La plume – Virginie Roels

Pour son premier roman, Virginie Roels, forte d’une riche carrière de journaliste choisit la politique-fiction, on ne peut plus d’actualité. Mais elle prend le parti du décalage pour rendre la visite des coulisses du pouvoir plus digeste et surtout plus haletante. Sans occulter le fond pour autant.

La plume

Premier roman habile sur les arcanes de la politique, « La Plume » est construit comme un polar. L’auteure parvient à susciter l’intérêt et l’envie du lecteur de mener l’enquête aux côtés de la narratrice, une journaliste un peu looseuse, embarquée par hasard dans une affaire épineuse : Comment le président sortant, lors du débat d’entre-deux tours des dernières élections présidentielles, a-t-il pu commettre l’irréparable et provoquer lui même sa perte, alors que tous les signaux le donnaient gagnant ? Un regard, dans le public, une question posée par un étudiant, voilà le point de départ de ce roman astucieux qui dissèque les relations de pouvoir en politique, les influences des puissants de la République, le mécanisme des petites mains – et des petites plumes ! qui s’affairent dans l’ombre pour l’ascension de quelques uns. Au centre de l’enquête, la manipulation, le langage, l’importance de la communication en politique, qui ne souffre aucun faux-pas et peut mener au succès comme au pire. Bien construit, mêlant flash-back et journal de bord de la journaliste, voilà un roman prenant, intelligent, et par certains côtés, bien sûr, glaçant. Car en pleine campagne électorale, ne sommes-nous pas en plein dans ce jeu de pouvoir du langage ?… – Amélie Muller

« Au moment où la France se choisit un nouveau Président, voilà en tout cas une satire qui donne à réfléchir. Bienvenue et peut-être salutaire ! » – extrait du billet de blog de Henri-Charles Dahlem

La politique : s’il est un mot qui revient beaucoup en ce moment, c’est bien celui-là. Le premier roman de Virginie Roels « La plume » est ainsi totalement dans l’air du temps.
Ce roman de politique fiction… ou pas… raconte l’enquête menée par une jeune journaliste Chrystelle Knox, suite au débat de l’entre-deux tours de l’élection présidentielle qui oppose Jean Debanel, président sortant très haut dans les sondages à Yves Cranchon. Que s’est-il passé pour que tout à coup Debanel perde ainsi les pédales ? Car oui, on peut le dire, l’expression pour familière qu’elle soit, correspond à la réalité. En quelques secondes, ce soir-là, Jean Debanel perdit l’élection.
J’ai lu ce livre comme on dévore un roman policier. La construction du récit dans lequel se mêlent les faits et les points d’étape réalisés par la journaliste au fur et à mesure de l’avancée de ses trouvailles maintient parfaitement le lecteur en haleine. Avec brio, une écriture vive, élégante et primesautière, l’auteur nous livre une étude fouillée quant au poids des media en politique, à l’utilisation de la communication et à la manipulation des électeurs. Tout y est dit des coups tordus fomentés par des personnages tous plus ambitieux les uns que les autres, des ordres donnés à l’un et exécutés par le suivant, des consignes qui dégringolent de ministres en conseillers, de directeurs de cabinet en spécialistes de la question. Chaque personnage possède d’ailleurs une consistance certaine avec, pour ma part une préférence pour Tarrand, le fameux Ministre de l’Intérieur, et la journaliste fort bien représentée.
On sent chez l’auteur une bonne connaissance du milieu qu’elle décrit avec humour, précision, et même parfois délicatesse. J’ai aimé aussi ces petites touches de couleurs dont elle parsème son texte– celle d’un salon, par exemple, où se maria un président avec un ex mannequin – et autres anecdotes qui laissent à penser que tout n’est pas fiction. En tous les cas, des questions se posent… – Geneviève Munier
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La plume venait juste d’être ajoutée à la sélection de 68 quand je suis allée au salon du livre de Limoges et Virginie y était aussi. C’est donc tout naturellement que je suis allée échanger avec elle.
Avenante et gentille, elle venait d’être snobée par une personne qui n’aimait ni la politique ni la fiction et qui avait donc passé son chemin.
Personnellement, je n’aime pas la politique, les actualités et la campagne actuelle n’aident pas depuis quelques mois et La plume m’a confortée dans ce rejet d’un monde de manipulations, de malversations et d’ambitions à tout va.
Par contre j’ai beaucoup aimé le roman, bien construit, bien écrit et l’enquête menée par la journaliste m’a tenue en haleine jusqu’à la fin !
C’est un très bon premier roman qui me fait penser que tout n’est pas fiction, même si toute ressemblance avec des personnages existants, bla, bla, bla, bla … – Frédérique Camps
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Lire également les chroniques de : Delphine-Olympe, Joëlle Guinard, Nicole G, TLivresTArts
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