Mon ciel et ma terre – Aure Atika

Le roman d’une femme libre (inconséquente diront certains), et l’hommage émouvant d’une fille à sa mère, personnage fantasque, bohème, parfois indigne, mais si inspirant. Un roman qui possède plusieurs facettes et plusieurs degrés ce qui explique les ressentis très divers des lecteurs. Mais un témoignage plein d’amour et d’admiration.

Mon ciel et ma terre

Que cette douleur est bien écrite ! Voilà l’exclamation qui s’est imposée très vite à la lecture de ce témoignage. Mais a-t-on le droit de parler de douleur quand rien dans ces lignes toutes en pudeur et en poésie ne vient geindre une plainte, ni démontrer une blessure ? Rien n’est larmoyant, tout est vivant et vrai.
Avoir pour mère un personnage de roman : tout un programme… Aure Atika nous dresse le portrait d’une femme incandescente, inclassable, à l’originalité élégante, emportée, aventurière des temps modernes. Sauf que cette femme, cette Ode à la vie, est aussi une mère, Odette, laquelle élèvera sa fille en poursuivant ses lubies, ses envies, ses furies. L’écriture se veut authentique, directe et incroyablement douce. Comme si, tout en disant simplement ce qui est et ce qui a été, l’auteure avait privilégié la tendresse et la fantaisie, peut-être pour ne pas risquer le jugement à l’emporte pièce de cette mère peu académique. Et en effet nulle envie de s’offusquer ou de condamner en découvrant page après page une Ode pleine d’entrain et de joie mais dont les tourments et l’immédiateté des humeurs auraient pu suffire à provoquer des dégâts ou des béances pour une enfant.
J’ai lu ce premier roman comme une énième preuve d’amour de cette fille à sa mère malgré le cœur flamboyant et à vif de celle-ci. Plus que l’extravagance et la liberté de Ode/Odette, c’est bien la fille, sa présence généreuse, indéfectible et solide, que j’ai admirée tout au long de ces lignes à l’écriture vive, poignante, et si justement imagée pour dire les sentiments d’abandon, de honte, l’admiration sans bornes et l’amour inconditionnel de l’enfant.
Aure Atika n’élude pas la colère, à l’âge de l’envol, de l’entêtement nécessaire pour trouver sa place ; mais à aucun moment nous ne la ressentons, cette colère, qui aurait pu somme toute être légitime. Amour pacifié ? Finalement qu’importe ? Il est d’autant plus beau et grand de pouvoir porter un regard nu, sans ressentiment ou critique, sur sa mère, ou plus exactement sur la femme qu’elle aura été : fille de, sœur, amante, avec des fêlures, des failles, des rêves et des espoirs. Je reste encombrée d’un sentiment étrange, trop interprétatif à mon goût ; sans doute car il s’agit du lien mère-fille qui m’interroge tellement… et dont j’aimerais pouvoir discuter encore et encore après la fermeture du livre. Gageons que Odette aura mesuré sa chance d’avoir comme fille cette femme, Aure, laquelle lui aura écrit une Ode singulière et émouvante et surtout, en plus bel hommage, l’inscription de son identité propre, au-delà d’Elle, droite et debout entre le ciel et la terre ? – Karine Le Nagard
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Un très bel hommage à sa mère pour ce premier roman-récit. J’ai été touchée par ce livre car il parle d’une femme, que l’on pourrait juger, à premier abord, comme une mauvaise mère. Elle laisse sa fille, seule, et il faut qu’elle se débrouille souvent seule. Aude Atika nous raconte son enfance et nous décrit aussi l’air du temps de cette époque et en particulier, le monde de la bohème de Paris et celui-ci de la photographie et du cinéma. Car sa mère a fait du cinéma et de la photographie. L’auteure a peu connu son père et a vécu seule avec cette mère, indépendante, volage, futile. Ce texte est un admirable hommage à une femme, à une mère et j’ai beaucoup aimé sa délicatesse et tendresse pour nous parler de son quotidien de petite fille. De belles pages mais terribles sur les moments de solitude de cette jeune enfant. – Catherine Airaud

« Si ce roman est réussi c’est certainement parce que Aure Atika trouve la juste distance, la bonne tonalité pour permettre au lecteur d’entrer en empathie avec Ode. Mais par-delà le personnage de la mère, c’est aussi la fille qui se dévoile, donnant à voir quelques-uns des ingrédients qui la constituent et font toute sa richesse. Ce qui rend la démarche particulièrement touchante. » – extrait du billet de blog de Nicole G.

