Comme neige – Colombe Boncenne

Un livre malicieux, un bel hommage à la littérature et surtout à la relation entre lecteurs et écrivains, entre lecteurs et livres… La plupart des lecteurs sont entrés dans le jeu avec gourmandise, d’autres ont eu un peu plus de mal mais tous s’accordent sur l’originalité et la qualité du texte.

comme-neige

« Réjouissant ! Un moment de lecture très agréable grâce à ce livre en forme de clin d’œil à la littérature et qui se lit comme une enquête. Constantin Caillaud est comptable dans une imprimerie. Il a les pieds sur terre, mais n’en est pas moins un amoureux de littérature, connaisseur et admirateur d’un auteur très peu médiatique, Émilien Petit, dont il croit posséder tous les livres… jusqu’au jour où, par hasard, il découvre chez un soldeur un titre de son auteur favori, dont il n’avait jamais eu connaissance. Joie de dénicher un petit trésor ! Dévoré aussitôt, « Neige noire » lui laisse une impression étrange, mais Constantin apprécie toujours la plume de Petit. C’est peu de temps après que tout bascule : le livre disparaît – égaré ? Mais Constantin n’en trouve aucune trace dans la bibliographie de l’auteur… À croire qu’il n’a jamais existé ! L’aurait-il fantasmé ? Constantin ne tarde pas à sombrer dans une sorte d’obsession, retrouver « Neige noire » et en parler avec Émilien Petit ! Embarqué dans l’enquête, le lecteur s’amuse à suivre la piste de ce livre fantôme, échafaude des hypothèses avec Constantin et se prend à avoir envie de faire un tour en librairie pour vérifier si « Neige noire » existe… Voilà un livre plaisant, malin et réussi, et qui interroge de façon originale sur l’auteur, la fiction, les personnages et le lecteur. »- Amélie Muller.

« J’aime particulièrement les romans qui jouent de l’intertextualité subtile, de la mise en abyme et du jeu avec le lecteur comme « Si par une nuit d’hiver un voyageur » de Calvino, « Blanche ou l’oubli » d’Aragon et tant d’autres qui sont de véritables gourmandises. C’est dire mon attente en commençant le roman de Colombe Boncenne ! Car, en effet, c’est la littérature, le pouvoir de la fiction et les figures mêlées de l’auteur et du lecteur qui sont au coeur de cette intrigue ludique et facétieuse.
Constantin Caillaud, comptable-lecteur et narrateur, découvre au fond d’une librairie de province un livre d’Emilien Petit, son auteur préféré. Un livre au titre oxymorique de « Neige noire »dont il n’avait jamais entendu parler et qu’il s’empresse d’acquérir et de lire, par plaisir mais aussi pour retrouver le fil perdu de sa propre intrigue amoureuse avec Hélène, sa maîtresse. Mais le livre disparaît intégralement lorsque Constantin veut le prêter à Hélène. Personne n’a jamais entendu parler de ce livre qui n’apparaît pas dans la bibliographie de l’auteur, ce dernier niant même l’avoir jamais écrit ! Opiniâtre, Constantin tente de retrouver la piste de ce roman qu’il est finalement seul à avoir lu et se trouve ainsi confronté à toute la sphère littéraire : auteurs, éditeurs, agents, journalistes…
« Comme neige » tend un miroir au lecteur lisant le roman que forcément il réécrit par sa lecture singulière et nous emmène ainsi dans le labyrinthe que créent les œuvres littéraires. L’idée est jubilatoire et stimulante ! Mais le jeu de reflets entre lecteur/auteur/fiction/réel impose, je crois, une fluidité de narration et d’écriture qui fait un peu défaut à ce premier roman qui me laisse sur ma faim avec une impression d’inaboutissement. Dommage ! »-  Merlieux l’enchanteur (Sophie)
« Comme neige de Colombe Boncenne raconte l’histoire de Constantin Caillaud, grand lecteur et surtout fan absolu d’Emilien Petit, un écrivain qu’Hélène, sa maîtresse, lui a fait découvrir. Mais, quelle n’est pas sa surprise lorsque, furetant dans la librairie d’une petite ville nivernaise, il découvre « Neige noire », signé de cet auteur tant admiré. De lui, il croyait tout connaître, était certain d’avoir tout lu. Surprise encore plus incroyable : au moment de le montrer à Hélène, qui n’en a pas davantage entendu parler, nulle trace du roman. Commence alors une recherche effrénée.
Ce récit relève autant de l’intrigue policière – c’est bien une véritable enquête que va mener Constantin pour retrouver ce livre disparu – que de la balade dans les arcanes de la littérature. Très habile, Colombe Boncenne a obtenu la complicité de quelques écrivains, Jean-Philippe Toussaint, Olivier Rolin et Antoine Volodine auxquels notre héros s’adresse dans sa quête du fameux « Neige noire ». Leur présence, leurs réponses apportent une dimension supplémentaire à l’histoire.
On sent chez l’auteur une connaissance minutieuse des milieux littéraires et son écriture n’est pas en reste. Joliment travaillée, malicieuse, bourrée d’humour et trépidante, elle passe sans coup férir d’un rythme à l’autre selon l’humeur de Constantin. Il me semble que Colombe Boncenne a de beaux jours devant elle (La vie devant soi…) en qualité d’écrivain. » – Geneviève Munier
 Et une sélection de chroniques parues sur les blogs des lecteurs :
Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s