Anguille sous roche -Ali Zamir

Une vraie curiosité, cette Anguille, dans tous les sens du terme, dans le fond et dans la forme. Un livre formé d’une seule phrase longue de 300 pages, une lecture en apnée pour laquelle il faut accepter de se laisser prendre par le courant, sans se débattre.

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« Chant pour la liberté des corps, des âmes, ce roman vous entraînera là où vous n’êtes jamais allés par la grâce d’une seule phrase où l’on se perd et se retrouve plus que jamais, vivant. » – nous dit Bénédicte Junger sur son blog (lire son billet entier)

« Quelque part dans l’océan Indien, une jeune femme se noie, ses forces l’abandonnent mais sa pensée, tel un animal sur le point de mourir, se cambre. Dans un ultime sursaut de vie et de révolte, la naufragée nous entraîne dans le récit de sa vie. Parmi les pêcheurs qui possédaient des vedettes a moteurs, il y avais ce jeune qui s’appelait Vorace, c’est un véritable Adonis, haut de taille, avec un corps assez robuste, je devinais ses muscles, dessines à travers sa chemise de nylon, la je ne savais pas encore qu’un jour je mordrais a l’hameçon. Je disais alors que quand vous aimez quelqu’un il faut aussi aimer ce qu’il vous laissera comme souvenirs ou fruit de cet amour, que ce fruit soit bon ou mauvais, sucre ou amer, vinaigre ou sale,<je suis, j y reste, j’en ai rien à cirer>m’étais-je dis en mon fort intérieur, j’aime cet être qui va mourir plus tard ici avec moi,comme j’ai aimé son père, même s’il m’avais trahi. J’ai vraiment adoré,quelle plume! Époustouflant. » – Gloria Rodriguez

« Ce roman est à l’image de sa couverture : envoûtant. À la fois doux, hypnotique, et fort, comme une image persistante qu’on garde après avoir fermé les yeux face au soleil. Anguille est une jeune lycéenne de Mutsamudu, dans l’archipel des Comores. Elle vit avec sa jumelle et son père Connaît-Tout, pêcheur et grand orateur, selon ses propres dires. L’histoire qui va se dérouler sous nos yeux est celle d’Anguille, qui de sa propre voix, démêle le fil de ses souvenirs, alors qu’elle est en train de se noyer. Comment et pourquoi en est-elle arrivée là ? Dans une langue pleine d’oralité et d’une grande poésie, Anguille nous entraîne dans son sillage et nous offre sa dernière confession, son dernier récit avant de sombrer. Loin d’être monotone, sa litanie épouse les aléas de sa vie, les bonheurs et les désillusions, sans jamais se départir d’un franc-parler ensoleillé et d’un caractère bien trempé. Ce n’est pas forcément un livre facile au premier abord, mais la découverte d’une écriture, d’une originalité et d’un talent de conteur est bel et bien là, sous la plume d’Ali Zamir. » – Amélie Muller

« Ce n’était pas gagné d’avance et dès les premières lignes, j’ai commencé à avoir le mal de mer. Non seulement, j’ai peur de l’eau, non seulement il m’est difficile de poser le pied sur une barque mais en plus, j’adore les phrases courtes, la ponctuation qui donne le rythme et permet de respirer. Et là, je me suis retrouvée dans l’eau, une eau profonde et noire, au bord de la noyade et entourée de virgules. Comment allais-je m’en tirer ?
« Anguille sous roche » d’Ali Zamir nous plonge d’emblée dans le grand bain. Anguille, c’est son prénom, se retrouve en pleine mer et, sur le point de rendre l’âme, voit sa vie défiler. Elle est comorienne, sœur jumelle de Crotale, fille de Connaît-Tout, amante de Vorace et nièce de Tranquille, oui l’auteur a un certain goût pour les prénoms, comment dire, peu communs. Elle va nous raconter sa vie, ses bonheurs et surtout ses malheurs et tout ça en une seule phrase…
Pas de points, pas de majuscules, des virgules, des virgules à perte de lignes et le souffle court. Véritable logorrhée qui m’a laissée pantoise et haletante, mais pas pour autant complètement conquise. J’ai l’impression d’avoir été plus impressionnée par la prouesse littéraire, le vocabulaire imagé, inhabituel, le phrasé ondoyant, que par le fond du récit. Hypnotisée par l’écriture, j’en ai souvent oublié l’histoire et les personnages. Il m’a manqué un équilibre entre le fond et la forme et je n’ai pas ressenti de véritable empathie pour les personnages.
Comment allais-je m’en tirer ? Je suis allée au bout mais j’ai lu ce roman comme une copie à corriger, intriguée par certains mots, étonnée par les tournures, en attente d’une surprise langagière et j’ai laissé filer le reste, ce supplément d’âme qui fait d’un récit un coup de cœur. » – Geneviève Munier
Et quelques chroniques publiées sur les blogs des lecteurs :

 

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