne soit définitivement scellée par l’administration.
C’est un roman étrange, aux imperfections envoûtantes que celui-là. Il me laisse un sentiment assez oppressant, qui témoigne, pour moi, d’un talent singulier à exprimer l’atmosphère étouffante d’une famille, point nodal de toute l’histoire : qu’est-ce qui fait qu’on forme (ou pas) une famille ? Que pèsent les liens du sang au regard des liens affectifs ? Le roman d’Emmanuelle Grangé suscite des questions inconfortables et laisse l’imagination combler l’absence. – Merlieux L’enchanteur
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En 1995, François disparait sur un coup de tête sans prévenir sa famille. Chez les Munch, tout le monde pense à des vacances prolongées… Mais celles ci s’éternisent et François ne donne aucune nouvelle. Où est il? Que fait il? Est il vivant? Ses parents et ses 6 frères et soeurs s’interrogent, s’inquiètent et 20 ans passent.. On les retrouve tous et toutes juste avant l’audience au Tribunal constatant l’absence. Chacun évoque ses souvenirs, ses sentiments. Petit à petit on découvre la famille Munch qui parait lisse sous ses vrais aspects: violences, non amour, un père militaire très froid, une mère débordante d’amour pour les siens, des personnalités bien différentes selon les frères et sœurs s’exprimant. Tous sont dévastés par la disparition de François mais chacun habille l’absence comme il peut. Ce livre nous interroge sur notre façon de vivre l’absence d’un proche, montre les diverses réactions possible face à ce vide abyssal. Ce roman est à multi-voix et pour être honnête, je n’ai pas vraiment accroché avec le style d’écriture de cet auteur. Les chapitres sont courts, un par membre du clan Munch mais j’ai du mal à m’attacher à ces personnages, à leur histoire. – Marie Heckmann
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« André Munch a toujours été méchant avec ses six enfants, son épouse, il est méchant avec ses belles-filles, ses quatre petits-enfants, qui ne sont jamais assez bien pour lui.« 
Ainsi commence ce roman, par l’évocation du pater familias intransigeant et maniaque qui consacre son temps et son amour à des bonsaïs et refuse tout changement au menu de Noël : ce sera rosbif bien saignant ou rien. Il malmène son épouse Marguerite, tout en discrétion et désir de maintenir unie cette famille disparate. Lui, c’est André Munch, amiral à la retraite. Le reste de la famille, cinq enfants dont des jumeaux, cinq parcours de vie que l’on va découvrir par petites touches, chacun aura l’occasion de donner son point de vue par le truchement du narrateur. Pourtant, l’un d’eux s’exprimera en italique, se différenciant des autres. C’est François, le jumeau de Sandrine. François dont le sort constitue la pierre angulaire du livre. Parce qu’un jour une carte postale signée de lui est arrivée, annonçant que, non, il ne se rendra pas au Club Med en tant qu’animateur. Il part, pour longtemps. Vingt ans. Vingt ans de silence, vingt ans de non-dit, qui détruisent les parents et les frères et sœur. Mail il faut bien vivre et chacun va essayer de s’en sortir, malgré le doute (est-il encore en vie ?), l’angoisse, la peur, le chagrin, la culpabilité. Construire une famille, réussir sa vie professionnelle, tenter de garder la famille soudée, creuser encore et encore la piste de la disparition en allant à Tanger le plus souvent possible : chacun résiste du mieux qu’il peut à la tentation du désespoir. Curieusement ce n’est pas Sandrine, la jumelle, mais Évelyne qui semble la plus acharnée à retrouver François. Aurait-elle par hasard cette intuition propre aux jumeaux pour la convaincre qu’il n’est pas mort ?
Par touches successives, et sous la plume de François, nous devinons la vérité, triste et navrante. Un joli roman, délicat et aiguisé comme le ciseau de sculpteur dans l’évocation du ressenti de chaque personnage. Un début prometteur dans l’écriture. – Evelyne Grandigneaux
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Une famille nombreuse dont un membre disparaît volontairement se reconfigure en comblant le vide laissé.