Les préjugés ont la vie dure qui classent chaque individu dans une case bien définie, comme une mercière ses boutons dans un tiroir, en fonction de leur couleur. Alors, quand j’ai vu le nom d’Aure Atika sur l’étagère d’une librairie entre Natacha Appanah et Olivier Bourdeaut, je suis restée coite, dubitative, sceptique. S’agissait-il vraiment de cette actrice que j’aime tant pour son talent, sa classe et sa beauté ? Actrice, certes, mais romancière ? Pour une surprise, c’était une surprise… et une belle, je l’avoue, une fois le livre refermé. « Ode était mon ciel et ma terre. Elle était mon ode. Tout un poème. » Voilà, tout est dit dans ces quelques mots. Ce premier roman d’Aure Atika est en effet un véritable cri d’amour, une élégie poignante, une déclaration de tendresse, d’un attachement sans faille, d’une admiration sans borne, un hymne à sa mère, Odette, Ode comme elle aime à se faire appeler. Cette dernière est pourtant bien loin de l’image de la mère classique. Elle n’est pas du genre à préparer du chocolat chaud et des tartines, à astiquer une maison parfaite, à entourer sa fille, la protéger, la rassurer. Elle part sans crier gare, laissant une petite fille éplorée, revient sans prévenir, étonnée. Elle parle, elle pleure, elle souffre et sa petite est là. Elle la console de ses chagrins d’amour, elle a mal pour elle dans ses moments de manque, elle la suit dans ses nuits de débauche. Elle est la petite, mais aussi l’adulte. Elle est la fille, mais aussi la mère. Pourtant elle aime cette mère fantasque, l’admire et ne voudrait pour rien au monde en changer. J’ai beaucoup aimé l’écriture d’Aure Atika, à la fois simple et légère, qui sert parfaitement ce récit. Les mots sont précis qui dépeignent le regard de l’enfant porté sur l’adulte. A aucun moment elle ne juge, et me permet à moi, lectrice, d’entrer en empathie avec le personnage. Elle se contente de décrire cet univers avec beaucoup de justesse, une grande pudeur et sans acrimonie. En racontant l’histoire de sa maman, c’est la sienne aussi qu’elle nous dévoile, la façon dont elle s’est construite et qui la rend plus importante encore à mes yeux. C’est vraiment le très beau portrait d’une mère imparfaite à travers les yeux amoureux de sa fille. – Geneviève Munier

Fille unique d’une mère un peu bohême, Aure Atika retrace les souvenirs d’une enfance pas tout à fait comme les autres et évoque surtout l’amour inconditionnel qu’elle portait à cette femme très indépendante. Une relation fusionnelle où l’enfant est souvent considérée comme une adulte.
On retrouve l’ambiance des seventies, les expériences borderline, l’esprit de créativité insouciante qui en était la marque. C’est un témoignage assez touchant dans son absence de prétention, mais je n’en garderai pas un souvenir marquant. – Merlieux L’enchanteur
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« Et le lecteur de découvrir et d’apprécier, étonné, cette artiste qui se dévoile avec pudeur. On sent qu’elle a toujours peur d’en dire trop ou pas assez pour nous faire comprendre et mesurer la réalité de cette mère qu’elle révèle dans ce cri d’amour magnifique. Alors avouons-le, c’est une très belle surprise ce premier roman d’Aure Atika à l’écriture fluide, pudique et touchante à la fois. » – Extrait du billet de blog de Dominique Sudre
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je suis très ennuyée, perplexe, partagée, etc… Je viens de finir le livre de Aure Atika, Mon ciel et ma terre, un texte intime, simple, sincère d’une relation mère fille, dans un univers peut être déjà trop lu pour moi, les enfants de parents déjantés des années 60 et 70, du charme, de la créativité, de la coke et autres substances, le sens de la liberté et de la différence. Une mère très liée à sa fille et inversement. Une écriture agréable, des passages très réussis, d’autres plus consensuels ou distanciés. J’ai lu sans vraie émotion, et sans désintérêt non plus. Je l’oublierai vite. à vous de voir. – Martine Magnin
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J’ai été sincèrement touchée par ce témoignage pudique, émouvant, sensible. Que de jolis mots pour parler de cet attachement à la mère, de cette relation fusionnelle malgré tout… En effet, ce qui aurait pu être de l’ordre du jugement se transforme en hommage à la mère. « Ode était mon ciel et ma terre. Elle était mon ode. Tout un poème. » – Anne-Christine Busnel
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Lire également les billets de blog de : TLivresTArts, Joëlle, Héliéna, Violaine,
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