Garde-corps – Virginie Martin

Le moins que l’on puisse dire c’est que ce petit livre aura déchaîné les passions comme jamais parmi les lecteurs des 68 premières fois. Pas d’unanimité, Gabrielle Clair a ses supporters et ses détracteurs. On peut qualifier Garde-corps de livre clivant…

garde-corps

« Les commentaires picorés ici et là à propos de « Garde-corps » me faisaient craindre une lecture désagréable et ennuyeuse. Il n’en a rien été et j’ai été plutôt favorablement surprise par cette histoire aussi âpre et rugueuse que le ton sur lequel elle est racontée. Bon, il ne s’agit pas d’un enthousiasme délirant mais, en définitive, j’ai lu le roman de Virginie Martin avec intérêt et j’y ai apprécié l’énergie sans hypocrisie de l’écriture et de la narration. Une narration sur deux époques, prise en charge par Gabrielle Clair, ministre aux dents longues et aux griffes acérées sous leur gant de soie. Ce personnage de femme, victime d’un viol à 13 ans, possède une part d’ambiguïté, de complexité, qui conduit à de nombreuses questions tant sur les rapports de sexe, les rapports de pouvoir et de domination que sur la façon dont se façonnent les destinées publiques. La maîtrise de sa propre image, les calculs afin que rien ne soit laissé au hasard, l’armure portée à chaque instant pour qu’aucune faille ne vienne égratigner le corps ou l’âme, tout cela a quelque chose de fascinant et de – me semble-t-il – assez juste. Comme déjà morte intérieurement, la narratrice, lucide, manie le langage comme une arme grâce à laquelle elle peut atteindre les objectifs qu’elle s’est fixés. Comme dans une guerre qui ne dit pas son nom, tout est stratégie, et, seule, la nervosité du récit laisse deviner parfois une émotion plus intense d’être étouffée. Un roman intéressant par toutes les pistes de réflexion qu’il ouvre sur les compromis et compromissions que doit accepter ou non une femme ambitieuse et sur les jeux de pouvoir qui s’instaurent dès lors que les femmes viennent grappiller dans la cour que les hommes pensent leur être uniquement réservée. » – Sophie Gauthier

« Garde corps est comme un uppercut, le début dur donne le ton, on suit l’ascension d’une jeune femme politique Gabrielle Clair. Ses angoisses, fantômes qui la poursuivent de l’enfance à l’âge adulte. La description de son mal être à la 1ere personne, on est dans sa tête est prenante. Sa vision de la politique, des rapports homme femme est intéressante. Elle décrit de manière ultra réaliste le microcosme parisien, les tactiques pour arriver au pouvoir. J’ai aimé cette plongée au cœur du pouvoir qui alterne avec ses angoisses intimes. Sorte de confession, histoire de vengeance, j’ai été touché par cette femme malheureuse qui fait tout pour s’en sortir Qui se dévoue à son travail comme une barrière, une protection face à ces démons J’ai dévoré ces instants de vie qui la rendent au fur et à mesure attachante et qui fait qu’on prend fait et cause pour elle. Une lecture intéressante et passionnante que je vous recommande. » – eirenamg (Nathalie)

« 161 pages d’une écriture assez percutante : chapitre après chapitre, s’entremêlent l’enfance violée de la petite Gabrielle, dans la région pourtant sublime (mais détestée) qu’est Fontaine de Vaucluse, le manque d’amour de ses parents à son égard, le parcours de Madame la Ministre – personnage glaçant qu’elle deviendra quelques années plus tard … – Et pourtant, le moment de compassion passé pour la petite fille de onze ans abusée par son camarade de seize ans, je n’ai pas réussi à éprouver de l’empathie pour la femme froide et calculatrice …Pas de coup de cœur pour ce petit livre nauséeux ! J’espère seulement qu’il n’y a rien d’autobiographique … » – Anita Millot

« C’est un livre qui se lit vite, très vite. C’est peut-être même ce que souhaitait l’auteur. Qu’on attrape cette histoire et qu’on ne la lâche pas avant d’en avoir terminé avec elle. D’où une écriture sans fioriture. Tout au long de cette narration nous sommes sur deux périodes. L’Avant Madame le Ministre et l’Après Patrick. Le début donne envie de se boucher les yeux ou les oreilles. Deux pages qui détermineront la vie de Gabrielle Claire et son irrésistible ascension. Toute ressemblance avec des personnes qui existent ou ayant existé n’est sûrement pas fortuite. A ceci près, que la narratrice fait froid dans le dos à la manière du héros d’Américan Psycho. Je précise que je ne compare pas les deux auteurs, mais pour un premier roman, j’ai lu moins abouti. » – Anita Coppet

Et une sélection de chroniques publiées sur les blogs des lecteurs :

TlivresTarts : http://tlivrestarts.over-blog.com/2016/10/garde-corps-de-virginie-martin.html

Virginie Vertigo : http://www.leslecturesdumouton.com/archives/2016/11/24/34605534.html

Henri-Charles : https://collectiondelivres.wordpress.com/2016/11/20/garde-corps/

Martine :http://www.leslecturesdemartine.com/2016/10/garde-corps.html

Nicole : http://www.motspourmots.fr/2016/08/garde-corps-virginie-martin.html

 

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