Chacun à sa façon, en oubliant, en cherchant partout et obstinément. 20 ans, 20 ans que François a disparu et aujourd’hui cette disparition sera juridiquement reconnue.
Pourtant aucun des membres de cette famille ne m’a vraiment touché, le seul, le seul qui existe véritablement à mes yeux c’est François l’absent, François l’incompris, François le rejeté.
Un joli roman sur l’incompréhension familiale – Emmanuelle Coutant Bigot
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Depuis 20 ans, la famille Munch attend un signe de François, l’un des six enfants, qui a cessé de donner de ses nouvelles du jour au lendemain. Emmanuelle Grangé tisse un portrait subtil de cette famille meurtrie, qui « ment par omission » en n’évoquant jamais l’absence du fils et du frère. J’ai beaucoup aimé la façon dont elle esquisse des gestes, des pensées, des habitudes un peu comme elle le ferait sur un tableau. Par petites touches mélancoliques, elle parvient à nous émouvoir, nous toucher, nous faire réfléchir sur le temps qui file, sur les saisons et les années qui s’égrènent, sur les souvenirs qui s’amoncellent et qui finissent par former un duvet confortable et chaleureux derrière lequel se réfugier.- Boris Tampigny
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François est parti il y a vingt ans. Il a laissé un mot à ses parents et à chacun de ses cinq frères et sœurs pour les prévenir de son départ, leur demander de ne pas le chercher et sans expliquer sa décision. Vingt ans plus tard, toujours aucune nouvelle de François et sa famille se rend au tribunal pour la déclaration officielle d’absence. Ce rendez-vous est l’occasion pour chacun de se remémorer le souvenir de ce fils, de ce frère. Ainsi, par petites touches, par des zooms successifs sur chacun des membres de cette famille, on entraperçoit l’histoire, on devine la relation entre eux et on survole le chemin parcouru durant les vingt années de cette absence inexpliquée. Le livre d’Emmanuelle Grangé est un livre sur l’absence mais surtout sur ce qu’est une famille, faite de liens, mais aussi de différences et de secrets. L’écriture est sensible, concise, et en quelques instantanés ou souvenirs, comme un chemin suivi en pointillés, se construit l’évocation subtile d’une famille et de sa complexité. – Nathalie Ghinsberg
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Voilà 20 ans que l’un des fils a disparu, n’envoyant qu’une simple carte postale : « Vous ne me reverrez plus. Ne cherchez pas à avoir de mes nouvelles, ne vous faites pas de soucis. Je vous embrasse. François ». Les parents et les 5 autres membres de la fratrie doivent se retrouver au tribunal pour légaliser cette disparition. Par courts chapitres dans un récit à plusieurs voix chaque membre de la famille dresse le constat de sa vie avant et après la disparition du frère. Pas de suspense on a vite compris la raison de ce départ grâce aux extraits de carnets laissés à une des sœurs. Mais cette dernière se garde bien de les montrer aux autres. C’est une famille sous la coupe d’un père « méchant » ( un officier de marine à la retraite. Cliché) ou le non-dit est la règle. La mère, elle, est volubile, ce qui ne l’empêche pas de ne jamais parler de l’essentiel. Les enfants se côtoient, puis un jour partent. Pour moi tous se pensent anéantis par l’absence de François mais sont surtout malades de cette famille dans laquelle les liens sont si distendus. Chacun vit sa petite vie dans de nouveaux non-dits. Les différents personnages restent superficiels, j’aurais aimé en savoir plus sur chacun. Les bribes de vie de chaque protagoniste ne nous permettent pas d’appréhender le vide laissé par l’absence. Dommage, le sujet est intéressant mais je suis restée à l’extérieur de ce récit.- Françoise Floride Gentil
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« Comment fait-on avec un disparu ? Le comment s’évapore-t-il en fumée ? »
Ni explication, ni mode emploi. Non aucun mode d’emploi, aucune notice pour délivrer à chaque membre d’une famille comment réagir face à la disparition et l’absence d’un des leurs. Ce roman se dévoile aussi sans notice : au compte goutte on nous raconte un peu de chacun, le père, la mère et les six enfants, on nous dilue du passé, du présent, quelques confidences soufflées du disparu… Et par petites touches subtiles, à l’allure simple – mais là encore comme en peinture quelques coups de pinceaux peuvent suffire à nous camper un décor, un trait de caractère, une ambiance- on accompagne chacun à cet ultime rendez-vous, ultime étape judiciaire pour la « reconnaissance d’absence » du frère disparu.
