La téméraire – Marine Westphal

Un sujet difficile à aborder et pourtant… Marine Westphal relève le défi du haut de son expérience professionnelle et du bout d’une plume au service de l’émotion. Des lecteurs touchés, bouleversés, impressionnés…

la-temeraire

« Texte d’une beauté infinie et d’une incroyable justesse, ce roman enchante par sa réalité grave et poétique où chaque mot pèse de sa juste valeur. » : la chronique complète de Bénédicte Junger est à découvrir sur son blog

« Un premier roman bouleversant, du fait de son sujet mais aussi de son écriture. J’ai lu ce livre d’une traite et ai été happée par cette écriture qui nous parle d’un sujet si délicat et difficile. Sali s’occupe dans sa salle à manger de son mari Bartolomeo, qui a eu un AVC et qui survit sur un lit médicalisé. Les journées sont rythmées par les visites des infirmières et de la gentille voisine qui se propose pour faire les courses. Les deux enfants sont présents aussi, Poucet le petit dernier est là et essaie d’aider. La fille, elle, est plus loin mais n’arrive pas à faire face à ce déclin du père. Un sujet dur et qui interpelle. Grâce à une écriture poétique et sensible, nous sommes happés par cette histoire bouleversante qui traite avec beaucoup de délicatesse et d’humanité, des fins de vie et des choix que l’on peut ou ne pas faire. Quelquefois les livres nous bouleversent car ils nous parlent de la vie, de la mort, de la fin de vie. Un premier roman bouleversant mais pas larmoyant. Un livre d’espoir et de volonté. Une belle écriture pour décrire la maladie, un AVC, les rapports humains et la nature toujours proche. On est en plein avec les personnages, que ce soit dans cette salle à manger transformée en chambre de malade, dans une voiture avec les questionnements des enfants et enfin dans les Pyrénées et la nature pour se ressourcer ou d’échapper. Un texte très émouvant. Merci de m’avoir fait découvrir ce texte qui est bouleversant mais si poétique et humain. « Car il est une chose plus pénible encore que d’apprendre la mort d’un être aimé, c’est de l’attendre. » Catherine Airaud

« Je reste un peu hébétée et perturbée par ce livre bouleversant. Un grand amour, solide, tendre, tenace, représenté par une femme volontaire et sans compromission, et l’attente d’une mort annoncée, inéluctable, celle de son mari. Une contradiction morale, sentimentale, et concrète. Ce livre nous touche là où ça fait le plus mal, comment vivre l’impossible, comment coexister avec un homme ni n’existe plus, mais respire encore? Les mots sont étonnement bien choisis, le style et la distance parfaitement maîtrisés, original, sensible, le vocabulaire est à la fois précis et poétique. On est ici avec lui, on les regarde, on partage et on sent qu’elle ne fera que ce qu’il attend d’elle. » – Martine Magnin

« Quand survient le drame…
Sali ne quitte pas des yeux le lit médicalisé qui occupe ce qui fut la pièce à vivre de leur maison. Bartolomeo, son mari, git inconscient ; Il a été foudroyé à 1 700 mètres d’altitude quand « une grenade lui avait pété dans sa tête ». Un A.V.C.
« Un minuscule débris, poussière qui flotte, dérive et, en quelques minutes, plus personne pour répondre ». « Bousillé, broyé, pilonné jusqu’à la moelle ».
Lo Meo a cinquante-huit ans. C’était un homme robuste, habitué aux marches en montagne : il était garde-moniteur dans une réserve naturelle des Pyrénées et en parcourait quotidiennement les sentiers qu’il entretenait.
« Au mois de décembre, soit deux mois après son accident vasculaire cérébral, il était sorti du service de réanimation, avait transité par la neurologie, puis l’hôpital leur avait fait comprendre qu’ils ne pouvaient rien faire de plus ».
Sali perd brutalement celui qu’elle aime depuis trente-six ans. Elle est “brisée” tel un fétu de paille face au lit où Lo Meo faisait le mort ».
Cela fait dix mois qu’elle reste en permanence auprès de lui. Elle n’est plus rien.
Jusqu’à quand pourra-t-elle tenir ?
La douleur de l’épouse , celle des deux fils : une fille et un garçon, sonnent juste.
Chacun réagit de façon personnelle. C’est poignant.
Marine Westphal, infirmière, a dû être confrontée à ce genre de situation. Elle est au plus près de la douleur. Je trouve que c’est là qu’elle donne le meilleur du roman.
Ce livre pose le problème de la fin de vie. De l’assistance en fin de vie.
« Car il est une chose plus pénible encore que d’apprendre la mort d’un être aimé, c’est de l’attendre ».
Sali prend une décision : « Sauver sa mort, puisqu’elle ne pouvait sauver sa vie »
« Si elle ne pouvait rien contre la mort, elle pouvait pour son mari ».
J’ai trouvé cette fin très belle. Un bon livre sur une situation dramatique.
J’émets une réserve sur l’écriture, surtout au début quand il s’agit de mettre en place : trop d’images, de comparaisons voulues originales qui dénotent, à mon avis, une application trop décelable. » – Mireille Le Fustec
                                                         _________________________
Sans oublier les chroniques de : Joëlle Guinard, Amandine Cirez, TLivresTArts, Anne Leloup
Advertisements

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s