Reconnaître légalement l’absence… Non pas une naissance, non pas attester une présence, non ; reconnaître, prouver, légitimer l’absence, le vide béant de celui qu’on ne voit plus, peut-être présent ailleurs mais absent ici, dont on ne sait plus rien : une ombre.
Ce premier roman est fort car l’écriture est douce, tranquille, sans à coups, et languit de cette absence autour de laquelle d’autres vies se constituent, se meuvent, se débattent. Elle laisse deviner ça et là quelques pistes de sens, de raisons possibles si tant est qu’il en faille des raisons pour disparaître aux yeux des autres… Là n’est pas le propos du récit et ça n’a pas manqué pas à ma lecture. Ça n’est pas grave si on ne sait pas. Ce sont les pérégrinations de chacun, les vies maintenues avec ce voile, ce déchirement, ce quelque chose de soi kidnappé avec la disparition de l’autre. Tout le monde disparaît un peu à la perte de vue d’un être aimé.
Pas d’amertume, pas de colère, seule une tristesse sans vagues s’insinue dans les lignes et cette tristesse est belle car elle dit beaucoup de nos compositions avec la vie et ses mystères. Nous traînons tous des drames et des blessures dans nos quotidiens et nous les confondons comme nous pouvons à nos gestes les plus rituels, les plus bateaux, et les plus essentiels. Comment on tapisse, comment on repasse une couche de peinture sur un mur friable ou jauni pour ne pas avoir à penser l’impensable ? Comment on fuit devant l’inacceptable d’un rejet, d’une méchanceté familière ? Comment on se tait, on se ment pour ne pas faillir ? Comment on s’aime sans jamais se le dire parce que c’est muré depuis trop longtemps ? Comment on préserve un peu de son humanité en jardinant à défaut de … ?
Les émotions, tant elles sont lissées dans un récit brut et élégant, vous saisissent sans crier gare à la fin d’une phrase, ou plus tard, dans l’après-coup. L’absence s’incarne ici dans un être cher devenu invisible. Et cette absence obsédante, dès lors éclaire aussi les multiples dérivés et failles que son creux produit ou fait ressortir : les non-sens, pertes, espoirs, déceptions et manques autour desquels tous les personnages brodent leurs existences, autour desquels nous nous agitons tous.
Ce roman est une très belle promesse que l’on garde présent et précieusement aux tréfonds de soi.
« Elle ne sera là pour personne. Elle a pris sa décision : lire et ravaler ses larmes. »
Karine Le Nagard
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J’ai beaucoup aimé ce livre, sans vraiment réussir à dire pour quelles raisons précisément. C’est d’abord l’écriture d’Emmanuelle Grangé, à la fois sensible et piquante. Un ton qui peut se faire ironique, mais toujours dans la justesse.
Et puis la chronique familiale, l’arbre généalogique sur la première page, celui de la famille Munch. Le père, André, la mère, Marguerite. Leurs enfants. Sur la ligne des enfants, Sandrine et François, des jumeaux. Et l’absence, celle de François.
J’ai été touchée par cette histoire de disparition, un thème qui, ces derniers temps, intrigue, envoûte, comme dans le roman de Monica Sabolo paru à la rentrée, « Summer », qui nous plongeait dans une étrange ambiance aquatique pour nous raconter la disparition d’une jeune fille sur les bords du lac Léman.
François a disparu volontairement, laissant à sa famille à peine un mot d’explication. Après des années d’attente, la famille Munch a finalement pris la décision de se rendre au tribunal pour « signer la déclaration d’absence », accepter la disparition aux yeux de la loi.
Le trajet matinal de chacun pour se rendre au tribunal est l’occasion de revenir en arrière, et de faire parler les souvenirs.
Ce n’est pas une famille modèle, et j’ai ressenti plusieurs fois une sorte d’étouffement dans les scènes familiales. Le père qui bichonne ses bonzaïs plus que ses enfants, la mère qui, au contraire, les étouffe et tente de garder la tête haute face à ce patriarche qui n’a de père que le nom, le frère qui mène une vie bien sous tous rapports (quoique…), et la sœur qui part en quête du frère dont on l’a amputée.
Non, décidément, la famille Munch est loin de donner l’illusion d’être accueillante. Et pourtant, on ne peut s’empêcher d’avoir une certaine tendresse pour chacun d’eux…

« Comment fait-on avec un disparu ?
Le comment s’évapore-t-il en fumée ?
Ça met combien de temps à pourrir, un corps ?
Pendant combien de temps les mouches bourdonnent-elles ?
On n’arrive plus à dormir normalement.
Je devrais éteindre mon téléphone, ça lui ferait les pieds, on n’est plus à un jour près. »

Et François, dans tout ça ? La disparition volontaire est toujours liée à une histoire. Un secret, un choix (ou un non-choix…). Comme dans « Summer », sans trop vous en dire sur l’un et l’autre de ces romans, le lecteur se retrouve à partager avec le disparu le secret de sa disparition. Quand les non-dits et les silences se font trop assourdissants, les personnages choisissent l’oubli, l’effacement devant le poids d’une famille, ou d’une histoire. Emmanuelle Grangé parvient à rendre le personnage de François discret, léger, presque évanescent. Par petites touches, le portrait qui nous est fait de lui, par contraste avec celui de sa famille, se dessine de manière sensible et fine, à tel point qu’après avoir refermé le livre, on se surprend à penser à lui, et on aimerait en savoir plus sur sa vie, comme ces personnes croisées une fois et qui nous laissent une empreinte curieuse et persistante.
Une intrigante découverte, que cette auteure…     – Amélie Muller

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« Marguerite Munch a le sens de la famille, une certaine idée de la justice. Elle sait discerner les bons des méchants, les faux méchants des vrais méchants. »

Marguerite, Évelyne, Sandrine, François, Juan et les autres… Ou comment les liens d’une famille peuvent se resserrer ou se distendre avec la disparition de l’un d’entre eux. Très délicat, François les quitte sans bruit laissant à la communauté une missive de quelques mots et à chacun ses plus beaux souvenirs. Une disparition inexpliquée que chacun au fil des chapitres essaiera de comprendre en se remémorant les meilleurs moments, mais qui pèse sur leur vie à chaque instant. Tel ce rapport au téléphone « Il est toujours fixe et en double, il est portable depuis plus de vingt ans, il est indispensable depuis le départ de François [….] on se fiche bien de ses fonctions high tech… ». Portrait sans concession d’un père sans âme, d’une mère trop présente mais pourtant merveilleuse, d’une fratrie unie et d’un fils qui a sans doute du mal à assumer une différence. Une belle écriture, avec des mots simples et justes. Une couverture douce avec son bandeau de bonsaï qui invite à la lecture. Merci à Emmanuelle Grangé pour ce délicieux moment de délicatesse. – Karine Godo

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Lire également les chroniques des lecteurs directement sur leurs blogs respectifs : « un excellent premier roman » pour Anne Leloup, pour Henri-Charles Dahlem « C’est du reste dans les nuances, dans la réception très différente d’un même événement que réside l’intérêt du roman », « un roman raffiné et doux, tendre jusque dans les difficultés » pour Geneviève, « une déception » pour Anne-Marie Gabriel, « une écriture sensible, à la pointe de l’émotion » pour Sabine,
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